Tokyoïte (ou Tokyo coït) d’une gourmet pas solitaire : l’aventure (suite)

Ce soir, j’ai dîné en 10-15 min chrono, dans mon quartier à Akasaka, chez « Kisurin », c’était épique et très très bon. Ils ne servent que 8 couverts au bar qui entoure la cuisine animée et justement répartie entre 3 cuisiniers, peut-être 3 générations de pères en fils. J’y étais pour 18h40 et nous étions 4. L’idée était d’éviter de faire la queue pendant 3/4 heure. Pendant mon repas soit un plat, j’ai vu défiler 8 personnes entre les départs et les arrivées. Ici, on paie avant de s’asseoir, grâce à une cash machine à droite de la porte d’entrée qui avale les billets et rend la monnaie, c’est mieux ! Soupe avec ou sans porc, little ou very spicy, bière ou pas, tel est le menu, un plat unique.

La soupe était énorme environ un litre, composée de pâtes très fines, al dente, de porc légèrement pané et croustillant revenu à la poêle sous nos yeux, puis tranché finement, de crevettes minuscules et craquantes, de germes de soja cru, de viande hachée en guise de top et enfin d’épices relevés avec un fond de saveur de cacahuètes. Ce fut le moment gustatif le plus fou et exquis depuis le début du voyage. A peine assis les clients en costard se mettent une grande bavette en plastique jetable, fournie avec la serviette rafraîchissante. Au début, j’ai résisté mais ensuite je me suis dit, arrête de frimer, je n’ai pas le choix, j’en mets un peu partout, ma manipulation des chopsticks sur les pâtes fines ne relève pas encore de la haute maîtrise… En 10-15 min les baguettes ça valse grave et le bouillon avec. Et surtout, au début le bouillon brûle les lèvres, alors pour ne pas être ridicule j’en ai mis un coup pour rattraper mes voisins ! Je me disais tous ces mecs ils sont mariés ou pas ? Pas de causerie, on ne rigole pas, on mange efficace, concentré sur le motif un point c’est tout. Même pas une bière, rien. Les clients partent sans discours et bien sûr j’ai bredouillé un truc, mon « Tokyo coït » habituel, franchement ces cuisiniers étaient excellents et cools. En terme de process, le vieux faisait cuire les pâtes, le quadra s’occupait de la préparation, du bouillon et le jeune de la viande, de l’accueil et du ménage après les projections des gourmets peu regardant sur la manière de goûter ! Cerise sur le gâteau nos 3 chefs disent en cœur, à l’arrivée et au départ, de chaque gourmet plus ou moins solitaire « arrigato gozaimasu » trop trop forts ce soir. « Ô Kisurin » sonnez les matines, même si c’est le soir et que leur cuisine me rend « dingue » deng dong !

De là, j’ai commencé à vider mon trop plein de sensualité en traînant sur le boulevard et en observant les fumeurs parqués à l’extérieur de murets en verre.

Puis, j’ai choisi de faire un tour dans un lieu de perdition pour la CB « Bic Camera » le low cost de l’électronique à Tokyo, il se dresse à côté de mes hôtels. Y a tout ou presque. En fait, j’avais un sentiment de débordement, c’était déjà une journée de malade sur d’autres sujets…

Retour dans mon nouvel hôtel situé à 10 min à pied du premier. Je conseille les deux. Le Risveglio et le Felice. Propres tout neufs compacts et calmes. Service au top. Prix pourtant allant du simple au double because we versus semaine et taille de l’hôtel.

Les photos de vases ci-dessous proviennent d’une façade d’un restaurant du quartier.

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