La photo au milieu des arbres

Patrick Demarchelier capte Dior depuis plus de 40 ans et le Victoria et Albert Museum lui rend hommage. C’est l’été le moment de s’accrocher à son pinceau et de retirer l’échelle …Peindre ou photographier le ciel et rien d’autre !

Une expo explosive

Si vous devez ou pouvez n’en faire qu’une (expo) sur Paris, rendez-vous au musée Maillol rue de Grenelle. Actuellement, le thème est consacré à un collectionneur d’origine Allemande Emil Bührle. Il a vécu l’essentiel de sa vie en Suisse. Riche industriel au passé sombre mais éclairé car il a rendu les peintures spoliées à des…

Acidulée matinée

1er we de juillet (ou plutôt le dernier de juin) c’est dimanche, le jour du repos du guerrier qui a remis les armes, le juste moment de ne pas contourner une échoppe en allant au musée, un petit coin retiré où boire un café. Ce matin, le cru proposé provient tout droit du Brésil, un…

Aujourd’hui je me sens comme Iphigénie…

Iphigénie, fille d’Agamemnon et de Clytemnestre, sœur d’Electre et d’Oreste, a eu cette « chance » de naître dans une famille de dingues celle des Atrides. Elle aurait dû être sacrifiée par son père pour calmer les foudres d’Artemis mais que nenni, Artémis l’a sauvée la remplaçant par une biche et l’a au contraire honorée en la…

Dîner « chez Franquette » sous une pelleteuse

Les nuits de canicule, à Paris, rien de mieux que d’aller en terrasse et de boire une binouze entr’amis. Ce soir, du côté de la Place de Clichy, après la bière de transition à « l’Entracte », nous sommes allés dîner chez Philippe ou plutôt « chez Franquette ». Bruno était convenu de réserver des tables en terrasse auprès…

L’affaire Koumiko en version restaurée

Si vous aimez le Japon, Si vous êtes curieux, Si l’œil et la voix de Chris Marker vous parlent, Regardez « l’affaire Koumiko » le moyen métrage de Chris Marker filmé, en 1964, à Tokyo, année des JO. Ce documentaire succède à « la Jetée » un film mythique composé d’une succession de photos en N&B et d’un seul…

Sieste

L’heure de la sieste passée, j’irais bien me laisser bercer par la brise du printemps finissant. Mes grandes oreilles se gonfleraient et j’ôterais mes défenses. Grands et petits éléphants se retrouveraient. Poulenc jouerait l’histoire de Babar, et je finirai par rejoindre en songe des compagnons de jeux et de hasard, Balthazar et nos amis.

Au nom de l’engagement : deux histoires de partage !

Le vendredi après-midi, dans le 8ème arrondissement de Paris, les couples qui se disent « oui » pour la vie, se succèdent à la mairie, rue de Lisbonne. Hier, par chance, il faisait beau et la salle des mariages de style Napoléon III était comble et nous aussi nous étions comblés. Le temps avait choisi de suspendre…

« Close to you »

Quand la pluie arrose le jardin, c’est plutôt pas mal de rester au-dedans et de voyager par la lecture. Sans trop remuer ma carcasse, je repose mes élastiques et mes articulations. J’écoute les Carpenters en apprenant à voir de l’intérieur. Les roses Pierre de Ronsard ont résisté à la tempête Miguel. Entre le pile et…

Xavier Cugat dans le tram

Chaussettes « oranges » ça change ! Je revêts ainsi à défaut de rêver les couleurs Corporate de la grande maison qui me nourrit et brille de sa lumière. Enfin, ne parlons pas boulot de si bon matin, d’autant que la GM va bientôt être coupée en 2. J’éviterai de perdre la face, je courberai le dos….

