D’Hiroshima à Miyajima : une balade sur l’eau, de la rivière à la mer 

Le bateau est parti à 8h30 depuis un quai, tout près du dôme de Genbaku. Je me suis installée face à une vitre et une voix nous a annoncé 20 min de rivière puis 25 min de mer pour rejoindre l’île de Miyajima. 

Le passage en rivière fut un moment paisible, doux, délectable, sans bruit ni remous, nous naviguions lentement et la vie sur les rives nous semblait à la fois accessible et lointaine. Je me sentais comme un mousse sur une péniche, telle Michel Simon dans l’atlantique de Jean Vigo, libre, détachée, sans le mal de mer. Et, puis j’ai pris des photos des immeubles et de l’arsenal avec l’impression positive de regarder fièrement le monde reconstruit depuis 72 ans. 

Ensuite, le bateau a mis la gomme et là, j’ai craint pour mon cœur, sauf qu’il est resté en place. La mer de Seto n’est pas l’océan et le bateau, qui nous portait, revêtait les qualités d’un albatros discret sans odeur de mazout.

Nous accostons après trois quarts d’heure de navigation et je me frotte à mon 2eme spot touristique après le pavillon d’or de Kyoto, depuis le début de mon escapade. Ce qui fait le renommée de l’île c’est son Torii sur l’eau, pas vraiment au large, plutôt tout près de l’embarcadère. 

Je m’éloigne rapidement de l’avenue principale afin de ralier le campement du soir ! J’y dépose mes affaires pour mieux visiter, découvrir les temples et errer sur les chemins en pleine nature. Des daims se promènent sans être effrayés, l’un s’est approché de moi pendant que je lisais tout près d’un torrent. 

Je viens de m’arrêter dans un salon de thé suspendu entre le Mont Misen et le territoire touristique. La surprise est de taille tant le cheese cake que le gâteau au chocolat ou le café glacé. Le cheese cake se compose d’une mousse pas trop sucrée, consistante, regorgeant de petits cubes de biscuit croquants et de zestes de citron coupés dans le sens de la longueur. Le citron confit était aussi un régal. Le gâteau au chocolat n’est ni un brownie ni autre chose, il est ze gâteau au chocolat comme je les aime, un hymne à la fève et à la pâte de cacao, pas trop sucré, un équilibre des saveurs que les grains de poivre enveloppés d’une coque rouge viennent prolonger. 

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Monsieur R. dit :

    Envie de goûter à ce gâteau ! Cet article est de nouveau une belle page d’un carnet de voyage …

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    1. Si je pouvais je vous en enverrai un bout !

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