Vaison un jour V. toujours, allons-y (re)faire un tour

A Vaison, j’y fais des tours, des détours et des retours, des circonvolutions, par les siècles, et les prétextes. Toujours là, ici présente, en congés, ou plus exactement en vacances de la vie trépidante de la machine sociale qui me structure et me nourrit de haut en bas, en liberté d’agir ou pas, de lire…

L’ombre, la Sorgue et moi

Avec moins de tifs, telle Venus débarrassée de sa fourrure, je suis descendue de l’Olympe, légère, quasi nue, pour me frotter à la canicule. Tout en marchant le long de la Sorgue, mes pensées flottaient, regroupées, semblant rejoindre des bancs de petits poissons puis se sont arrêtées net sur un ombre propulsé par l’onde. Étonné…

Nyons en trompe l’oeil

Nyons vaut le coup d’œil. Il suffit d’enjamber l’Eygues et un pont roman et non romain, à une vingtaine de kilomètres de la maison, pour le découvrir. En dehors de ses olives qui ont forgé sa renommée, la ville regorge de petits chemins le long de la rivière et de ruelles qui vous conduisent dans…

Campari c’est pas fini

A Arles, le théâtre antique et les thermes de Constantin saisissent le regard. Habituellement à cette saison s’y déroulent non pas des combats de légionnaires mais de nombreuses expositions photographiques. Difficile de ne pas succomber à cette ville circulaire, d’autant qu’elle héberge le siège d’Actes Sud et en son sein une librairie de folie…

De-ci de-là sur les pas de Jaccottet

Nyons, tout près, compte plus d’oliviers et de fruits noirs à noyaux que d’habitants. Sur les marchés, de-ci de-là, comment ne pas être tenté par la générosité de la terre qui produit des légumes et des fruits à foison tant des pêches que des tomates hors gabarit et pleines de jus et de saveurs ?…

Les dentelles de Montmirail

A la différence de nombre de mes congénères je n’éprouve pas un goût immodéré pour la dentelle, même si celle de Calais appelle doigté et savoir-faire et convoque le respect dévolu à cet artisanat de précision et du temps long. De par son aspect rigide et séculaire à mes yeux de papillon de passage sur…

Drôles de fraises (ville)trunoises

A Villetrun, les fraises défrisent, rien à voir avec la gariguette, la mara des bois ou la tagada ! Entre les haricots et les herbes aromatiques, elles sortent leur jolie frimousse, l’été, à l’arrière des champs de blé sous l’effet conjugué des rayons du soleil et du passage de la pluie ou de l’arrosage de…

Le luxe de la vie ordinaire

Au luxe je choisis la vie ordinaire Au savon LVMH la savonnette de la supérette A l’intensité la sérénité Aux histoires d’un soir la rencontre d’une fin d’après-midi A la richesse du tout celle du rien du tout A l’amour éphémère l’amitié d’une fée et le regard tendre d’une mère A l’amer musical le silence…

Voir clair malgré les masques

Voyageuse masquée, regard perdu, presque léger, en quête d’océan et de vagues, je surfe entre les gouttes du C-19. C’est l’heure du train, loin du train train, les gens sont tendus, silencieux. Faut dire que nous sommes samedi et qu’il est tôt ! Les départs en vacances remplissent les quais et les wagons. Seule certitude…

Un homme en alpha à la recherche de son oméga

L’alpha rouge à l’arrêt avait perdu son Roméo. Le rayonnement de la pleine lune, dit-on, avait égaré sa brune. Il errait à la recherche de celle qu’il appelait par le dernière lettre de son alphabet intime, Oméga. Elle était sa fin, il en était au début, il ne savait pas quand tout avait commencé mais…

Un monde démontable

Et si le monde s’apparentait à un gros ensemble en kit, constitué d’éléments imbriqués mais démontables, nous pourrions séparer chaque forme du tout, mettre de l’espace entre elles, leur unité deviendrait élémentaire, et ne se perdrait plus dans une sphère globale. Les experts diraient que ce qui fait la force du tout, c’est le particulier,…

