Je roucoule cool cool

Sur le front, je ne me bats pas, mais une veine bat pour moi. J’ai le cœur en émoi, des sentiments rares me font briller les yeux et pétiller les joues. Mes joues roses s’harmonisent avec ma bouche rieuse et mes lèvres rouges et ourlées, gonflées de cette incroyable rencontre humaine. Mon sang afflue, je…

Vues et vies

J’aime les vues, j’aime regarder la vie, j’aime vivre. Quand je vois, je te vois en train de vivre et je vis doublement.

La bête et la belle

C’est étrange, je ne sais plus si j’habite ici ou ailleurs, si je suis citoyenne du monde ou des mondes, si le voyage est permanent ou intermittent, si je suis sereine ou folle, mais ce que je sais c’est que rien n’est plus vrai que le bêêê de la chèvre quand elle sort retrouver sa…

Un doigt sur tes lèvres

Un whisky ? oui, un doigt. Ton petit doigt sur la couture de mon pantalon. Je dois y aller. Quand je suis émue, je pose un doigt sur tes lèvres. Montre-moi tes doigts et je te dirai qui tu es. Tu me donnes tes doigts ?        

Et si je vous parlais de la Société Nationale pour Cons Friqués …

Je suis usager très régulier des TGV circulant dans notre Hexagone. L’étonnement qui est le mien, quant à la manière dont la SNCF gère les aléas, me pousse à poster cet article ce soir. Le prix prohibitif des billets conduit mes congénères à dire que pour prendre le TGV il faut être friqué. A titre…

Un équipement pour cuisiner avec le cœur

J’ai toujours pensé que pour bien cuisiner, disposer des bons outils s’imposait comme un préalable, non négociable. Aujourd’hui, je n’en suis pas ou plus si sûre. Quand je goûte la cuisine de maman qui, certes, a invité des robots japonais à la maison pour l’accompagner dans la réalisation de ses recettes, Kenwood et d’autres, je…

L’air urbain entre les mains

À Paris, j’avance palmée. L’air urbain passe à travers mes doigts et les petites ouvertures du bus dont la clim semble évanouie. Le soleil décline, l’être humain se cache à l’ombre de son éventail ou des murs qui le séparent du murmure du monde. Lorsque l’engin de transport collectif de la RATP accélère, la chaleur…

L’année sera Japonaise ou ne sera pas

Si la curiosité vous anime, partez à la découverte de l’art japonais exposé dans les Salons de l’hôtel Rothschild, tout près de la rue du Faubourg St Honoré à Paris. La commissaire de l’exposition est la directrice du musée d’Art Contemporain de Tokyo. Vous y croiserez des œuvres d’Hokusai et d’autres peintres moines auteurs d’estampes…

Profondeur amie : « fukami »

A la tombée de la nuit, le jour s’efface à pas de loup et chavire du côté sombre. Les rideaux se ferment, les paupières papillonnent avant de se clore. La musique se fait l’écho des profondeurs et de la gravité du monde. Les corps se relâchent, les têtes ondulent, les hommes et les femmes forment…

J’avoue, j’ai été Béa de Trix, happée par la matrice …

Matrix, à sa sortie, fut une mini-Révolution pour les jeunes que nous étions au début des années 90. La vie pouvait se réduire à une série de codes informatiques composés de 0 et de 1, ça pouvait sembler binaire à première vue mais rien de simple au fond. Nous étions là pour sauver le monde…

Une T-Rex reine d’un jour

Aujourd’hui, j’ai passé un cap, pas celui de Bonne-Espérance, un autre, qui ne figure pas sur les cartes de géographie. J’avoue que je navigue en ayant conscience que la route et les paysages changent, et surtout les Hommes, toutefois, mon œil et mon cœur de mousse sont restés à quai, sur la terre ferme de…

Des fleurs et du whisky sous le guéridon

Dimanche de lendemain de fêtes, le sommeil s’est évaporé et se confond avec les vapeurs de thé. Je bois des fleurs du mal, je prends un bain au milieu des pétales, létales, et je souris de plaisir et de bien-être en fermant les yeux. Puis mes paupières frissonnent et se déplient en regardant les roses…

