Les rimes s’arriment à la frime

A Kyoto, je tartine ma peau d’huile de riz, assise en tailleur sur un tatami. La chouette hulule, je bois un pinot gris et me sens flotter comme un rhizotome dans son officine, empreinte d’auto-dérision et de nostalgie.

Jour et nuit, inlassablement, je recherche le biotope de l’essentiel, l’origine du lien avec la chlorophylle. Aneth ou herbe, j’antigonise et j’ouvre l’œil qui ironise.

Pas besoin de peser dans la réalité pour exister. D’humeur et de constitution légères, je grimpe aux arbres pour causer avec les écureuils et les alouettes. Pendant ce temps, les grenouilles me tirent les oreilles … et rivalisent de bavardage avec leur immense bouche !

Esquissant des histoires avec des mots, je crée pour faire écho à rien d’autre qu’au monde, à ce qu’il est davantage qu’à ce qu’il paraît être.

J’ausculte les poncifs et les représentations de la complexité de notre civilisation en pleine mutation. J’essaie d’en comprendre les ressorts, rien qu’avec les yeux, et les oreilles. Attention à l’ouverture de la boîte de Pandore. L’Histoire ne se répète pas à qui sait d’où il vient et où il va !

Au fond d’une cavité, j’aperçois un récif serti d’anémones, aux allures de sirènes. Je leur marmonne un chant polyphonique, un hymne de marin. En réponse, elles m’embrassent. Surprise par leurs baisers enveloppants, je bois la tasse et esquisse une brasse coulée.

Pour me désaltérer, je repère une bière qui n’amasse pas mousse. L’orge maltée fermente, les levures indigènes se déchaînent.

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