Et si on faisait un tour à Tours ?

Parfois, on se joue des tours, et une ville symbolise cette figure de style, elle porte le doux nom de « Joué-les-Tours ».

À d’autres moments, on fait fi du figuré, mû par une soif de géographie et de rapport direct aux lieux. L’idée est simple, se laisser porter, suivre les rues en faisant  des tours et des détours, des demi-tours, se perdre, oser les contours et les retours, et l’un des meilleurs endroits avec plus d’un tour dans sa poche s’impose, avec évidence, c’est Tours, qui délivre ses atours multiples, à la fois terrestre et fluviale, trait d’union entre l’Indre et la Loire.

Jean Nouvel y a montré le bout de son museau, en architecte remarqué du « Vinci », Palais des Congrès qui regarde la gare, et qui avait, à l’époque de sa construction, piqué du nez, assurement un problème de maîtrise d’œuvre….

Tours et son opéra, rue de la Scellerie, qui a remplacé un couvent détruit peu après la Révolution, opéra qui a ensuite brûlé au 19eme s. Tours et son musée des Beaux-Arts sis dans le même quartier, tout près de la Cathédrale, à droite de la rue nationale, cette rue rectiligne qui relie la place Jean Jaurès de l’Hôtel de Ville à la Loire. 

Mais n’oublions pas de détourer l’autre côté de la rue nationale, où Balzac a vécu les 7 premières années de sa vie avant de connaître le pensionnat des Oratoriens de Vendôme. Rendez vous sur la place Plumereau, de forme carrée, entourée de maisons à colombage, des cafés nous invitent à nous y déposer. Dans ma mémoire, je retiens « le Vieux Mûrier ». Sa décoration intérieure, du genre foutraque étudié, se compose de fils suspendus habillés de vieilles affichettes tenues par une pince à linge et de tables « Singer » pour ajouter à son caractère suranné. L’expresso est servi dans des verres en pyrex. Je me souviens d’un fond sonore, l’adagio du concerto pour piano qu’ils passaient et repassaient, il y a 26 ans, c’était le 21eme de Mozart, interprété par Geza Anda, un pianiste hongrois, célèbre dans Bartok. 

Et puis je garderai le meilleur pour la fin, les Studios, un cinéma Art et Essai, situé à l’entrée de Tours, quand on arrive de Paris par le boulevard Heurteloup, et qui publiait un petit journal mensuel dont la force d’attraction lui permettait de réunir la fine fleur des tourangelles et tourangeaux. Je n’oublierai pas non plus la rue de Bordeaux, qui part de la gare et qui nous emmène jusqu’à l’avenue de Grammont, elle recèle un trésor, une échoppe où l’on fabrique des brioches fraîches. Aussitôt sorties du fourneau, elles sont vendues aux plus goutmets, puis ils ferment boutique jusqu’à la prochaine fournée. 

Et puis, difficile de ne pas détourer sur la photo souvenir, la fac, boulevard Béranger et ses rues parallèles, rue d’Entraigues et Victor Hugo.

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