La pyramide humide du Louvre

Pour les promeneurs au cerveau inversé, distraits en profondeur, la pyramide de Pei semble flotter, prête à larguer les amarres. Ce n’est pas en felouque que j’y accède mais avec mon petit moteur intérieur. Les jours de canicule, le bassin à débordement appelle, la passante que je suis, à venir tremper ses doigts de pied plats et agiles. Plaf, plouf et le tour est joué, je m’allonge telle une planche, recouverte de kilos de sel de Guérande. Je flotte, semblable à un bar de ligne en croûte de sel. Cette méthode permet de se prémunir contre les UV de mauvais augure pour mes grains de beauté. Parfois, des pêcheurs à la ligne s’imaginent ferrer un gros poisson, sauf que, d’un coup d’un seul, je me lève, et là, ils perdent leurs illusions, effrayés par le côté salé de l’affaire, ils remballent tout et se collent une mouche sur la joue.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Cėcile Gelot dit :

    Monte dans la Pyramide qui largue ses amarres et laisse toi aller au vent sur la grande plage de La Turballe. Bises Cécile 😜 >

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    1. Ah oui, c’est une idée, j’arrive !

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