Oser le rose

J’aime les roses, mais pas la couleur rose sauf sur les joues, les fesses ou les genoux. Et les romans à l’eau de rose à petite dose. 

Je fredonne la chanson Rose de Zazie et de Dominique Dalcan, bande originale d’un merveilleux film, un conte vrai et contemporain sur la difficulté de porter l’étoile rose, d’être différent, et de trouver son chemin. 

Et j’enchaîne en récitant des vers de poésie « ce soir le ciel a pleuré rose » et pense à Verlaine et Rimbaud, à leur impossible amour qui a osé défier les principes de vie en société au 19 ème siècle. 

Puis, je convoque le magicien d’oz qui vit en dehors de la couche d’ozone et ose danser la Java, dans ses bras, telle fantomette murmurant « j’oubliais de vous dire l’essentiel, je n’aime plus le bleu du ciel… » 

Après une tasse de soba, je réaffirme mon genre, j’assume le rose, le rose qui ose, et qui concentre de fortes doses de perlimpin.

Enfin, je ferme mon livre d’histoires, happée par l’astre rose, et son clin d’œil d’un étrange orange, qui se balance sur son trapèze au-dessus de mon nid gris souris. Le mélange des couleurs me propulse du côté des peintres fauves, Matisse, Derain, Manguin, Vlaminck… À mon tour de faire des galipettes dans les airs et de brouiller les couleurs. 

Peu importe la couleur pourvu qu’on ait l’ivresse de la palette … 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s