Photos de lumière et de nuit

Regarder et voir ne vont pas toujours de paire ni de soi. L’appareil photo sous la main, je tisse des fils entre la vie, les êtres et les choses.

Un souffle soulève l’oreillette de mon ventricule, je respire puis je me concentre sur les images du monde, ce tout qui m’entoure et m’anime, ce tout qui me rapproche de l’Autre et de moi-même.

J’ouvre mon œil, ma pupille s’éveille et je reçois la lumière et son ombre. Je lis la surface des paysages et l’intériorité des visages. Je navigue par le regard.

Sur le pont, j’appuie sur le déclencheur sans savoir comment la lumière se projètera au fond de la caverne de la chambre noire. Le cadrage fixe mon attention. La vague de la traversée ne provoque pas de mal de mer.

La photo est un véhicule et aussi une ancre. Elle grave la légèreté et convoque la gravité sans forcer le trait. Elle dit, elle murmure, elle se conjugue à tous les temps, elle est un véhicule de l’existence de l’ici et de l’ailleurs. La photo dit avec ses mots. Parfois, elle se tait, à d’autres moments elle semble trop bavarde…

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