J’ai pris un bain de forêt avec le noyer de notre maison

Dans le jardin villetrunois de mes parents, un noyer s’est posé et s’impose, avec majesté, depuis 1910. Il se tient sur ses racines invisibles et profondes, et son tronc le conduit haut dans le ciel, tiré par sept branches. Papa l’a équipé de deux protections de couleur verte là où deux branches ont cédé. Grâce à la main d’un homme amoureux de la nature, notre noyer ne devrait pas pourrir par infiltration d’eau dans son écorce. Vêtu d’un imperméable, il est aussi notre rayon de soleil.

Sur les conseils avisés de mon Captain, je l’ai entouré de mes petits bras musclés. Son tronc est trop large, et mes membres supérieurs trop courts pour que je puisse l’enlacer entièrement. J’ai écouté le battement de ses veines, et palpé ce sentiment de vie qui nous réunissait. Et, alors que les nuages formaient une ronde au-dessus de nos têtes, j’ai pris racine autour de mon noyer, oubliant le temps, cheminant vers l’essentiel…

Chérir un arbre et se laisser chérir par lui, voilà une drôle d’idée pour certains d’entre nous. D’origine japonaise, ce bain de forêt « shinrin yoku » est une manière de se rappeler que l’homme a besoin de dame nature, et qu’en soignant nos arbres, jeunes ou centenaires, ils nous soignent à notre tour.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s