La voie du milieu

« Le courage est le juste milieu entre la peur et l’audace. » Aristote Je me sens appartenir au monde d’aujourd’hui et on ne peut plus alignée avec les philosophes grecs du Veme siècle avant JC. Quant à celui de demain, il est déjà là, entre nos mains. Pas de grands changements en perspective d’après ma vue…

Un Paris ascensionnel

Promenade estivale dans Paris, l’appareil photo ouvert devant mon oeil éveillé…

Oiseau zélé hors du nid

En descendant du nid, le jour de l’Ascension, j’ai écouté mes muscles mous sortir de leur silence et me murmurer qu’ils avaient besoin de travailler. Je leur ai dit « d’accord mais c’est un jour férié » ! « Balivernes », m’ont-ils répliqué, travailler un day off, c’est nécessaire voire impérieux, si ça fait du bien au corps, même…

Être deux même seul(e)

Si la parenthèse appelle un (e) alors pourquoi pas deux. M’aime qui me suis, même seul(e) peut devenir pluriel. Un(e) + un(e) …la vie du compte à rebours enfle le jour, sans bruit, et la nuit, elle se dégonfle en faisant Zzzzz ou pschitt. Ainsi le temps s’enfuit, hagard, sur la pointe des pieds. Parfois, il…

Sur les chemins de traverse poussent des fleurs

Les trains restent à quai, l’Antigonegone que je suis, aussi, confinée dans mon nid. J’écoute l’émission de France Musique, qui compare différentes versions d’une même œuvre et aujourd’hui cette tribune met à l’honneur Ernest Chausson, « le poème de l’amour et de la mer », un poème symphonique magnifique sur un texte de Maurice Bouchor….

Je me souviens…the eel (Ozu)

Je me souviens d’aujourd’hui, de l’heure qui passe et de chaque seconde que je retiens. En plein vol, je plane car rien ne dure puisque tout s’en va vers le rien. Je marche immobile sur mon canapé, transportée par les images d’Ozu dans « le Crépuscule de Tokyo » en 1957. Je franchis le seuil d’un bar…

« pense à tes oreilles comme à tes yeux » Keith Jarrett

J’écoute Keith Jarrett sur France Musique qui diffuse le jour de ses 75 ans l’intégralité de ses « Sun Bears » concerts donnés au Japon en novembre 1976 à Kyoto, Osaka, Nagoya, Sapporo et Tokyo. C’est merveilleux comme le livre de Malcolm Lowry que je bois des yeux…J’écoute le live comme s’il était là dans…

Si la vie était réelle ça se saurait

La vie trop proche du terrestre me rase les poils. Et lorsqu’elle flirte avec la SF elle me laisse froide.  Heureusement, l’Homme a toujours su et sait encore s’inventer d’autres formes de réalité plus « vraies », éternelles, et universelles, je pense aux contes, à la poésie et aux histoires silencieuses et musicales.

« Corona Extra » le vaccin de Professeur Aneth

Maintenant que les masques vont être distribués dans les Grandes Surfaces, je propose à tous les Français, forcément plus intelligents que les électeurs de Trump, d’ingurgiter les yeux fermés, le vaccin de Professeur Aneth, à savoir la Corona Extra ! C’est de la bière format pisse d’Anne, sans jeu de mot…et surtout, cette substance sucrée…

Le muguet de Villetrun

Ce muguet est arrivé cette semaine, par la poste, depuis Villetrun, le jardin et la maison de mes parents. Je le regarde sur la cheminée et je pense à eux et à ceux que j’aime. En un clin d’œil et avec mes doigts, je leur transmets des sons de clochettes, colore leur nez de l’arôme…

Libre + air(e) = libraire

Cette photo est extraite du film « ma nuit chez Maud » d’Eric Rohmer actuellement disponible en replay sur le site d’Arte. C’est un grand grand film. La dialectique tourne autour du pari de Blaise Pascal, une histoire (encore) d’espérance et de destin structuré par des choix qui, suivant les personnalités, peuvent être déterminés par…

Joli mai me travaille !