Piazza Verdi ze place to be

Les jeunes se rassemblent sur la place Verdi le soir. Ils s’y assoient en tailleur par petits cercles. La ville assurément universitaire est tournée vers la connaissance et le savoir et leurs domaines d’application notamment la médecine. Leopardi, Respighi, Morandi, …apparaissent aux coins des rues, autant de créateurs inspirants qui n’ont pas fini d’imprégner notre…

Bologne avant le tourisme de masse

C’est peut-être une des dernières années où nous pouvons découvrir Bologne avant que le tourisme de masse ne défigure la ville. En discutant avec l’une des propriétaires du B&B ce matin, le tourisme débridé fait peur aux habitants, ne plus pouvoir vivre comme avant sans faire la queue partout, que les produits se standardisent et…

Le repos du guerrier

Repos du guerrier à Bologne en Émilie-Romagne, au nord de l’Italie, entre la Vénitie et la Toscane, du côté de Ferrare, ou de Modène, Mantoue, pas loin de la maison. Mardi, avec ma fée nous sommes allées écouter le 1er opéra de l’histoire, au TCE, « l’Orfeo » de Monteverdi, créé en 1607. Ce dernier officiait à…

3.14 la clé du monde

D’aucuns racontent, certains scientifiques formant un cercle confidentiel, que la réponse aux questions du monde, reposerait sur une lettre de l’alphabet grecque « Pi » dont la valeur approchée flirte avec 3.14, mais encore racine de 10 voire 22 septièmes. Conjuguons « Pi » ! Je m’émerveille devant les « pivoines ». T’as envie de lait, Google « pis » de vache qui…

Faut-il encore croire aux contes ?

Dans la forêt forêt, vivait un Chaperon Rouge, et un loup qui lui répétait inlassablement, « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir », « je ne vois que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie » lui répondait avec conviction le petit Chaperon Rouge. « La situation mérite atten-ssi-ion » intervient ma fée pas cabossée, tout droit sortie…

Ze French accent : the sexiest in the world…

Au petit déjeuner, une serveuse blonde platine, apparemment asiatique, prend « mes datas » ! Je lui demande en retour si elle est d’origine japonaise et badaboum elle me répond qu’elle est mongolienne enfin c’est plutôt moi qui le suis ! Et bien en deux secondes elle ajoute « et vous française » ! Too easy du fait de…

Voyage et compagnie

Dans mon nid, j’ai invité une ménagerie. Enfin, ça pourrait s’apparenter à « un ménage » à 11 êtres vivants. Une équipe de foot hors catégorie… Je vous les présente. Le maneki neko littéralement le « chat qui invite » est un symbole japonais porte bonheur qui lève soit le bras gauche pour attirer le client soit le bras…

Le dessin pour voyager au dedans et ailleurs

Dans mon nid, j’ai réservé un petit endroit pour dessiner, sortir ma plume ou mes pastels de leurs boîtes. La table est ronde comme la planète, un plateau en verre qui tourne sur lui-même, aussi fragile que notre terre. Les trois pieds en acier galvanisé la stabilise. Un fauteuil à bascule, modèle rase motte me…

D’une rive à l’autre du Bô Danube bleu…

Château et Parlement se font face, de Buda à Pest, je traverse le Bô Danube bleu, loin de toute agitation politique. Une pancarte nous rappelle l’automne 1956, l’insurrection populaire contre le régime communiste. La grande Synagogue nous invite . Elle a plus d’un siècle et le quartier Elisabeth est notre fief. Le Central Café et…

Prague en décembre

Prague ville d’Europe qui n’est pas dans l’UE, ici la couronne est reine. Le cubisme a laissé son empreinte mais aussi la seconde guerre mondiale. Le cimetière juif a dédié une synagogue aux disparus des camps de concentration, les murs de ce mémorial sont couverts des noms des villages et des familles déportées. Il fait…

Un petit tour par Fujifilm Square

Et toujours vers Roppongi, une boutique Fuji exposait de grands photographes américains (Ansel Adams Imogen Cunningham Alfred Stieglitz Brett Weston…) et un Japonais dont j’ai acheté le livre Shinzo Maeda qui relate les années 50 à Tokyo et dans les alentours jusqu’au Mont Fuji. Là aussi il était interdit de photographier les œuvres mais aussi…

Sunday morning nearby the Horticultural Royal Society

A Londres, aujourd’hui, se tient une foire aux antiquaires dans ce lieu qui appartient à la Horticultural Royal Society et qui se situe près de la Cathédrale de Westminster, espace couvert de stuc et d’une verrière. Les passionnés de bijoux, petits outils ou jouets, sont plutôt âgés. C’est assez cher, d’après T. Il est reparti…

