Déhanché entre Vendomois et Bretagne

Je sors de sa pochette un vinyl en acétate 180g et je pose le diamant de l’aiguille de ma platine sur « Perfidia » de Xavier Cugat, musique mexicaine des années 40-50, présente dans les films noirs avec Bogart et The Look (Bacall) mais aussi dans ceux de Wong Kar Wai, une manière de déhancher le réel de sa vision de la vie, de sortir du micro-sillon.

Avec Alice je glisse de l’autre côté du miroir et je rejoins Marion du Faouët, cheftaine d’une troupe de brigands des grands chemins du côté de Quimper. Comment contenir sa rébellion ? Comment vivre sans union ? Comment être sans chanter sous la pluie et sans avoir l’âme en crue ? Comment vivre sans idéal ?

J’ai lu « Chère brigande » de Michèle Lesbre, lettre à Marion du Faouët, grâce à Marie-Claire, libraire résistante de Vendôme et j’ai eu la chance de rencontrer deux êtres exceptionnels par le truchement d’une troisième. Ma libraire l’auteur et le sujet. Ma trinité est celle-ci, je vous embrasse toutes les trois sans vous connaître tout en sachant que nous sommes sœurs, révoltées silencieuses.

« Je me souviens d’avoir eu envie de repartir sur le champ, d’aller vers l’océan, mon éternel refuge. C’était la saison des grandes vagues d’hiver, des plages désertes balayées par les vents froids, humides et poisseux qui prennent le corps. Il m’avait semblé lire sur le visage de cette femme que nous étions dans la même sidération, le même désir d’être ailleurs. Son retrait me la rendait proche, presque intime… »

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