L’image riz : un drôle de monde imaginaire

En route vers l’Asie, majeure plus que mineure, je monte sur un dromadaire aux yeux rieurs qui crache comme un lama. La caravane se forme, les bédouins sont concentrés, le nez en pointe droite, la tête en avant, en direction de l’horizon, à l’Est toute ! L’idée de ce voyage est simple, faire un petit tour de l’autre côté du monde et de soi, aérer ses aisselles, suer comme une gazelle. Rasée de près, les cheveux allégés de leurs extrémités fourchues, je sillonne, sur un bout de la planète. Mes compagnons de coeur seront là sans l’être physiquement mais l’essentiel n’est pas dans ce qui se voit mais dans ce qui transpire au-delà des apparences.

Cahin-caha, mon dromadaire hennit et joue à rira bien qui rira le dernier. Ses dents de vegan me donnent envie de brouter. Concentrée sur le dos de mon animal de compagnie, j’entends la mélodie de Ravel de Sheherazade « Asie Asie ». Le chant est lascif et notre marche aussi. Et puis, dans mon for intérieur, la mélodie de Borodine  » dans les Steppes de l’Asie mineure », jouée par le hautbois, vient s’installer. Je me sens portée, ça y est, je vole vers l’Orient, ses odeurs, ses formes, ses coutumes, sa culture, son histoire et ses Hommes.

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