Quand la danse envahit la salle : un virus qui vous fait du bien

Samedi à l’Opéra Garnier, le dernier ballet était signé Tino Sehgal. Il ne portait pas de titre. C’était une création. Le début du spectacle a commencé dans la salle avec une utilisation inattendue des lumières sous la coupole, dans les balcons et les baignoires, comme si nous étions installés, confortablement, dans une boîte de nuit. Alternativement, les espaces s’éclairaient, puis passaient dans la pénombre, et cet effet « spot light » a durée plusieurs minutes, dans le silence et l’étonnement. Puis ce fut le jeu des rideaux de scène, ouverture fermeture, tour à tour, ce qui nous permettait de voir les coulisses, l’envers du décor. Enfin, le fond de la scène au départ métallique s’est vu couvert d’un miroir qui nous renvoyait notre propre image, en pleine lumière, dans un décor de rêve.

Puis, la musique électronique a commencé à battre la cadence, sur un rythme bien « dance », et là, ô surprise, nous avons vu des danseurs immergés dans le public, se mettre en transe. À côté de nous, une jolie blonde, les cheveux longs détachés, se remuait des pieds à la tête. Les spectateurs observaient avec joie, ou envie, voire semblaient gênés sauf dans une des baignoires où le public s’est mis aussi à danser.

C’était un virus comme on en voudrait tous les jours, un de ces virus qui vous fait du bien.

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