Brixton Bowie’s town

Ce matin, le bus nous a pris et nous a déposé à la British Library à côté de St Pancras, qui exposait des manuscrits d’Oscar Wilde, et des Sœurs Bronte. Puis, direction la galerie d’art contemporain Gagosian mettant en avant des artistes archi connus et bien côtés sur le marché, c’est un bel endroit, côté…

London around Hampstead Heath

Mi-octobre c’est quasi l’été, avec T., nous arpentons le nord de Londres, précisément Hampstead Heath quand nous croisons Emma Thompson. Waouh c’était magique comme toute la journée jusque dans le quartier de Wigmore Street. Très bonne IPA dans le « junction » pub. Les cake à la banane ou au chocolat sont déjà dans ma mémoire olfactive…

Point de vue d’une baignoire, place de l’opéra …

Depuis cet été, je réponds bien volontiers « oui » à l’invite de prendre des bains, qui conduit à sentir mon corps se liquéfier et à voir mes pensées s’évaporer. De manière visible et ça s’entend aussi, je baille aux corneilles après quelques minutes d’immersion, de la mousse sur le nez et sur l’eau chaude dans la…

La scène est vain(e)

Sur la scène, les danseurs se meuvent et nous émeuvent. A Vincennes, je bois du vin et j’imagine la Cène. Je prends le RER et je double les R. Le ronronnement est animal et herbacé, le bois me transforme en cervidé. Pas de pas chassé, pas de chasse, je suis apôtre de la non violence,…

Je suis gaga d’Ohad Naharin, et de sa danse Gaga

Ohad Naharin, chorégraphe israélien, a pris possession du Palais de Chaillot pour quelques semaines. Il y convoque ses danseurs confirmés de la compagnie Batsheva créé par Martha Graham et Batscheva de Rotschild et son Young Ensemble, pour re-créer devant le public ses œuvres intimes et phares, Mamootot, Sadeh 21, Venezuela entre autres. Il a inventé…

Je roucoule cool cool

Sur le front, je ne me bats pas, mais une veine bat pour moi. J’ai le cœur en émoi, des sentiments rares me font briller les yeux et pétiller les joues. Mes joues roses s’harmonisent avec ma bouche rieuse et mes lèvres rouges et ourlées, gonflées de cette incroyable rencontre humaine. Mon sang afflue, je…

Vues et vies

J’aime les vues, j’aime regarder la vie, j’aime vivre. Quand je vois, je te vois en train de vivre et je vis doublement.

La bête et la belle

C’est étrange, je ne sais plus si j’habite ici ou ailleurs, si je suis citoyenne du monde ou des mondes, si le voyage est permanent ou intermittent, si je suis sereine ou folle, mais ce que je sais c’est que rien n’est plus vrai que le bêêê de la chèvre quand elle sort retrouver sa…

Un doigt sur tes lèvres

Un whisky ? oui, un doigt. Ton petit doigt sur la couture de mon pantalon. Je dois y aller. Quand je suis émue, je pose un doigt sur tes lèvres. Montre-moi tes doigts et je te dirai qui tu es. Tu me donnes tes doigts ?        

Et si je vous parlais de la Société Nationale pour Cons Friqués …

Je suis usager très régulier des TGV circulant dans notre Hexagone. L’étonnement qui est le mien, quant à la manière dont la SNCF gère les aléas, me pousse à poster cet article ce soir. Le prix prohibitif des billets conduit mes congénères à dire que pour prendre le TGV il faut être friqué. A titre…

Un équipement pour cuisiner avec le cœur

J’ai toujours pensé que pour bien cuisiner, disposer des bons outils s’imposait comme un préalable, non négociable. Aujourd’hui, je n’en suis pas ou plus si sûre. Quand je goûte la cuisine de maman qui, certes, a invité des robots japonais à la maison pour l’accompagner dans la réalisation de ses recettes, Kenwood et d’autres, je…

L’air urbain entre les mains

À Paris, j’avance palmée. L’air urbain passe à travers mes doigts et les petites ouvertures du bus dont la clim semble évanouie. Le soleil décline, l’être humain se cache à l’ombre de son éventail ou des murs qui le séparent du murmure du monde. Lorsque l’engin de transport collectif de la RATP accélère, la chaleur…

L’année sera Japonaise ou ne sera pas

Si la curiosité vous anime, partez à la découverte de l’art japonais exposé dans les Salons de l’hôtel Rothschild, tout près de la rue du Faubourg St Honoré à Paris. La commissaire de l’exposition est la directrice du musée d’Art Contemporain de Tokyo. Vous y croiserez des œuvres d’Hokusai et d’autres peintres moines auteurs d’estampes…