A tous les étages l’Homme grandit ou plutôt se rapproche du ciel

Avec l’âge, c’est comme si je montais les étages d’un immeuble et que je me rapprochais, chaque jour, un peu plus du ciel, du soleil, de la pluie, du vent, et des éléments de Dame Nature qu’ici bas, l’Homme a tendance à oublier, négliger ou tenter de domestiquer. Les étages aident à voir comme les…

Enfance japonaise

Ce soir, je marche sans mes jambes, juste avec ma tête. Des pensées me portent libérant de l’énergie, nouvelle et renouvelable qui, m’emmène loin d’ici. Je me pose, les yeux ventilés par un flux d’air léger, la chaleur devient enveloppe. Mon nid respire, s’aère. Je me revois et me perçois enfant. Peut-être est-ce l’effet de…

The Auld Alliance à Singapour

Parfois, il fait très chaud et par réflexe, la pensée s’évapore et se limite à « c’est le moment de boire et de se désaltérer avec de l’eau ». Et, d’autres fois, parce qu’un copain vous dit, « viens chez Artcurial, j’organise avec et chez eux une dégustation et une vente aux enchères de whiskies rares », alors, la…

Dessins de fin d’après-midi un dimanche à Pariggi

Après avoir visité le musée de Montmartre et regardé, observé des œuvres de Van Dongen, Suzanne Valadon, ou Maurice Utrillo, avec un ami, vient le moment de rentrer à pied, de prendre des chemins de traverse et de s’imprégner de lieux insolites tels que le bar à bulles dans la cité Véron où a habité…

Un éveil dominical

En ce dimanche de juin, je me dépose sur mes deux jambes, la tête en place, les mains dessus et autour. Je m’étonne d’un rien, un chant d’oiseau, pas un merle ni un rouge-gorge, un volatile de la ville, dialoguant avec le brouhaha qui perce les murs depuis les appartements voisins et la rue, jusqu’au…

Voilà c’est l’été : le féminété

Le soleil lèche les murs de Paris qui dégoulinent de crème fouettée sous l’oeil amusé des fenêtres qui s’émerveillent et miroitent. Ce spectacle muet et vivant me rappelle que c’est l’été, la saison de la cueillette des fruits rouges du jardin de Villetrun orchestrée par papa, qui grimpe sur son échelle et se mesure aux…

L’oiseau veille, toc toc, tic tic

La perspective enivre, l’Homme vit de la représentation. La palpation du temps lui échappe, il le sait, il l’explore, quand, saisi par l’instant, un bout de son cerveau prend la tangente, et rejoint un autre bout de l’espace temporel, suit une ligne puis s’égare vers des points imaginaires. Cet Homme-là est créatif, il ouvre les…

La fraise boit

La fraise sort du bois en titubant, la fraise boit. Il pleut, les Tropiques se sont déplacés jusque dans le Loir-et-Cher. Le soleil perce les feuilles d’un acacia mordoré. Du miel coule des frondaisons, les abeilles ont revêtu leur combinaison en Néoprène. Un petit être mi-Homme mi-animal se délecte en regardant les gouttes s’étirer depuis…

Quand maman fait mouche…

Quand maman fait mouche, la mouche n’a plus qu’à s’éteindre après un ultime bouche à bouche avec les fenêtres. Fleuret moucheté, je me mouche, à l’aube de l’été. Dans une mare de sang, une mouche s’étend, sans bruit. Crachin crachas, la pluie (rou)coule dans mes poumons. Orage, les gouttes déroutent les mouches de leurs doutes,…

Ce matin, levage au ralenti

Peut-être parce qu’il fait froid, le corps qui me porte et m’enveloppe vit au ralenti. Le levage au petit matin ne s’apparente pas à une petite chose. Sa présence est poids, son poids est mesure, sa mesure un bout qui compte physiquement et qui entraîne le reste. Dans la journée, je cours parfois, pour rattraper…

