Pom d’Happy

C’est l’histoire d’une pomme normande, mi-frog mi-rosbeef, plus « in » qu’exit, un fruit monde paumé, né à la campagne, au coeur des vergers, rêvant d’une vie compotée à la capitale. A peine sortie de la manche de Miss P, the Jam Gardener, la voilà dans la poche d’Aneth ciboulette, prête à bondir comme une balle sur le bitume. Pom pense à l’écriture de ce court poème, à sa variété rare, qui rappelle le goût acidulé des choses et des êtres. Sans dépit Pom Q the Queen is d’Happy !

UNESCO diplo

Des œuvres de Miro, Picasso, Karel Appel, Giacometti, un lieu de méditation designé sur des dalles contaminées d’Hiroshima par Tadao Ando, Calder, Henry Moore, Chillada, et le squelette de Lucy,… l’histoire de Art et de l’humanité est là réunie au siège de l’Unesco, entre dons et commandes, au-delà des frontières. Merci les journées du patrimoine …et de nuit c’est grandiose.

Autre très belle exposition parisienne du week-end : le parcours des mondes

Le temps de quelques jours, des galeries d’Art situées rue de Seine, rue Visconti et rue des Beaux-Arts ouvrent leurs portes et dévoilent leurs masques, leurs bouddhas ou encore des vestiges de monuments, autant de formes et d’expressions étonnement multiples et bien conservées des arts primitifs d’Afrique, d’Océanie ou d’Amérique du Sud. Il suffit d’un sourire pour engager la conversation avec un vendeur ou une vendeuse, tous adorables, enclins à partager leurs savoirs autour d’un masque theotihuacan, en simple pierre, ayant perdu ses ornements précieux, dont le mystère reste entier, ou sur un masque funéraire de Nouvelle Calédonie, en bois peint noir corbeau, arborant un nez crochu et des yeux exorbités défait de ses cheveux des pleureurs qui l’avaient conçu, ou encore sans lien avec ces époques lointaines cette photographie colorisée datant de la fin 19eme, mettant en scène une japonaise fumeuse d’opium, allongée et en extase, cherchant à donner aux occidentaux une vision « exotique » de la vie orientale. Enfin, nous avons terminé notre balade par la galerie d’art craft japonais « Mingei », rue Visconti. Et franchement, quel pied que ce pied sculpté dans le bois par un artisan japonais contemporain. Pour conclure, je cite Walter Graupius, l’un des membres fondateurs du mouvement Bauhaus Il n’existe aucune différence, quant à l’essence, entre l’artiste et l’artisan. L’artiste n’est qu’un artisan inspiré.

Maitreya en schiste du 2 – 3eme siècle dans la province du Gandhara

Comment avoir les genoux sous les aisselles ?

Monter et descendre rien que 46 étages des paysages de Gênes en Ligurie, sans user des ascenseurs verticaux ou des funiculaires, ça se fait naturellement, sur une journée et ça vaut le coup d’oeil car la beauté se hisse tout en haut dans les vues panoramiques mais aussi au hasard des ruelles. Avec du souffle c’est mieux, de bons genoux et un bon compagnon de route 🙂

Les jardins d’Eyrignac

Un paradis qui remonte à 500 ans, 200 ha dont 50 000 M2 d’arbres ou d’arbustes sculptés autour d’un manoir (qui ne se visite pas) détenu par la même famille depuis l’origine et qui a hébergé l’auteur à qui l’on doit « fier comme Artaban ». Ça vaut le détour, toujours du côté de Sarlat, pas très loin des Eyzies.

Doisneau, un amoureux de la Dordogne qui le lui rend bien

La gare de Carlux (tout près de Sarlat) a été transformée il y a 3 ans en musée Doisneau centré sur ses reportages sur la région et lieu d’exposition de jeunes photographes contemporains. Avant la 2eme guerre mondiale, Doisneau s’est rendu plusieurs fois en Dordogne où il a campé et fait du canoë avec Pierrette et des amis, et pris des clichés de ses habitants et des activités traditionnelles. Et puis, il a été appelé et plus tard, il y est revenu régulièrement car il affectionnait les paysages et il a contribué au Point magazine littéraire créé à Souillac par Pierre Betz qui allait devenir son ami et qui lui a permis d’illustrer des reportages sur Picasso, Léautaud, Laurens…