De Pudong à Nanjing Road

Mercredi, il refait beau, pas trop chaud, l’air marin souffle entre mes orteils. J’ai pris le métro direction le business center de Pudong à l’Est de Huangpu. Les buildings sont multiples d’eux-mêmes, impossible de les dénombrer. Ils sont d’autant plus hauts qu’il faut amortir leurs fondations, car forer dans d’anciens marécages oblige à creuser en profondeur et donc de sortir les yuans ! Ici, le calcul du ROI est maîtrisé depuis l’ère du boulier…Toutefois, je me permets de souligner que l’architecte qui a imaginé cette cité contemporaine et futuriste de Pudong est français, Jean-Marie Charpentier pour ne pas le nommer. Dans ce dédale de monstres géants en verre, abritant des entreprises, des hôtels, des magasins de luxe et des centres commerciaux, j’ai été attirée par la tour appelée la perle de l’Orient, qui se compose de plusieurs boules et héberge les locaux de la tv shanghaienne. La perle de l’Orient c’était l’une des facettes de Shanghai à l’époque des colonies occidentales avec la putain de l’Orient. Ce qui manque à Pudong, c’est l’humour, l’autodérision et les aspérités de notre humanité complexe et pleine de contrastes ! Pas de guérites avec de la bonne cuisine, non plus ! J’y suis allée pour le design, voir, photographier et bizarrement mes yeux ont été attirés par le bulding immense en forme de décapsuleur… Pour boire un café, je me suis repliée sur un Starbucks, où l’Anglais n’était pas leur tasse de thé…. Et j’ai été témoin d’un rdv d’affaire entre business men et woman. J’ai pris des photos, ça parlait avec détermination, agendas et smartphones open. Reposée après 10 min de pause, je suis repartie, direction le sud ouest, les vieux quartiers, là où je me murmure « est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

Pas trop loin de Nanjing Road, j’ai découvert une gargotte enfoncée dans une impasse. L’œil aux aguets, j’ai suivi mon instinct. Je me suis servie en riz et une femme me montrait une multitude de plats composés de choux de tofu de porc laqué…Je me suis régalée, le patron parlait fort, et les femmes étaient douces. Tous m’ont semblé adorables et contents de m’accueillir. Accompagnée de cols bleus et de cols blancs, nous déjeunions avec concentration, et un plaisir certain, visible à l’œil nu, les uns en face des autres, dehors, installés sur des tables de fortune. Une fois de plus c’était très bon et ça a coûté 16 yuans.

Sur le chemin, des toilettes publiques, fort nombreux et toujours propres. J’ai choisi un modèle qui permet de ne pas trop baisser le popotin, agile oui mais avec mon bardas c’est pas toujours pratique. Et pensant appuyer sur la chasse d’eau, j’ai mis toute mon énergie sur la sonnette de secours. Heureusement j’ai fait vite et je n’ai croisé personne pour m’aider à remonter mon pantalon…

A cet instant, j’ose LA pause comme la batterie de mon appareil photo, je reprends mon souffle, et ça fait un sacré bien.

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