Journée (ef)fusion sans acquisition 

Chaleur extérieure étouffante, et pourtant, je sors et déambule hors de ma bulle du Gojo Guest House. Mon cœur est en fusion, pas de récupération possible ! Mon réacteur n’a pas été conçu pour, alors, je déborde, je déverse mon trop plein d’énergie en marchant dans d’autres quartiers, sous plus de 40 degrés au soleil et 100% d’humidité et l’ombre m’oblige à longer les murs à un rythme de dromadaire… Je roule ma bosse « Monseigneur »! 

Le midi, à la sortie des entreprises, des femmes proposent des bentos maison stockés dans leur camionnettes aux employés pressés, en cravate et chemise blanche à manches longues. Ailleurs, certains se précipitent dans des restaurants, au frais. 

Pour les plus branchés, j’ai découvert et j’y suis entrée, un café de coworking (appelé MTRL) qui met à disposition aux jeunes entrepreneurs en herbe, différentes ressources et moyens (un lieu, des salles, des ordinateurs, et d’autres outils technologiques ou logiciels d’avant garde, des séminaires thématiques), pour un tarif ad hoc, sans oublier leur très bon café expresso et des sandwichs de type bagels. L’oncle Sam n’est pas loin mais à leur actif notons le lancement d’une brasserie de bière locale il y a deux ans. Malheureusement elle est fermée aujourd’hui, dommage… J’ai échangé avec 3 jeunes qui se lancent dans la conception de signalétique sur bois, grâce à une machine laser sur place. Ils portent des tongues comme les start uppers à l’incubateur de l’école polytechnique de Saclay. La mondialisation a aussi du bon 😋 

Et puis, je suis allée dans des petites impasses où ça sentait le bois juste scié comme chez Victor Gaillard il y a 25 ans à Villetrun. A d’autres endroits, une odeur de soudure est venue titiller mes naseaux de cheval sauvage. Ah ça fait du bien de voir que les métiers d’artisanat résistent encore ici, cohabitent voire se mixent avec les nouvelles tendances et technologies. 

Et comme j’avais envie de retrouver le goût de l’écurie, pas tard, avant que mon cuir ne grille trop ou croustille sous l’effet d’un soleil sur dosé, je me suis transformée en ombre sans ombrelle, et j’ai couru sans déplier mes ailes pour rattraper une femme tout en noir sortie d’un livre ou d’un film d’un autre siècle… Et là définitivement, mon cœur a fondu, irrécupérable et ses yeux de Yakuza m’ont fait peur. Je préfère Mary Poppins !

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Etsitre dit :

    C’est vrai qu’elle fait peur cette veuve noire…. 😉 charles

    J'aime

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