Tours et détours (photo et cinémato)graphiques et musicaux

C’est peut-être parce qu’il fait beau que l’envie du beau titille mes pupilles. Mon optique fonctionne plus que fois X, elle se dévergonde, au-delà du nuage de points, sans limite, ni ligne, et les oreilles de mon crâne jusqu’à mes doigts de pieds frétillent. Allons-y allons zon parcourons ces tours et ces détours (photo et cinémato)graphiques et musicaux !

Dès vendredi soir, le voyage ouvrait le we du côté du merveilleux, sis pour commencer au Duc des Lombards, le temps d’un concert de Macha Gharibian, en compagnie de copains, qui m’avaient invités et réservés la surprise. Ce fut l’occasion de découvrir cette jeune pianiste chanteuse de jazz française, qui conjugue voix grave et doigts agiles, accompagnée d’excellents musiciens qui jouaient comme s’ils se connaissaient depuis longtemps (ce qui, en réalité, n’était pas le cas, car le bassiste jouait avec le band pour la 1ère fois mais il était un compagnon de route du batteur, donc la rythmique était rodée). Ses compositions et son programme ont rendu hommage à ses origines arméniennes, d’ailleurs dans la salle j’ai vu des lèvres remuer, murmurer, c’était un sacré truc d’autant que l’endroit est intimiste. Et puis, nous avons terminé la soirée dans un Bar le Golden Promise, rue Tiquetonne, sur les pas aromatiques de whiskies rares. Nous étions 3 donc 3 whiskies nous ont paru un bon moyen de partager des saveurs maltées : un springbank 12 yo de G&M vieilli en fut de Pedro Ximenes, un Caol Ila de 15 yo de Signatory Vintage dans la gamme the Artist et le 3 ans de Chichibu. C’était un moyen, très moult, et sans fracas, de remercier mes copains. Après, nous étions en forme et en dehors du flacon, deux d’entre nous sont repartis en Piaggio et j’ai marché piano, à côté du panier, les genoux désarticulés…

Samedi, déjeuner dans un bar du quartier de l’Odéon avec une copine, puis marche et café merveilleux, un ristretto, un vrai à la caféothèque sur les quais tout près de St Paul. Et de là, errance douce du côté des galeries du Marais et découverte de la galerie de Pierre-Alain Challier, 8 rue Debelleyme, où sont exposés les mobiles de Charles Serruya. Nous avons fait d’autres découvertes notamment celle du jus de carottes au gingembre, miam miam, l’alliance fait son effet.

Et en fin de journée, rdv avec ma fée. Il faisait frais, le soleil déclinait, nous avons fait de belles choses, en commençant par marcher, en rond et nous avons échangé sur la vie, nos vies, avant de dîner dans un endroit tranquille et de voir le dernier Kaurismaki un incontournable film sur notre vie contemporaine, sa beauté et sa violence, sa poésie et ses absurdités, interprété par des acteurs immenses, une musique géniale, et des dialogues rares justes, vrais et drôles aussi.

Aujourd’hui, la matinée fut musicale. Jean Rondeau, au TCE, ainsi que ses compagnons ont interprété une grande partie de son dernier album dédié à la Dynastie Bach, un moment jouissif et l’adjectif est pesé. Anne ne me démentira pas. Puis, déjeuner et partage de nos essentiels.

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s