Profondeur amie : « fukami »

A la tombée de la nuit, le jour s’efface à pas de loup et chavire du côté sombre. Les rideaux se ferment, les paupières papillonnent avant de se clore. La musique se fait l’écho des profondeurs et de la gravité du monde. Les corps se relâchent, les têtes ondulent, les hommes et les femmes forment…

J’avoue, j’ai été Béa de Trix, happée par la matrice …

Matrix, à sa sortie, fut une mini-Révolution pour les jeunes que nous étions au début des années 90. La vie pouvait se réduire à une série de codes informatiques composés de 0 et de 1, ça pouvait sembler binaire à première vue mais rien de simple au fond. Nous étions là pour sauver le monde…

Une T-Rex reine d’un jour

Aujourd’hui, j’ai passé un cap, pas celui de Bonne-Espérance, un autre, qui ne figure pas sur les cartes de géographie. J’avoue que je navigue en ayant conscience que la route et les paysages changent, et surtout les Hommes, toutefois, mon œil et mon cœur de mousse sont restés à quai, sur la terre ferme de…

Des fleurs et du whisky sous le guéridon

Dimanche de lendemain de fêtes, le sommeil s’est évaporé et se confond avec les vapeurs de thé. Je bois des fleurs du mal, je prends un bain au milieu des pétales, létales, et je souris de plaisir et de bien-être en fermant les yeux. Puis mes paupières frissonnent et se déplient en regardant les roses…

A tous les étages l’Homme grandit ou plutôt se rapproche du ciel

Avec l’âge, c’est comme si je montais les étages d’un immeuble et que je me rapprochais, chaque jour, un peu plus du ciel, du soleil, de la pluie, du vent, et des éléments de Dame Nature qu’ici bas, l’Homme a tendance à oublier, négliger ou tenter de domestiquer. Les étages aident à voir comme les…

Enfance japonaise

Ce soir, je marche sans mes jambes, juste avec ma tête. Des pensées me portent libérant de l’énergie, nouvelle et renouvelable qui, m’emmène loin d’ici. Je me pose, les yeux ventilés par un flux d’air léger, la chaleur devient enveloppe. Mon nid respire, s’aère. Je me revois et me perçois enfant. Peut-être est-ce l’effet de…

The Auld Alliance à Singapour

Parfois, il fait très chaud et par réflexe, la pensée s’évapore et se limite à « c’est le moment de boire et de se désaltérer avec de l’eau ». Et, d’autres fois, parce qu’un copain vous dit, « viens chez Artcurial, j’organise avec et chez eux une dégustation et une vente aux enchères de whiskies rares », alors, la…

Dessins de fin d’après-midi un dimanche à Pariggi

Après avoir visité le musée de Montmartre et regardé, observé des œuvres de Van Dongen, Suzanne Valadon, ou Maurice Utrillo, avec un ami, vient le moment de rentrer à pied, de prendre des chemins de traverse et de s’imprégner de lieux insolites tels que le bar à bulles dans la cité Véron où a habité…

Un éveil dominical

En ce dimanche de juin, je me dépose sur mes deux jambes, la tête en place, les mains dessus et autour. Je m’étonne d’un rien, un chant d’oiseau, pas un merle ni un rouge-gorge, un volatile de la ville, dialoguant avec le brouhaha qui perce les murs depuis les appartements voisins et la rue, jusqu’au…

Voilà c’est l’été : le féminété

Le soleil lèche les murs de Paris qui dégoulinent de crème fouettée sous l’oeil amusé des fenêtres qui s’émerveillent et miroitent. Ce spectacle muet et vivant me rappelle que c’est l’été, la saison de la cueillette des fruits rouges du jardin de Villetrun orchestrée par papa, qui grimpe sur son échelle et se mesure aux…

L’oiseau veille, toc toc, tic tic

La perspective enivre, l’Homme vit de la représentation. La palpation du temps lui échappe, il le sait, il l’explore, quand, saisi par l’instant, un bout de son cerveau prend la tangente, et rejoint un autre bout de l’espace temporel, suit une ligne puis s’égare vers des points imaginaires. Cet Homme-là est créatif, il ouvre les…

