Antigone n’est pas de sortie (68)

Ce soir je me pose…j’en vois qui sourient, moi aussi !

 

Ce soir je me pose, et me dépose, bercée par l’air du temps qui s’est infiltré par le toit. J’écoute, je regarde, je sens que le nid se remplit d’un vide qui ne l’est pas, je mesure le côté plein du « gone » d’Antigone. Ce n’est pas un polygone, mais la politesse d’une forme imaginaire. Je la mesure à l’aune d’un instrument absent des comptoirs ou de la géométrie. Elle n’est pas très lisible, elle se laisse entrevoir, son dessin n’est pas très net net net. Pour la saisir sur les bords, je lui parle dans un langage qui flirte avec le vertige. Et progressivement, Antigone s’éveille, se déplie, déroule ses bigoudis, et aère ses yeux tout remplis d’embruns. Petit monstre marin parisien, elle enlève sa carapace, d’un coup de zip, puis se plonge sur son tapis de plage, presque nue. Ce qui la protège ce sont ses grains de beauté sur sa peau car ils poussent pour mieux repousser la nuit et le jour. Ses grains communiquent entre eux et lui murmurent des histoires, des idées bizarres. Et quand la connexion est à son zénith, une muse vient lui titiller le museau, et sa souris s’amuse de son jus de cerveau. Avant que la fatigue ne prenne le dessus et que sa tête ne s’embrume, elle prend son manteau, et met son côté « gone »en avant comme une lampe de poche. Un tour de clé, elle part goûter le sirop de la rue, et croise ceux qui sourient, et elle se dit, moi aussi !

PS : ce soir c’est un peu spécial…c’est mon 68ème article, des milliers de visites de France, du UK, de Thaïlande (merci Charles :-))) s’y sont retrouvés. Ce blog, je l’ai créé le 28 août 2016, le jour où nous sommes allés à Rock en Seine avec Ph. Notre pH n’est pas resté neutre cette nuit-là…car il a fallu se désaltérer tellement il faisait lourd, même après minuit. Nous avons retrouvé nos yeux d’enfants, et notre sourire « banane », en écoutant et en regardant Sigur Ros, un groupe islandais qui vous laisse sur place en vous imprimant l’ineffable sur votre mémoire avant qu’elle ne s’efface (cf. mon article sur le sujet).

« La photo en une » de ce 68ème article, qui démultiplie par l’effet de la boîte de Kusama le reflet des diodes et de mon oeil qui frise, c’est un autre fragment de ma mémoire, un détour du côté de la Lorraine avant le 15 août du côté de chez Catherine et qui a donné lieu à plusieurs articles.

A bientôt, pour des nouvelles or et ange, du jus de bitume, des histoires qui tombent du nid et qui se plaisent à zigzaguer entre le ciel et des bouts de l’ailleurs. Soyons fous, laissons passer la lumière, posons-nous, déposons notre carapace.

Spéciale dédicace à Mon Captain qui répond à ma prose par des poèmes en rimes, sans frime, juste en étant lui-même car c’est la meilleure façon d’être…. Vive la Bretagne !

Sleep tight, don’t let the beds bugs bite, je vous embrasse.

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