L’inspecteur mène une drôle d’enquête

Sans le savoir tout en le sachant, je mène une enquête sur la vie terrestre. J’essaie de comprendre, telle une digne descendante de la Grèce des Pré-Socratiques, d’Aristote et de Platon, si la vie existe, si tout ceci ou cela, et vice et versa, est bien vrai ou si ce n’est pas un rêve. Je…

Photos de lumière et de nuit

Regarder et voir ne vont pas toujours de paire ni de soi. L’appareil photo sous la main, je tisse des fils entre la vie, les êtres et les choses. Un souffle soulève l’oreillette de mon ventricule, je respire puis je me concentre sur les images du monde, ce tout qui m’entoure et m’anime, ce tout…

L’image riz : un drôle de monde imaginaire

En route vers l’Asie, majeure plus que mineure, je monte sur un dromadaire aux yeux rieurs qui crache comme un lama. La caravane se forme, les bédouins sont concentrés, le nez en pointe droite, la tête en avant, en direction de l’horizon, à l’Est toute ! L’idée de ce voyage est simple, faire un petit…

Un théâtre enchanteur : le Loir-et-Cher !

Un loir du Loir-et-Cher se ronge les sangs, s’ennuyant « ferme » dans une étable…Il veut se mettre à table et jouir de la vie, et pourquoi pas croquer une toile de Jouy. Parce qu’il n’a rien d’autre à se mettre sous la dent, il grignote une scène champêtre tendue sur un paravent et se dit sous…

Il pleut et mes dessins ne manquent pas d’air

Inlassablement, la pluie prend ses quartiers en cette fin d’hiver qui s’éternise, et tire ses rideaux, des cordes d’eau franchissables entre le ciel et la terre, mais à travers lesquels la vue se brouille, sans étincelles. Pour dégager les nuages de la drache, je prends mes pinceaux, et j’écarte le gris, tout en en gardant…

Rêve riz du jour dans la baie de Sendai

Repérage, caméra dans l’œil, le film sera de format court, une sorte de poème visuel construit sur dix sept syllabes, un haïku illustré. L’histoire ? Une aventure centrée sur une rencontre imaginaire, une traversée des siècles et des cultures, la possibilité d’une rêverie au pays du monde flottant et du riz. Un aller sur les…

Jour de pluie, une baleine succombe à un parapluie

Dans un film coréen « seule sur la plage la nuit », un metteur en scène lit un roman et dit à son actrice ex compagne que l’amour doit être élevé à un niveau supérieur au-delà des questions de bonheur et de malheur, et des différents sentiments humains. Ma baleine, tapie sous la table du salon s’est…

Des fleurs poilues ou plutôt au poil

L’esthétique de mon existence passe par des moments de marche ou d’arrêt, l’oeil aux aguets, le nez en bandoulière, sans autre idée que de laisser les pensées me porter ou m’oublier. Le samedi c’est ré-création ou plutôt tentative de création, en partant de ma vie, avec un choix pas du tout cornélien d’en faire un…

La curiosité du cabinet

Le dimanche c’est LE jour de déconnexion du corps, le temps idéal pour le gommage, en attendant de se faire dégommer ou de dégommer l’autre car la réplique est vite venue. La joute verbale mérite toujours de s’entretenir la peau. Il est déconseillé d’en venir aux mains car ça laisse des traces sur l’épiderme. C’est…

Je ramène ma fraise parce que…

La semaine j’utilise surtout mon cerveau gauche et le week-end, principalement le droit, quant à la nuit je m’envoie en l’air, en cerf-volant, en virevoltant à droite et à gauche en même temps ! Je crois qu’il va falloir que je fasse réviser ma centrifugeuse car elle tourne un peu en rond ou pas rond…

Matin d’un samedi bleu

Sur du papier japonais oranger, je pose mes doigts avec cette impression d’être observée par des yeux perçants et accusateurs d’un douanier aux allures de robot sans sourire, un matin d’un samedi bleu, dans un aéroport américain de la côte ouest. Depuis ma voute plantaire jusqu’à l’extrêmité sud de mes cheveux je me sens oppressée,…