La fraise boit

La fraise sort du bois en titubant, la fraise boit. Il pleut, les Tropiques se sont déplacés jusque dans le Loir-et-Cher. Le soleil perce les feuilles d’un acacia mordoré. Du miel coule des frondaisons, les abeilles ont revêtu leur combinaison en Néoprène. Un petit être mi-Homme mi-animal se délecte en regardant les gouttes s’étirer depuis…

Quand maman fait mouche…

Quand maman fait mouche, la mouche n’a plus qu’à s’éteindre après un ultime bouche à bouche avec les fenêtres. Fleuret moucheté, je me mouche, à l’aube de l’été. Dans une mare de sang, une mouche s’étend, sans bruit. Crachin crachas, la pluie (rou)coule dans mes poumons. Orage, les gouttes déroutent les mouches de leurs doutes,…

Ce matin, levage au ralenti

Peut-être parce qu’il fait froid, le corps qui me porte et m’enveloppe vit au ralenti. Le levage au petit matin ne s’apparente pas à une petite chose. Sa présence est poids, son poids est mesure, sa mesure un bout qui compte physiquement et qui entraîne le reste. Dans la journée, je cours parfois, pour rattraper…

L’inspecteur mène une drôle d’enquête

Sans le savoir tout en le sachant, je mène une enquête sur la vie terrestre. J’essaie de comprendre, telle une digne descendante de la Grèce des Pré-Socratiques, d’Aristote et de Platon, si la vie existe, si tout ceci ou cela, et vice et versa, est bien vrai ou si ce n’est pas un rêve. Je…

Photos de lumière et de nuit

Regarder et voir ne vont pas toujours de paire ni de soi. L’appareil photo sous la main, je tisse des fils entre la vie, les êtres et les choses. Un souffle soulève l’oreillette de mon ventricule, je respire puis je me concentre sur les images du monde, ce tout qui m’entoure et m’anime, ce tout…

L’image riz : un drôle de monde imaginaire

En route vers l’Asie, majeure plus que mineure, je monte sur un dromadaire aux yeux rieurs qui crache comme un lama. La caravane se forme, les bédouins sont concentrés, le nez en pointe droite, la tête en avant, en direction de l’horizon, à l’Est toute ! L’idée de ce voyage est simple, faire un petit…

Un théâtre enchanteur : le Loir-et-Cher !

Un loir du Loir-et-Cher se ronge les sangs, s’ennuyant « ferme » dans une étable…Il veut se mettre à table et jouir de la vie, et pourquoi pas croquer une toile de Jouy. Parce qu’il n’a rien d’autre à se mettre sous la dent, il grignote une scène champêtre tendue sur un paravent et se dit sous…

Il pleut et mes dessins ne manquent pas d’air

Inlassablement, la pluie prend ses quartiers en cette fin d’hiver qui s’éternise, et tire ses rideaux, des cordes d’eau franchissables entre le ciel et la terre, mais à travers lesquels la vue se brouille, sans étincelles. Pour dégager les nuages de la drache, je prends mes pinceaux, et j’écarte le gris, tout en en gardant…

Rêve riz du jour dans la baie de Sendai

Repérage, caméra dans l’œil, le film sera de format court, une sorte de poème visuel construit sur dix sept syllabes, un haïku illustré. L’histoire ? Une aventure centrée sur une rencontre imaginaire, une traversée des siècles et des cultures, la possibilité d’une rêverie au pays du monde flottant et du riz. Un aller sur les…

Jour de pluie, une baleine succombe à un parapluie

Dans un film coréen « seule sur la plage la nuit », un metteur en scène lit un roman et dit à son actrice ex compagne que l’amour doit être élevé à un niveau supérieur au-delà des questions de bonheur et de malheur, et des différents sentiments humains. Ma baleine, tapie sous la table du salon s’est…

Des fleurs poilues ou plutôt au poil

L’esthétique de mon existence passe par des moments de marche ou d’arrêt, l’oeil aux aguets, le nez en bandoulière, sans autre idée que de laisser les pensées me porter ou m’oublier. Le samedi c’est ré-création ou plutôt tentative de création, en partant de ma vie, avec un choix pas du tout cornélien d’en faire un…

