Aïe, c’est l’heure, l’heure de l’ailleurs…

A près de minuit, je me prépare à partir vers l’ailleurs, tout en restant là. Je me dis c’est l’heure, l’heure d’éteindre, de laisser place au sommeil, de me déposer, en entier, pour mieux voyager sans GPS, car la destination n’est pas le but. Le voyage, accompagné de mon sac à dos, c’est aussi le même ailleurs, un prétexte, pour ne pas suivre un chemin net, tout tracé. Le flou devient mon mode de vision, comme sur la photo d’en-tête de l’article. Je ne vois net qu’une fois mon nez posé sur le motif. La précision à distance, trop lisible, ne m’apporte rien. Je choisis de naviguer vers l’ailleurs, et de perdre mon regard dans celui de l’étrange étranger, cet inconnu. J’y décèle et y reconnais l’existence des choses et des êtres, mais je ne sais pas les lire. Si j’utilise des lunettes de vue, elles ne seront qu’apparence car elles ne m’aideront pas à voir, même si elles serviront à m’en donner l’illusion.

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