Avec mon appareil photo, aujourd’hui : à l’est de Londres et à l’ouest aussi ! 

Avec mon appareil photo, nous formons un tout, il est mon troisième œil, il m’aide à mieux voir et à regarder autrement, à oser, à être et à assumer ce que je suis. Il est mon compagnon de route, nous marchons beaucoup ensemble, d’ailleurs il me tient la bride, il m’a à l’œil ! 

Je découvre qu’il m’amène là, où peut-être, je ne serais pas allée. Pendant que des millions de pensées me traversent, tout en buvant le sirop de la rue, il me ramène au réel, à l’Autre, au monde des vivants. 

J’ajuste mon œil, je réalise le cadrage, je respire, je me concentre sur les éléments captés puis c’est le declic. Je regarde sur mon écran le résultat, je me dis « oui, c’est proche de ce que j’ai vu, reste à voir si c’est vraiment ça, plus tard, à tête reposée, sur grand écran. » 

Quand, à mes yeux, c’est réussi, c’est semblable à un moment lumineux, une joie de l’instant qui dure. Le déclic s’est déclenché et se poursuit, il continue de raconter une histoire, d’ailleurs, ça se lit sur les photos, me semble-t-il. 

Je vous prends par la main, regardez et j’allais dire, écoutez avec votre œil, à votre tour… 

La gare de King’s Cross en fin de journée, l’attente devant les panneaux d’affichage et la beauté des formes de l’architecture et des couleurs de la voûte céleste. 

Maintenant, sortez de King’s Cross et rapprochez-vous du clocher de St Pancras toute en briques rouges, en face de King’s Cross en briques jaunes pâle. Il n’est que 17h30 et la nuit bleue rappelle à ses banlieusards que l’heure devient familiale. 

Plus bas, une façade d’un pub entre King’s College et St Pancras, et devant, un passant dans son turbant, imperturbable. Il portait un costume en lin beige et pourtant il faisait frais. Bien qu’il marchait vite, il avait du mal à me suivre… 

Ici, du côté de Brick Lane, un commerçant avec une casquette irlandaise (j’ai la même) et une jeune anglaise qui, après être partie (car il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte), a mangé une pomme qu’elle tenait en main.  

Un lieu improbable, très seventies et portant le doux nom de « second home »,  vers Brick Lane, quartier pakistanais en pleine métamorphose et bobo par endroits. 

Aneth se regardant en train de regarder… Dans les toilettes du « Duck and Waffles » un restaurant branché de la City après y avoir déjeuné avec ma nièce, Laurène. En toile de fond, vous apercevrez la Gherkin (qui signifie petit concombre)  Tower. 

Des inconnus à l’allure sympathique, un poppy à la boutonnière ou en train de faire je ne sais quoi avec leur portable ! 

Le pouce de David Schrigley sur Trafalgar Square pour dire « crotte » au Brexit ! Et cet enfant au bonnet rouge, qui passe devant, nonchalamment, en sirotant son coca ou autre chose, peut-être fabriqué dans l’UE. 

Et cette toile de Matisse, de 1909, représentant la forêt de Fontainebleau, un nouveau prêt fait à la National Gallery. 

L’Art c’est la vie, what’s up doc !  

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