A l’heure où la valeur travaille a pris du covid dans l’aile, je cueille du muguet virtuel mais iodé et argileux. Tel Achille, notre talon sera fragile lorsque nous sortirons nos pieds sur le bitume, et que nous entamerons la phase 2. J’humerai l’air, avec mon masque filtrant mais fleuri, je regarderai les papillons gris…

Retour en enfance

Le dessin à mes yeux est un art direct, qui va chercher loin, du côté de l’enfance, il peut être technique, travaillé, ou primitif, grossier, simple. Les 2 se répondent, comme samedi avec dimanche, le jour et la nuit, la vie et l’envie, le confinement et le déconfinement…

Masquée grâce à ma 2ème maman

Ça y est les masques sont arrivés jusqu’au nid, après de longues pérégrinations depuis les marées salants, et désormais je suis parée ! Pas sûr que je fasse partie de la 1ère vague alors je me contenterai de celle d’Hokusai et de mes livres. L’ivresse est on ne plus intérieure…en ces heures de confinement. Ma…

Avec mes 6 yeux

Tel Janus n’ayant aucune ambition d’être la gardienne de la cité, j’observe je regarde j’essaie de voir. 2 paires de lunettes posées sur la table basse, qui s’accordent à ma vue (qui ne l’est pas moins « basse »), je suis une conservatrice aidée par le fait que ma presbytie se stabilise. Avec les écrans,…

Cauchemars sans plume ni nectar

Il se fait tard, l’heure où sortent les cauchemars du placard. Je me jette dans un plumard et bois un baby de nectar rare. En attendant de retrouver le sirop de la rue, et de quitter le nid, je m’amuse à transformer la vie qui se déforme en forme d’art…  

Il pleut du soleil

Il pleut du soleil et il me tarde d’enfourcher mon cheval de métal, telle un moine zen jouant à l’équilibre avec les oiseaux les papillons et un serpent qui danserait sur son chapeau…  

Être libre avec ou sans Covid-19, 20…

Il y a toujours des bonnes raisons de ne pas être libre. Physique ou morale, intellectuelle, sociale, …peu importe. La liberté fait peur, c’est d’abord un choc, j’existe, ok et maintenant est-ce que je veux faire quelque chose ou être quelqu’un ?Tout est possible. Oser dessiner, se lâcher, sans se censurer, c’est une 1ère étape…

« Jolis jolis monstres » un grand grand livre

Je viens de fermer « jolis jolis monstres » de Julien Dufresne -Lamy, un grand grand roman qui raconte deux histoires entremêlées, deux véritables destins de drag-queens, l’une ayant connu les riches heures ou années « folles » des eighties à NYC entre Harlem et le Lower East Side, il s’agit de James Gilmore alias…

Nuit agitée (suite de l’annonce de la prolongation)

C’était dans ma ligne de mire, pas de de confinement avant fin mai, si tout va bien. Le Président a été plus smooth, comme souvent. Nous verrons comment les courbes évoluent. En attendant cette nuit, mon nid s’est gentiment occupé de me bringuebaler sur mon embarcation nocturne !    

A la recherche des œufs …

Je suis gâtée, les œufs de Pâques sont venus par la Poste de Guérande jusqu’au nid parce que je ne ponds pas ou plus, une douce surprise de la Capitainerie ! Alors je fais semblant de les chercher, en jouant, à quatre pattes, c’est ridicule, comme d’autres choses de la vie ! Sauf que rien…

Un coup dans le Pif Paf Pof !

