Paris : the bad and the beautiful

En marchant de St Germain-des-Près au lion de Belfort place Denfert Rochereau, hier en fin d’après-midi, j’ai repensé à ce grand film de Vincente Minelli « the bad and the beautiful » qui dépeint le milieu du cinéma des années 50,  l’envers du décor de l’usine à rêve d’Hollywood, et en son sein, le jeu bien réel des salauds et de leur emprise sur les plus purs.

Sans chauvinisme aucun, Paris est aux yeux de beaucoup la plus belle ville du monde mais elle ne fait plus rêver. Sans espoir et sans désir, la beauté est reléguée en arrière plan jusqu’à être prise en otage par un mal être qui ronge notre société et qui gronde de plus en plus fort. Paris, lieu de cristallisation de la haine et des passions humaines, théâtre des tensions sociales, Paris fin d’une « belle » époque. Et, comme Léo, en mon for intérieur, je chante « Paris je ne t’aime plus ». Pourtant j’y suis j’y vis autant de raisons pour ne pas rester spectatrice de cette déroute qui n’est pas que celle de la LRM, elle est un échec du monde, et de nos modes de vie, de notre « modèle » de société.

Avec mon portable dans le 6ème arrondissement hier, en fin d’après-midi, j’ai vu cet autre Paris, théâtre vivant de la révolte. Les kiosques à journaux avaient reçu des projectiles sur leurs vitrines toutes zébrées et en mille morceaux. Les façades des banques et de la mutuelle étudiante avaient été enduites de peinture et les portes des sas arrachées. Quel rapport avec un engagement citoyen pour vivre autrement, face au changement climatique ? Marre d’être gentils, le moment est venu d’être méchants pour se faire entendre !

Je comprends une partie de leurs revendications, un droit à une vie décente lorsque l’on travaille, pour autant ça ne doit pas s’accompagner d’une violence systématique qui empêche Paris de vivre. Car l’important n’est pas de construire un monde nouveau mais de veiller à ne pas le détruire, à le préserver et à le respecter, en gardant la mémoire de son histoire et de son patrimoine. Pour avancer il faut savoir d’où l’on vient et proposer un chemin pour demain. L’argent est un moyen nécessaire pour survivre mais pas l’essentiel. Il ne donne pas la direction et encore moins le sens.

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