La bête et la belle

C’est étrange, je ne sais plus si j’habite ici ou ailleurs, si je suis citoyenne du monde ou des mondes, si le voyage est permanent ou intermittent, si je suis sereine ou folle, mais ce que je sais c’est que rien n’est plus vrai que le bêêê de la chèvre quand elle sort retrouver sa belle. C’est l’heure, la semaine de travail a tiré son rideau, j’ai envie d’hurler « à la vie à la mort », d’aérer mes sabots et de me couvrir de ma peau de bête. Bientôt, je prendrai le chemin de la montagne, je m’agite. La fureur de Paris, et de son périphérique, occupe le vide des espaces non construits. Un immeuble laisse entrevoir la flamme d’un feu follet, qui danse sur place, le rythme épouse l’air et celui de son sang. Je ferme les yeux, je vis, et je te vois, je respire et je te bois, j’apprends à marcher à quatre pattes, et j’avance en crabe, la liberté agrandit l’envergure de notre vol, je plane les yeux marrons dans ta couleur bleue azurée gris souris.

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