Un potier (en)chanteur et pas empoté

Grâce à Aude, artiste, et comparse de mes « plus que tribulations » en Inde du sud, et aux côtés de « Gi » (au doux 2ème prénom de Gilberte, son 1er n’étant pas avouable), nous avons rencontré le potier de l’autre rive du fleuve à Putenxxx (nom de ville imprononçable). Pour cela, nous avons marché et pris un bateau de fortune composé de 2 grandes barques, d’amortisseurs formés de pneus et d’un moteur. C’est un bac qui permet de traverser, sans se mouiller, à pied ou sur un 2 roues.

Évadées de notre île retraite, nous avons découvert une église chrétienne kitsch à souhait et surtout nous (enfin, surtout Aude…) avons « fait connaissance » avec un indien qui travaille à Tolède en Espagne et qui conversait avec Aude en espagnol. C’était drôle cette situation. Un beau moustachu, fier comme Artaban qui fut notre guide, au commencement de notre virée. Nous avons traîné nos guêtres chez un commerçant d’ampoules pour dégoter un style « kitsch », avec une madone au-dedans puis avons poussé la Porte d’un marchand de tissus et de tailleurs, tailleurs dans la ville. Là-bas, ou ici, les femmes et les hommes sont beaux, naturellement, de par leur regard appuyé, leur déhanché et leur port de tête. Ils aiment les couleurs et leurs tissus sont un ravissement pour les yeux. Des tailleurs, il y en a partout comme des magasins de tissus, un peu comme les agents immobiliers ou les opticiens chez nous. Mes comparses se sont achetées de beaux tissus. Gi a commandé un ensemble sur mesure pour 300 roupies, la taille et la couture, soit 5€.  Aude ex créatrice de collections et couturière dans de grandes maisons a donné les instructions. Pas sûr que le résultat soir au rdv !

Les êtres humains que nous avons croisés étaient souriants et heureux de parler avec nous. Deux petits vieux nous ont demandé la hauteur de la Tour Eiffel, on a répondu entre 250 et 300m, grâce à la conjugaison de nos 3 cerveaux.

Et puis Aude nous a présenté à son potier chanteur, un moment de communion rare, et de séduction réciproque. Il est super doué, j’ai craqué !

On a aussi fait un détour chez un petit quincailler puis acheté une bouteille d’eau, un petit citron pour nous rafraîchir. Sur le bateau, nous avons croisé des jeunes lycéens avec lesquels nous avons échangé plus que des regards, un moment de légèreté et de complicité.

C’est plus qu’un lieu, le Kerala, c’est un bout de soi (jusque là inconnu ou endormi) qui vous stimule tout autour d’un axe énergisant, vital.

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