D’ouest en est, sur l’île de Shikoku, à bord d’un train du JR* (entre mer et montagne) 

C’est drôle, j’ai le sentiment d’emprunter la micheline entre Vendôme Ville et Paris Austerlitz, sauf que j’ai deux fois plus de places et que le paysage et le pays ont changé de latitude et de longitude. 

Au Japon, les voies ferrées s’étendent sur 24.000 km pour 378.000 km2 de superficie. En France, 30.000 km de voies sont en service, sur plus de 50.000 de capacité, et la superficie est de 644.000 km2, à noter qu’une grande partie est consacrée au fret. Il va sans dire qu’au Japon, encore plus qu’en France, le rail est la voie incontournable pour circuler ou voyager. Ils sont 127 millions d’habitants versus 67 en France. D’ailleurs 7.000 km sont dévolus au shinkansen mis en service depuis 1964 alors que notre TGV l’est depuis 1981, et que le réseau à très grande vitesse sur l’hexagone n’atteint que 2.800 km depuis juillet. Un cocorico tout de même à notre tgv qui détient le record mondial de vitesse avec plus de 574 km/h. Sinon la moyenne des deux trains à grande vitesse japonais et français est équivalente avec 320 km/h. Je ne vous parlerai pas d’écartement de voies… Retour côté fenêtre, plus roots. 

Sur l’île de Shikoku, où j’ai posé les pieds depuis hier midi, tout semble plus calme. Hier, à Matsuyama, j’étais à deux minutes du plus vieux onsen du pays, le dogo onsen, et de manière évidente tout le monde se balade en yukata. D’ailleurs, à la tombée de la nuit, un usager des bains publics a perdu sa ceinture par trop de négligence. J’aurais aimé être là, à ce moment précis, pour voir ce qu’il portait ou pas dessous ! Ne sait pas faire un nœud de yukata qui veut ! Je ne vous montrerai pas le mien ! 

J’ai passé aussi un long moment au onsen en fin d’après midi, hier, et ce matin, et entre temps, je me suis promenée au dogo parc. Un bel endroit, un espace pour les vrais gens, on y vient pour lire, jouer, se reposer, courir ou faire un petit tour avec ou sans chien. Dans un passage, j’ai découvert un restaurant « Gansui » et chaque repas fut un régal. Le riz le midi était grillé en dessous car conservé sur une plaque chauffante. Les fines tranches de dorade fondaient en bouche. Et le soir, j’ai composé le plat en mélangeant un œuf frais avec de la dorade crue et des condiments sans oublier le riz. Ça s’appelle un Tai-maki, en voici l’explication :

Par les fenêtres du train, j’aperçois la campagne, la montagne et la mer. Autre destination, nouvelles rencontres, la pluie perle sur les vitres. Finalement, mon vêtement de pluie va peut-être me servir ! 

PS : JR pour Japan Railways

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Emilie dit :

    Le deluge aux quatre coins du monde !
    C’est quoi un coin du monde ?
    Un point sur une mappemonde
    Un trait sur un atlas
    Un endroit , une place
    Une simple trace
    Un cap, une pointe, un mont
    Une grotte, une prairie sans nom
    Le déluge est-ce le démon ?

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s