L’ombre, la Sorgue et moi

Avec moins de tifs, telle Venus débarrassée de sa fourrure, je suis descendue de l’Olympe, légère, quasi nue, pour me frotter à la canicule. Tout en marchant le long de la Sorgue, mes pensées flottaient, regroupées, semblant rejoindre des bancs de petits poissons puis se sont arrêtées net sur un ombre propulsé par l’onde. Étonné par mon rougeoiement dû à un excès d’UV il m’a pris par la nageoire et plouf, le plongeon fut fatal. Je lui ai donné un de mes tifs, il ne semblait pas craintif ni rétif, ainsi notre destin fut scellé à compter de ce jour, à l’Isle-sur-la Sorgue entre mon ombre et moi. Si je n’étais pas passée chez le coiffeur, mes mots intérieurs seraient restés enfermés dans mon cuir chevelu, confinés au pays de la kératine et n’auraient pas rencontré cet ombre sympaquatique !

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