Ecolo aux idées fleurs

Tôt ou tard, l’écolo urbain, palot, pas très logique avec lui-même, sature de gris. Il finit par devenir ombrageux voire désespéré devant la menace qui pèse sur la planète. Pour se ménager, en plein hiver, il déménage et passe au vert, le vrai, celui qui dépasse le monde des idées et qui tente de résister,…

« Après le pâté, c’est bien bon le thé » …

Ce soir, j’avais envie de dessiner, partir d’une « feuille » blanche, laisser mes doigts me guider. Carmen s’est calmée, pas de tempête sous mon crâne, seulement un écran, des couleurs et l’imaginaire pour commencer ma cure de détox. Je sens le « flow » me gagner, la vague du « je ne sais pas où et qui je suis »…

Le petit poucet sème des cailloux pour retrouver son chemin…

Réincarnée en carpe, je suis devenue muette et manchot, incapable d’écrire un mot. Des nageoires ont poussé sur mon dos, et mes mains se font fait la belle. Je cherche mon p’tit lapin et sa jolie frimousse, qui s’agite lorsqu’il est inquiet ou content. Nous aimons nous taquiner, manier l’équilibre des mots et des cailloux….

« Oh boy » !

Ce soir, je me sens oiseau, le bec long je plane, mes plumes ont déserté l’oreiller. Je m’imagine que c’est déjà le printemps, le moment d’aérer mes envies, d’aller loin, tout là-haut, d’esquisser des loopings pour prendre de la vitesse, et crier « oh boy », entre les vagues ondulations des nuages. Je vole, je vibre dans…

A fleur de peau : je mets le turbot (dans l’assiette)

Le nuage s’est drapé d’une étoffe bleue soleil, la musique du ciel entonne une samba de Carlos Jobim, je reconnais les notes de Desafinado puis de Samba de uma nota sô. L’astre blond me secoue la frimousse, je me sens fripouille. Avec mon pull orange, à l’aise dans mon corps, je me balance, Ella Fitzgerald…

Pourquoi la vie est-elle mortelle ?

L’ombre de la nuit me questionne, l’essentiel ne s’écrit pas, ne se raconte pas, ne se dit pas et pourtant c’est stimulant que d’essayer de le regarder en face, ce bout de ciel, rempli d’essence, de carburant, d’en faire un compagnon de route, du doute, et sous son couvert, de s’essayer à la dialectique. A…

Mutation, ion ion, même pas peur !

L’homme mute, par Toutatis, chaque nano seconde, il se distingue de ce qu’il était dans l’instant d’avant et il ne sera pas davantage lui-même dans celui qui va suivre. A regarder de plus près, en approchant l’œil de la lentille d’un microscope, quand certaines de ses cellules se font la malle, d’autres se sont multipliées,…

Nuit m’aide in Japan

Qu’est-ce qui m’a séduit au Japon, je ne le sais pas totalement et ce n’est pas le motif de ma quête terrestre; savoir, oui, mais savoir pourquoi non ! Savoir tout court…sans en chercher la signification, parce que, …et c’est déjà pas mal. Savoir intrinsèquement et ne pas aller plus loin, trimballer ce savoir de…

Joker écoute

Il est plus de minuit et le Joker se raconte des jokes, des plaisanteries pour occuper les heures et se remplir les poches d’histoires à coucher ailleurs. Au détour d’une image sonore, il capte un mouvement du concerto en sol de Ravel et il est saisi par la profondeur de cette musique qui n’a pas…

Étrange maquillage

Parce qu’il pleut, le clown se maquille, pour mieux convier le soleil. Désarmé de son parapluie, il danse et il chante, et se prend les pieds dans le bitume. Ravi, il glisse et tombe, humant la réglisse sur le trottoir. Drôle de clown, sa jolie bouille lui donne un air tendre et inquiet. Métaphysique du…

