Depuis mon lit où je lis

Depuis mon lit où je lis
J’aperçois le ciel gris
Sur mes draps des mots des phrases

La paix sombre, la page blanche
Se noircit et suit ma hanche
Une musique, un air de tête

Drôle de printemps sans fête
Le mur intérieur me murmure
Sors et n’oublie pas ton armure


Je préfère je crois j’espère

Je préfère la vision de la nuit 
à la prison de l’ennui,
les vibrations d’un amour d’un jour aux faux engagements d’un toujours.

Je crois au silence qui s’ancre 
aux sons qui fuient
à l’essence qui relie 
aux ailes qui se déplient.

J’espère en ce monde d’ici-bas 
sans croire ni préférer celui de l’au-delà.