Feu follette en goguette

Ola, moshimoshi, je bois du petit lait, c’est l’heure du madison à la boîte à frissons. Je pratique la danse en solitaire calée sur les pas de mes comparses, animée par la mélodie et le texte génial de « ma rencontre » de Bertrand Burgalat qui, dès les premières notes part sur un rythme endiablé. J’ai chaud, au dedans, j’irradie, ma puissance thermique est au top, attention au débit de dose. Allez, j’ose, je me trémousse dans ma robe qui épouse ma peau, je ressemble à un feu, folle, follette en goguette, loin des rives de la Marne. Fait chaud, je sens que mes cheveux poussent, et que la lumière artificielle invite les feuilles d’automne jusque sur la piste de danse. Des femmes en kimono jouent avec leurs baguettes et s’aiment en jetant des grains de riz au-dessus de nos têtes. Je partage leur extase, je danse, et je bois du petit lait de soja. Je n’en puis plus, je sors, je cours, et je m’en vais, bras dessus bras dessous avec des milliers d’images en tête, le merveilleux m’accompagne. J’entre dans un bar et commande un verre de jaja, je deviens bleue comme le verre de la bouteille qui miroite sur ma peau et je rougis à l’intérieur, remuée par le feu d’une danse japonaise qui ne finit pas de me poursuivre corps et âme.

feu interieursolairefauteuilimage4out

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