Concert rare à la cité de la musique, hier, un hommage jouissif aux musiques Yiddish, jazz et à Bernstein

Moment fabuleux de communion que ce concert d’hier soir « du Shetl à New York ». L’octet Sirba m’a donné envie de danser, de chanter, de rire et de pleurer ! En réalité, nous avons tapé des mains, souri, fredonné et relâché tout ! Isabelle Georges chantait accompagnée des huit musiciens. Parfois, les musiciens jouaient seuls, à d’autres moment la chanteuse racontait des histoires Yiddish. Par exemple, « chanter en Yiddish, ce serait comme chanter en Allemand avec de l’humour en plus. » Ou bien « pour oublier que l’on souffre, un conseil, porter des chaussures trop petites. » Encore « on n’aime pas quand les choses se terminent car on se dit c’est la fin, sauf qu’on peut aussi se dire que ça s’est passé. » Enfin, un fils dont la mère est juive redoute le moment où il va lui présenter la femme de sa vie. Il se dit, je vais inviter à dîner trois amies, ma fiancée et maman, sans dire laquelle c’est et je verrai ce que maman me dira après le repas. Tout se passe bien selon le fils, arrive la fin du dîner et celui-ci demande à sa mère. « Alors maman, comment trouves-tu ces filles et a-t-on avis quelle est ma fiancée » ? La mère répond « ça doit être la brune ». Le fils ravi lui dit « c’est juste, comment as-tu fait pour le deviner » ? La mère « je ne sais pas, je ne l’aime pas ! ».

Outre la clarinette, le violon, le piano, la contrebasse, l’alto, le violoncelle, un autre instrument aux consonances klezmer et tzigane, le cymbalum, nous entraînait dans les ritournelles faussement gaies et fondamentalement nostalgiques de l’Est de l’Europe.

Et, puis, la chanteuse a chanté des standards de jazz tous de la main de juifs ashkénazes, tels que George et Ira Gershwin, Irving Berlin ou Arold Harlen. Les morceaux magnifiques « the man I love », « my funny Valentine » ou « under the rainbow » m’ont donné la chair de poule, et les musiques instrumentales encore davantage. Dans la salle, beaucoup de fils de migrants comme Bernstein, né il y a 100 ans, juif ukrainien par ses parents. A 26 ans, il fut nommé chef d’orchestre du Philharmonique de NY, en remplacement de Bruno Walter. Il fut un grand chef mais aussi un pédagogue hors pair, un passeur de toutes les musiques et un immense compositeur intégrateur de toutes ces influences. Des airs chantés de West Side Story (someting’s coming) nous ont rappelé sa présence et l’actualité de sa musique racontant les luttes entre les gangs de NY.

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