L’oiseau veille, toc toc, tic tic

La perspective enivre, l’Homme vit de la représentation. La palpation du temps lui échappe, il le sait, il l’explore, quand, saisi par l’instant, un bout de son cerveau prend la tangente, et rejoint un autre bout de l’espace temporel, suit une ligne puis s’égare vers des points imaginaires. Cet Homme-là est créatif, il ouvre les fenêtres quand il pleut pour mieux se rapprocher du soleil. Chercher le réel c’est déplacer les choses pour mieux se souvenir de ce qui sera. A moins que ce soit se déplacer soi, pour mieux sentir le temps filer.

L’oiseau veille, la nuit l’appelle vers un pays lointain, il s’envole et part d’un trait. Une vraie flèche, il y va, sans tambour ni trompette, il n’a d’autre but que de suivre sa ligne, son horizon avant que la nuit tombe. Tic tic toc toc l’horloge marque 10 coups, l’oiseau n’entend pas, il poursuit sa route et traverse l’espace.

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