Clownerie hors de sa boîte

Avertissement, avant usage, clownerie sort peu de sa boîte, hormis pour faire le pitre. Il n’a pas d’heures, il n’a pas d’âge, il se dit libre de ses faits et gestes, et du reste. Ce matin, il s’étire comme un chat, les poils rebelles sous les aisselles. C’est l’automne, le froid titille le bout de…

Feu follette en goguette

Ola, moshimoshi, je bois du petit lait, c’est l’heure du madison à la boîte à frissons. Je pratique la danse en solitaire calée sur les pas de mes comparses, animée par la mélodie et le texte génial de « ma rencontre » de Bertrand Burgalat qui, dès les premières notes part sur un rythme endiablé. J’ai chaud,…

Clown à la fraise

Un petit clown, sur le fil, en haut d’une falaise, se dit, fort aise, waouh, j’irai bien boire un diabolo à la fraise. Il vole, il plane, il virevolte et tombe dans les bras d’une Charlotte à la vanille. Il la regarde avec ses yeux de merlan frit et se prend les pieds dans le…

Avec mes oreilles, je change de regard

Tel le mannequin dans la pénombre, ou ces chats en papier, le museau collé à la vitrine, et mes complices sur cette photo, je regarde avec les oreilles, en tirant les plis entre mes yeux. Parce que c’est amusant, je me glisse, sous l’enveloppe froissée des choses et des êtres ou dans l’espace qui les…

D’Edo au dodo

Ça allait bien, le jet lag, le corps, la tête et le reste. Et badaboum, mon corps s’est mis à avoir froid et le sommeil m’a assommée. J’avais le sentiment de naviguer en territoire ouaté. Pour conjurer cet espace temps hallucinogène, j’ai retrouvé mon matelas plusieurs fois au cours de cette journée et hop, depuis,…

Sourire bleu du pays du soleil levant 

Il pleut, c’est la nuit, un changement de saison se prépare et je me souviens. Je me souviens d’un sourire de femme, c’est l’heure bleue et le pays du soleil levant alourdit mes pas pour mieux alléger mon regard. L’image est surexposée, les parfums, boisé, celui de l’érable japonais, et herbacé, des lotus en fleur,…

Danse les pieds dans l’eau

Le mousse ne s’émousse pas, il est punk et sa pulpe remue les océans. Le capitaine regarde, et veille. Il connaît la vague et la lune qui divague. En bonne compagnie, le mousse et le capitaine dansent avec des bigoudens, les pieds dans l’eau, et sous le soleil, la faune et la flore caressent leurs…

La chouette du musée de la chasse : un ersatz de Big Brother

Hier soir, en allant retrouver des amis, je me suis arrêtée nette, saisie par une présence obscure. Je me suis approchée de cette fenêtre, sise rue des Archives, nez à nez avec la chouette de Big Brother. J’ai d’abord eu peur et je lui ai dit, tiens, « t’as pas l’air bien courageuse », tu restes enfermée,…

Fée et riz, le soir du 14 juillet 

Comment se réveiller après avoir connu l’extase, clouée sur mon canapé, par le spectacle féerique du feu d’artifice de Paris ? Je suis sonnée, depuis mon roof top Villetrunois, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu autant d’inventivité dans les traits, les formes et les couleurs. Les spirales coupées en deux devant la Tour Eiffel…

Le terrain de jeu d’un insaisissable papillon orange 

J’avais oublié qu’il pouvait exister des papillons oranges. Depuis ce matin, à chaque fois que je mets le nez dehors, l’un d’entre eux, on ne peut plus vivant et ailé, virevolte et enchaîne des galipettes ou des loopings dans les airs. Il m’accompagne et me frôle dans la descente de la cave ou vient me…

S’encorder

Dans le monde de l’alpinisme, la confiance aveugle dans un guide de hautes montagnes ou un 1er de cordée est bannie. Rien n’est jamais acquis ou sûr. L’important est de se préparer pendant des années, inlassablement, d’acquérir une technique, de pratiquer, puis quelques semaines avant l’ascension d’un sommet, d’installer pas à pas son camp de…