La curiosité du cabinet

Le dimanche c’est LE jour de déconnexion du corps, le temps idéal pour le gommage, en attendant de se faire dégommer ou de dégommer l’autre car la réplique est vite venue. La joute verbale mérite toujours de s’entretenir la peau. Il est déconseillé d’en venir aux mains car ça laisse des traces sur l’épiderme. C’est…

Je ramène ma fraise parce que…

La semaine j’utilise surtout mon cerveau gauche et le week-end, principalement le droit, quant à la nuit je m’envoie en l’air, en cerf-volant, en virevoltant à droite et à gauche en même temps ! Je crois qu’il va falloir que je fasse réviser ma centrifugeuse car elle tourne un peu en rond ou pas rond…

Matin d’un samedi bleu

Sur du papier japonais oranger, je pose mes doigts avec cette impression d’être observée par des yeux perçants et accusateurs d’un douanier aux allures de robot sans sourire, un matin d’un samedi bleu, dans un aéroport américain de la côte ouest. Depuis ma voute plantaire jusqu’à l’extrêmité sud de mes cheveux je me sens oppressée,…

Ecolo aux idées fleurs

Tôt ou tard, l’écolo urbain, palot, pas très logique avec lui-même, sature de gris. Il finit par devenir ombrageux voire désespéré devant la menace qui pèse sur la planète. Pour se ménager, en plein hiver, il déménage et passe au vert, le vrai, celui qui dépasse le monde des idées et qui tente de résister,…

« Après le pâté, c’est bien bon le thé » …

Ce soir, j’avais envie de dessiner, partir d’une « feuille » blanche, laisser mes doigts me guider. Carmen s’est calmée, pas de tempête sous mon crâne, seulement un écran, des couleurs et l’imaginaire pour commencer ma cure de détox. Je sens le « flow » me gagner, la vague du « je ne sais pas où et qui je suis »…

Le petit poucet sème des cailloux pour retrouver son chemin…

Réincarnée en carpe, je suis devenue muette et manchot, incapable d’écrire un mot. Des nageoires ont poussé sur mon dos, et mes mains se font fait la belle. Je cherche mon p’tit lapin et sa jolie frimousse, qui s’agite lorsqu’il est inquiet ou content. Nous aimons nous taquiner, manier l’équilibre des mots et des cailloux….

« Oh boy » !

Ce soir, je me sens oiseau, le bec long je plane, mes plumes ont déserté l’oreiller. Je m’imagine que c’est déjà le printemps, le moment d’aérer mes envies, d’aller loin, tout là-haut, d’esquisser des loopings pour prendre de la vitesse, et crier « oh boy », entre les vagues ondulations des nuages. Je vole, je vibre dans…

A fleur de peau : je mets le turbot (dans l’assiette)

Le nuage s’est drapé d’une étoffe bleue soleil, la musique du ciel entonne une samba de Carlos Jobim, je reconnais les notes de Desafinado puis de Samba de uma nota sô. L’astre blond me secoue la frimousse, je me sens fripouille. Avec mon pull orange, à l’aise dans mon corps, je me balance, Ella Fitzgerald…

Pourquoi la vie est-elle mortelle ?

L’ombre de la nuit me questionne, l’essentiel ne s’écrit pas, ne se raconte pas, ne se dit pas et pourtant c’est stimulant que d’essayer de le regarder en face, ce bout de ciel, rempli d’essence, de carburant, d’en faire un compagnon de route, du doute, et sous son couvert, de s’essayer à la dialectique. A…

Mutation, ion ion, même pas peur !

L’homme mute, par Toutatis, chaque nano seconde, il se distingue de ce qu’il était dans l’instant d’avant et il ne sera pas davantage lui-même dans celui qui va suivre. A regarder de plus près, en approchant l’œil de la lentille d’un microscope, quand certaines de ses cellules se font la malle, d’autres se sont multipliées,…

Nuit m’aide in Japan

Qu’est-ce qui m’a séduit au Japon, je ne le sais pas totalement et ce n’est pas le motif de ma quête terrestre; savoir, oui, mais savoir pourquoi non ! Savoir tout court…sans en chercher la signification, parce que, …et c’est déjà pas mal. Savoir intrinsèquement et ne pas aller plus loin, trimballer ce savoir de…