Je ne bois pas, je dessine tous azimuts, c’est plus radical avec des vertus médicales. Mon pinceau nettoie les doigts de pieds et les oreilles comme un petit aiguillon, et ça dégoupille profond ! Pif paf pof…

Dualité : guerre et paix en temps de Covid-19

Avec le Covid-19, sommes-nous vraiment en situation de guerre ou n’est-ce pas plutôt le moyen de faire la paix avec soi-même et d’arrêter de malmener la terre, les océans, la nature et l’homme ? Si c’est un signal pour nous amener à réfléchir de manière contrainte ou opportuniste, question de point de vue, à notre…

What a wonderful world …

Comme mon Papa, j’adore ce titre interprété par Louis Armstrong, « What a wonderful world ». Il a été composé en 1967 par un duo d’artistes et Louis Armstrong a reçu 250 $ pour l’enregistrement car il voulait une juste répartition de la rémunération entre ses musiciens et lui. Comme souvent, pour les œuvres avant-gardistes…

A fish with a cat dreaming

Devant la Fish TV mon chat rêve. Il se prend pour un geek en plein délire de réalité virtuelle, et s’invente une histoire de confiné cohabitant avec un joli petit poisson inatteignable. Ainsi va le monde animal, il se réinvente sans cesse pour mieux se mouvoir et s’émouvoir.  

Dessins du soir

allongée sur le canapé, en ce 3ème we de confinement particulièrement ensoleillé, je parle à mon doigt qui dessine des traits dans le noir, sans musique, ni halo. Des personnages s’invitent et me racontent leur dessein.  

Idées d’évasion entre deux coups de savonnettes

Danse, opéras, concerts et théâtre – Ballets : j’ai vu le Lac des Cygnes chorégraphie Nouréev – un classique, superbe de l’Opéra de Paris sinon * Courez voir « decadance » de Ohad Naharin c’est FABULEUX https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/deca-dance?s * Prenez un bol zen devant ces 7 min de Breathing d’Aurélie Dupont chorégraphié par Hiroshi Sugimoto https://www.operadeparis.fr/3e-scene/breathing Plateforme de streaming culturebox…

Dessins et pastels

« Faire des belles choses n’est rien, ce qui est difficile, c’est de se mettre dans l’état de faire des belles choses » Brancusi      

Confinés mais pas finis ! (Ode à la joie par le Philharmonique de Rotterdam)

Ce matin, lever aux aurores, 6h30 heure d’hiver, c’est le jour des courses, les premières depuis le 1er tour des municipales. Dans mon quartier, le Monoprix assure un service de qualité toute l’année y compris le dimanche. Je précise que je n’ai pas d’actions dans le Groupe Casino Monoprix…Situé tout près de la place Péreire,…

John Donne et Caspar David Friedrich : d’autres compagnons de route

Sans ma sœur la Poésie, qui me prend la main et aiguise ma plume et sans l’œil des Peintres, qui m’ouvrent la vue vers des perspectives et des couleurs insoupçonnées, je ne ressentirai pas les nuances de notre monde multiple et indivisible auquel nous appartenons. Caspar David Friedrich peintre du romantisme allemand du 19eme siècle…

Plutôt baroque ou haut rock ?

Sans musique, j’éprouve le sentiment et la sensation physique du manque, de ne pas être pleinement en vie. La musique m’a parlé avant même que les mots trouvent le chemin de ma tête et de mon ventre. Elle me prend aux tripes, me bouscule et m’invite à sortir de ma grammaire humaine. Elle me semble venir…

Relire Pascal

En cette période pré-printanière qui invite à butiner le museau en extérieurs, il est difficile mais vital de relire Pascal ou tout du moins cet extrait, de l’observer, et de le respecter à la lettre « tout le malheur des hommes vient de ce qu’ils ne savent pas rester au repos dans une chambre. »…

Quarantaine illimitée en compagnie de Baudelaire

Avancer, vivre, marcher, respirer, en petit animal docile, respectueux des consignes et des règles et surtout rêver, en embrassant ce secret espoir de retrouver le sens des choses élémentaires, l’apprivoisement de la Terre et de sa fragilité grâce la poésie par exemple. Baudelaire n’est-il pas une ressource nécessaire en ce moment de quarantaine illimitée ?…

Traits très oranges

c’est étrange un ange a mangé les nuages gris le ciel sourit des traits très oranges