I comme Easy 

En ouvrant le rideau d’un izakaya, une petite brasserie japonaise où l’on vient manger et boire, à toute heure et selon son humeur, je me dis, I comme Easy, car c’est facile de se laisser porter par l’inconnu lorsque la dégustation et l’éveil des sens sont conviés. Je suis et continuerai d’être une « gaijin » au…

Y a des hauts et y a des bas

Vu les températures de la journée en ce 30 mars, avec un record à La Hague, tout là-haut, dans le Cotentin, qui a dépassé les 20 degrés Celsius, c’est le moment d’enlever ses bas et de ne pas se défiler. Avec deux copines, nous sommes mannequins pour Monoprix (voir photo mise en avant). Vu d’en…

Une baleine sur le tapis

C’était hier, c’était assez (ha ha ha) de ces moments de théâtre et de comedia del arte quand mon amie la baleine est venue me rendre visite. Elle a emprunté les escaliers et s’est hissée jusqu’au nid, au 5eme étage, avec légèreté et opiniâtreté. On s’est dit « bonjour », nos nageoires se sont reconnues et doucement…

Sortir du cadre

Doit-on sortir du cadre ? À quoi cela sert-il ? La vie est-elle possible et libre en dehors d’une structure solide ? Quel est l’envers ou le travers du hors cadre ? Sur cette photo, coïncidence ironique du destin, derrière le cadre qui a perdu sa toile, je rencontre des barreaux puis une cour et…

En Villetrunois, rencontre avec une geisha

Un été, une geisha a choisi de s’aventurer en Villetrunois. Elle arriva à bon port malgré une trumpisation de son service de géo localisation qui aurait cherché à la dérouter. Pendant plusieurs jours, rien ne s’est passé d’important, en apparence, jusqu’au moment où, elle a disparu, nue. Elle laissa son kimono sur les têtes de…

Funambule envol

D’un bout à l’autre du globe, sur un fil, une coccinelle bulle et butine. Elle regarde le sol pour accrocher la terre et en même temps, elle tire son cou vers le ciel, pour humer l’air. Toute fière, avec son flaire en boutonnière, je l’observe de dos, s’appuyant sur sa carapace ailée, tout en pointillé….

Ava rit

Pour changer, je ne parlerai pas des avaries de la ligne 13, car ce sujet ne parle qu’à ceux qui l’empruntent. D’ailleurs, y en a une, en ce moment, d’avarie…Loin du concept, nous ressemblions à des otages avariés lorsque nous avons dû nous résoudre à sortir sur le quai de Montparnasse. Pour information, cette station…

Cette nuit, je deviens chèvre, de la race des caprins cabotins

Sur quatre pattes, je fais la salutation à la lune, car il n’y a rien de plus beau en yoga. Et puis, quoi de plus fascinant que les planètes, les étoiles et la lune ? Peut-être qu’il existe d’autres êtres vivants là-bas, sur ces sept planètes tournant autour d’une étoile appelée  » Trappist-1  » que des…

Un baiser ou une histoire sans parole(s)

Ce soir, je voudrais écrire une histoire sans parole(s). Fariboles, me direz-vous. Peut-être qu’avec le temps et la sagesse, une histoire n’a plus besoin de mots. C’est comme une filiation qui repose sur des regards et des attentions. C’est comme une amitié qui dit l’essentiel rien qu’à travers le partage d’un thé vert, un dimanche…

Je rigole des genoux, pas vous ?

