Sous les couettes, la tempête (Beethoven, Camus, Lehman…)

Un dimanche Gris rime avec canapé, lecture et musique.

France Mu, un bon roman et la tempête remuent mon canapé. J’ai les couettes qui sortent de la couette, et je me délecte.

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Je regarde aussi des documentaires :

  • « la fureur de peindre » sur Hans Hartung de Romain Goupil sur Arte mérite le détour. C’ est un moment rare car il saisit l’essence du geste de ce peintre abstrait à l’honneur au musée d’Art Moderne – belle expo surtout le début de son œuvre à la craie ou à l’aquarelle. Dans ce film chronologique, on voit le peintre en pleine action de peindre à Minorque et à Antibes. La peinture ou un geste de fureur pour résister à la mort et vivre Vivre VIVRE.

  •  celui sur LCP (La Chaîne Parlementaire) consacré à Albert Camus mort il y a 60 ans. Ce film trace de manière chronologique l’itinéraire depuis ses origines de l’homme révolté né en Algérie d’une mère espagnole qui ne savait pas lire, et d’un père alsacien, ouvrier dans les fermes, mort sur le front de la Marne la 1ère année de la Grande Guerre.  La littérature a été une révélation grâce à son instituteur qui a vu en lui un Homme d’exception. Il lui a dédié son prix Nobel en 1957. Il y est question aussi de sa relation d’amitié qui a dégénéré en brouille définitive avec Sartre suite à la publication de son livre « l’homme révolté ». La sincérité, ou l’art de la nuance, de la singularité, de la pensée libre, non conformiste ! Et Si Camus était là que dirait-il des gilets jaunes et de la révolte sociale lui qui a eu honte d’avoir eu honte de ses origines au début de sa scolarité et qui ensuite en était fier, et forcément différent des intellectuels parisiens.

« Trois jours après la mort de son meilleur ennemi, décédé accidentellement le 4 janvier 1960, Sartre écrivait dans France Observateur : « Nous étions brouillés lui et moi : une brouille, ce n’est rien – dut-on ne jamais se revoir – tout juste une autre manière de vivre ensemble et sans se perdre de vue dans le petit monde étroit qui nous est donné. Cela ne m’empêchait pas de penser à lui, de sentir son regard sur la page du livre, sur le journal qu’il lisait et de me dire : « Qu’en dit-il ? Qu’en dit-il EN CE MOMENT ? »

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