Joker écoute

Il est plus de minuit et le Joker se raconte des jokes, des plaisanteries pour occuper les heures et se remplir les poches d’histoires à coucher ailleurs. Au détour d’une image sonore, il capte un mouvement du concerto en sol de Ravel et il est saisi par la profondeur de cette musique qui n’a pas…

Étrange maquillage

Parce qu’il pleut, le clown se maquille, pour mieux convier le soleil. Désarmé de son parapluie, il danse et il chante, et se prend les pieds dans le bitume. Ravi, il glisse et tombe, humant la réglisse sur le trottoir. Drôle de clown, sa jolie bouille lui donne un air tendre et inquiet. Métaphysique du…

Clownerie hors de sa boîte

Avertissement, avant usage, clownerie sort peu de sa boîte, hormis pour faire le pitre. Il n’a pas d’heures, il n’a pas d’âge, il se dit libre de ses faits et gestes, et du reste. Ce matin, il s’étire comme un chat, les poils rebelles sous les aisselles. C’est l’automne, le froid titille le bout de…

Feu follette en goguette

Ola, moshimoshi, je bois du petit lait, c’est l’heure du madison à la boîte à frissons. Je pratique la danse en solitaire calée sur les pas de mes comparses, animée par la mélodie et le texte génial de « ma rencontre » de Bertrand Burgalat qui, dès les premières notes part sur un rythme endiablé. J’ai chaud,…

Clown à la fraise

Un petit clown, sur le fil, en haut d’une falaise, se dit, fort aise, waouh, j’irai bien boire un diabolo à la fraise. Il vole, il plane, il virevolte et tombe dans les bras d’une Charlotte à la vanille. Il la regarde avec ses yeux de merlan frit et se prend les pieds dans le…

Avec mes oreilles, je change de regard

Tel le mannequin dans la pénombre, ou ces chats en papier, le museau collé à la vitrine, et mes complices sur cette photo, je regarde avec les oreilles, en tirant les plis entre mes yeux. Parce que c’est amusant, je me glisse, sous l’enveloppe froissée des choses et des êtres ou dans l’espace qui les…

D’Edo au dodo

Ça allait bien, le jet lag, le corps, la tête et le reste. Et badaboum, mon corps s’est mis à avoir froid et le sommeil m’a assommée. J’avais le sentiment de naviguer en territoire ouaté. Pour conjurer cet espace temps hallucinogène, j’ai retrouvé mon matelas plusieurs fois au cours de cette journée et hop, depuis,…

Sourire bleu du pays du soleil levant 

Il pleut, c’est la nuit, un changement de saison se prépare et je me souviens. Je me souviens d’un sourire de femme, c’est l’heure bleue et le pays du soleil levant alourdit mes pas pour mieux alléger mon regard. L’image est surexposée, les parfums, boisé, celui de l’érable japonais, et herbacé, des lotus en fleur,…

Danse les pieds dans l’eau

Le mousse ne s’émousse pas, il est punk et sa pulpe remue les océans. Le capitaine regarde, et veille. Il connaît la vague et la lune qui divague. En bonne compagnie, le mousse et le capitaine dansent avec des bigoudens, les pieds dans l’eau, et sous le soleil, la faune et la flore caressent leurs…

La chouette du musée de la chasse : un ersatz de Big Brother

Hier soir, en allant retrouver des amis, je me suis arrêtée nette, saisie par une présence obscure. Je me suis approchée de cette fenêtre, sise rue des Archives, nez à nez avec la chouette de Big Brother. J’ai d’abord eu peur et je lui ai dit, tiens, « t’as pas l’air bien courageuse », tu restes enfermée,…

Fée et riz, le soir du 14 juillet 

Comment se réveiller après avoir connu l’extase, clouée sur mon canapé, par le spectacle féerique du feu d’artifice de Paris ? Je suis sonnée, depuis mon roof top Villetrunois, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu autant d’inventivité dans les traits, les formes et les couleurs. Les spirales coupées en deux devant la Tour Eiffel…

Le terrain de jeu d’un insaisissable papillon orange 

J’avais oublié qu’il pouvait exister des papillons oranges. Depuis ce matin, à chaque fois que je mets le nez dehors, l’un d’entre eux, on ne peut plus vivant et ailé, virevolte et enchaîne des galipettes ou des loopings dans les airs. Il m’accompagne et me frôle dans la descente de la cave ou vient me…