Ce soir, dans le métro, une « bonne » soeur a manqué de se faire cisailler la cornette ! Heureusement Antigone était sur la brèche, « toujours prête ». Le métro avait sorti son clairon pour annoncer le moment de la fermeture des portes, et la soeur, sans peur ni reproche, a osé s’engouffrer entre les portes, alors qu’elle…

Et si Ulysse n’était pas rentré à Ithaque

Selon certaines sources, Ulysse n’avait pas très envie de retrouver Pénélope, d’autant qu’on raconte des trucs sur Pénélope, mais faut-il les croire ? Elle n’aurait pas été fidèle à Ulysse, elle n’était pas la fille de son père, et elle n’a pas reconnu Ulysse après 20 ans de séparation. Seuls son chien Argos a su…

Mes mouettes ont des couettes

À Paris, les mouettes nous réveillent tôt le matin, spécialement le dimanche. Elles rentrent dans mon nid et me secouent les puces. Elles disent : « sors de ta couette ou alors fais-nous des couettes ? » Ces mouettes viennent de Papeete (vol régulier 24h) avec un message de la petite crevette mi-tahitienne mi-bretonne. Dans sa lettre,…

Tutu va se baigner

L’expression « Tutti va bene » s’est déformée avec le temps dans mon village périphérique de Paris ouest. Mon jeune voisin « Céleste » me demande lorsqu’il me croise, sur ses patins, « Tutu va se baigner » ? La première fois, j’étais quoi, interloquée, bouche bée. Désormais, je lui réponds « Tata n’aime pas l’eau ». Et notre mode de question réponse…

Vœu en sortant du pieu (à notre futur président)

Cher futur président, Nous nous accordons tous à penser et à dire que le sujet ou l’argument des 35h tourne en rond. Dans le monde politique, quel que soit le courant d’appartenance, les idées ont du mal à se concrétiser. C’est comme une mayonnaise dans une centrifugeuse qui n’arriverait pas à prendre. Vous ne savez…

Un baiser marin dans les profondeurs de Chichibu

Jeudi 12 janvier 2017 22h30, le vent souffle à plein poumon, la tempête bouscule la moitié nord de la métropole et pour couronner, le tout, sans tirer les rois, mon plafonnier joue à cache cache avec la reine de la nuit. Sous mon toit, la structure tremble, ma cheminée chante « ramona », c’est la fête, le Zim…

D’un écran à l’autre

Quand nous étions petits ou ados, pouvoir regarder le petit écran (la TV pour la génération Y) c’était autorisé par les parents, à certains moments de la semaine et sous réserve d’avoir terminé ses devoirs. Aujourd’hui, un autre écran a détrôné le petit écran, c’est celui du monde connecté du smartphone, de la tablette ou…

Retors a tort (encore)

Retors (mon chien) ne sort jamais sans se départir de son ressort naturel. Il se dit qu’il ne peut être tordu qu’en restant souple sur ses rotules. Son côté filou lui donne du fil à retordre mais il en fait fi avec son masque de loup. Quand il a tort, retors adore, car il maîtrise…

Quand l’encre de seiche sèche, les pâtes n’épatent pas

Une vie sans ancrage, ni horizon, ne serait pas rythmée, c’est un peu comme la mer sans marée. La vie est aquatique ou elle n’est pas. Quand j’écris avec mes dix doigts un article, je me sens pousser des tentacules comme si j’étais un poulpe. J’évolue tel un invertébré, dans des eaux troubles et inattendues….

Le diable est dans les détails

Tout le monde connaît cette expression « le diable est dans les détails », de même que cette association ou plutôt cette dualité, « pas de diable sans Dieu ». Par conséquent « où est Dieu » s’il n’est pas dans les détails ? Cela présuppose que Dieu est, autrement dit qu’il existe, et sur ce sujet, tout le monde n’est…

« Médor pas » tel est le nom de mon chat

Chacun vit avec le chat qu’il peut. Le mien, je l’adore, il s’appelle « Médor pas ». Il ne ressemble qu’à lui, il saute de son fauteuil, à la tombée de la nuit, quand je ne dors pas. Il me surveille jusqu’à mon départ dans les bras de Morphée. Son oeil de sphynx n’est pas sans rappeler…

Signe distinctif : je suis jaune et orange

Le jaune et l’orange me remplissent les yeux, nuit et jour. Sans ces couleurs qui me rapprochent du soleil levant et du soleil couchant, il me manque l’essentiel, mon oxygène de couleurs. Le jaune et l’orange c’est de l’or pour mes yeux. Ces couleurs ouvrent mon regard. Elles sont là, omniprésentes, elles me tiennent debout,…

Une semaine sans lundi

C’est la nuit, lundi n’a pas fini son tour du cadran et mardi arrive à pas feutrés. Ma tête se cale sur deux oreillers, proche du sommeil, un oeil de côté. En son centre, un réseau de flux d’informations délire en mode binaire, et, de la combinaison de 0 et de 1, aboutit un résultat…

Un renne et une roi 

Le féminin et le masculin ne se conjuguent pas naturellement dans la langue française. Et pourtant, le genre c’est un sujet d’école … Donc, à Vendôme, le Renne propose des tours en avion. Il est drôle ce renne car il aime Etienne Daho le Rennais. Les oreilles en guise de casque, il chante à tue…

Le samedi lutin

Se coucher à 3h du matin après une belle nuit de discussion et de dégustation multiple, passée en bonne compagnie, c’est un mode de régénération qui donne des ailes et accélère la pousse des poils. Ce samedi je me sens lutin, j’ai laissé ma nuisette au placard, je détache mon regard noisette pour traverser le…

Un chien cyclope nyctalope 

J’ai adopté un chien. Il s’appelle Lux, tellement son intelligence oculaire est lumineuse et il vient de Ur en Mésopotamie. J’ai déposé une annonce « adopte chien cyclope nyctalope » et le Père Noël me l’a livré il y a presqu’un an sur le canapé en descendant directement de la cheminée. Depuis, il n’a pas bougé. Car…

Songes étranges

L’hiver, le poil protège. L’été c’est loin d’être esthétique et pas très aérodynamique.  En conséquence, je revendique la possibilité de troquer ses poils contre des ailes. Oui, mais pas n’importe quelles ailes, des ailes d’anges ! Au choix celles de l’angelot de la Cathédrale de Berlin ou celles d’un ange (barbu) du jardin du Luxembourg voire…

Vorfreude (l’anticipation joyeuse de celui qui imagine un plaisir futur)

Parfois, j’ai les crocs ! Vous souvenez-vous de cette affiche faisant l’apologie de la lecture, Gérard Philipe, les yeux exorbités, dévoreur de livres, et affichant un sourire de délectation ? Cette publicité décalée orne certains murs d’une des boutiques de Gibert Joseph boulevard St Michel. L’amour des mots, des livres, de la langue. Et la…

Le cerf is back : il aime la nuit et ne sort jamais incognito

C’est vendredi soir et mon ami le cerf ne peut résister à l’idée de sortir du côté de la forêt forêt. Il se prépare, s’habille, se déshabille, s’amuse, et danse sur « light my fire ». Tel un sapin de Noël, il pense qu’il ne se fera pas repérer. Il a des idées bizarres, et il ne…

Bon pied bon oeil : attention au wild rabbit

Ce lapin là, il est plutôt discret d’habitude. Mais ce soir, il tape du pied car il se demande pourquoi je ne dors pas. Après enquête, il semblerait que je n’ai pas suffisamment respecté le palier de décompression entre le 4eme et le 5eme étage, un peu plus tôt dans la soirée. Je vais m’oxygéner…

Allons zi allons zon : zig boum zong zong

Tiens, c’est octobre ! Un mois octogonal en BRE, qui se conjugue avec le début de l’air froid, celui qui passe à travers le toit, et qui s’immisce dans le nid, pour mieux tutoyer mes oreilles jusqu’aux doigts de pieds. Les mouches de l’été se sont rencardées, au-dessus de ma tête. La musique sort de leurs…

Un gramme de légèreté : nourriture cosmique

Un jour, ou l’autre, sans le savoir, nous croquons ou plutôt avalons des insectes. La nuit la bouche ouverte, le jour en pédalant sur nos vélos imaginaires. Les insectes sont parfois comiques, ils se moquent de nous et de nos dents plus ou moins mordantes, incisives, ou sages ! Ces dessins sont de Rébécca Dautremer…