A la recherche des œufs …

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Je suis gâtée, les œufs de Pâques sont venus par la Poste de Guérande jusqu’au nid parce que je ne ponds pas ou plus, une douce surprise de la Capitainerie ! Alors je fais semblant de les chercher, en jouant, à quatre pattes, c’est ridicule, comme d’autres choses de la vie ! Sauf que rien n’est absurde pour un enfant, c’est ce secret qui protège contre tous les virus, et rend fort et léger !

Dualité : guerre et paix en temps de Covid-19

Avec le Covid-19, sommes-nous vraiment en situation de guerre ou n’est-ce pas plutôt le moyen de faire la paix avec soi-même et d’arrêter de malmener la terre, les océans, la nature et l’homme ? Si c’est un signal pour nous amener à réfléchir de manière contrainte ou opportuniste, question de point de vue, à notre manière de vivre, et d’aller réellement vers plus l’entraide comme un choix de société, et de bienveillance à titre individuel, alors on aura véritablement gagné toutes les guerres et surtout en sérénité en choisissant le chemin de la paix avec l’environnement et nous-mêmes. 

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point » dit le Proverbe. Nous vivons un temps de réflexion suffisamment long pour ouvrir les yeux autour et au-dedans, une aubaine pour tenter de regarder les fureurs du monde et d’apprendre à les écouter avant d’agir et de foncer comme si de rien n’était. Se poser, se reposer, pour se ressourcer et choisir la vie plutôt que la course après la vie !

Avant c’était la guerre

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Maintenant, c’est la paix

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What a wonderful world …

Comme mon Papa, j’adore ce titre interprété par Louis Armstrong, « What a wonderful world ». Il a été composé en 1967 par un duo d’artistes et Louis Armstrong a reçu 250 $ pour l’enregistrement car il voulait une juste répartition de la rémunération entre ses musiciens et lui. Comme souvent, pour les œuvres avant-gardistes ou géniales, le morceau n’a pas marché aux USA alors en pleine ségrégation raciale et guerre du Vietnam et à l’inverse il a conquis les auditeurs en Europe. Depuis, le film « Good Morning Vietnam » sorti dans les années 80, le titre est ressorti en single et est devenu un hymne aux Etats-Unis.

Je vous invite à écouter cette autre version sachant qu’il en existe plein d’autres qui valent le coup.

De quel monde voulons-nous pour nous, nos enfants, nos neveux, et les générations futures ? Ce qui est certain c’est que le confinement est un moment, une pause, propice aux questionnements, une étape nécessaire avant d’oser se remonter les manches et de stopper la machine infernale dans laquelle nous nous sommes laissés embarquer. Ecouter les oiseaux, se laisser surprendre par le printemps, l’éveil de la nature mais aussi par la chaleur de l’amitié et le renouveau de la vie incarné par les enfants, assurément, nous le voulons. What a wonderful world, oui, pas seulement pour quelques semaines ou 2 min de chanson …mais pour l’éternité, autant que nous serons conscients de la fragilité du monde et des relations humaines, et de l’engagement que cela demande de le préserver…et nous tous, avec et ensemble.

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Idées d’évasion entre deux coups de savonnettes

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– Ballets : j’ai vu le Lac des Cygnes chorégraphie Nouréev – un classique, superbe de l’Opéra de Paris sinon
* Courez voir « decadance » de Ohad Naharin c’est FABULEUX https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/deca-dance?s
* Prenez un bol zen devant ces 7 min de Breathing d’Aurélie Dupont chorégraphié par Hiroshi Sugimoto https://www.operadeparis.fr/3e-scene/breathing
Plateforme de streaming culturebox de France Télévision : https://www.france.tv/spectacles-et-culture/
– Opéras de Paris et d’ailleurs Lyon…
– Concerts : j’ai vu celui de Lucas Debargue – un jeune pianiste français jouant Scarlatti au piano dans le théatre de la Reine Marie-Antoinette de Versailles – bel écrin et ces sonates sont merveilleuses https://www.france.tv/spectacles-et-culture/1136883-lucas-debargue-joue-scarlatti-au-chateau-de-versailles.html
Plateforme de la Philharmonie de Paris : https://live.philharmoniedeparis.fr/concert/1092721/
Plateforme de la Philharmonie de Berlin : https://www.digitalconcerthall.com/en/live
Plateforme du MET : https://www.metopera.org/
Films, documentaires en replay sur Arte
– Documentaire incontournable sur 2 féministes géniales, brillantes, et impertinentes Delphine Seyrig admirable actrice et femme, compagne de Samy Frey et Carole Rossopoulos documentariste pleine d’esprit et d’audace
– Documentaires sur les musées du monde : j’ai regardé ce matin celui sur le Prado c’est juste génial. Commentaires passionants d’un historien d’art British brillant et destroy, de la cantatrice mezzo soprano Joyce DoDinato et d’artistes avec de la réalité virtuelle
– Des concerts à la carte dont celui de Francesco Tristano qui compose, joue Bach et Stravinsky sur la scène du Châtelet
– Films : en ce moment Nanni Moretti est à l’honneur si vous voulez regard un film icônoclaste sur l’enseignement, foncez sur « Bianca », son 1er film, avec Laura Morante, c’est fabuleux de décalage, de poésie !
Théatre :
https://www.comedie-francaise.fr/ outre les pièces du répertoire en streaming, goûtez sans modération les suggestions de lecture et choix d’alexandrins via Podcasts des comédiens suivants :
– Denis Podalydès https://soundcloud.com/user-860376217-312402602 « le printemps adorable a perdu son odeur » extrait du Goût du Néant de Charles Baudelaire
– Véronique Valla https://soundcloud.com/user-860376217-312402602 « où suis-je, qu’ai-je fait, que dois-je faire encore » dernier acte d’Andromaque de Racine
Toujours sur CultureBox la plateforme de France TV
Folk/pop :
– Bob Dylan a mis en ligne un inédit « Muder Most Foul » sublime chant de 17 min sur fond de cello/piano https://youtu.be/3NbQkyvbw18
– Neil Young « confiné » en pleine nature au fin fond du Colorado, sous la neige, et ensuite devant une cheminée qui crépite, un de ses trésors archivés accessibles à tous « fireside sessions » filmé par sa femme Daryl Hannah https://neilyoungarchives.com/movie-night
Improve vos connaissances sous un angle ludique dans le domaine des Arts :
https://mooc-culturels.fondationorange.com/ Celui sur la couleur est topissime
Idées de lectures :
– Le lambeau de Philippe Lançon Gallimard – récit du journaliste rescapé de l’attentat de Charlie. Outre le fait qu’il ait reçu de nombreux prix littéraires, c’est un GRAND livre, un récit intimiste et universel, quand la souffrance n’est pas qu’un état de l’être mais un être. La manière dont il parle de son retour à la vie est forte, juste, et pleine de respect pour le corps médical. Il a eu 17 opérations de la machoire en 9 mois. Le portrait de sa chirurgienne Chloé est un hymne qui me semble on ne peut plus d’actualité.
– Sinon j’ai adoré « Kyoto Song » de Colette Fellous chez Gallimard, entre poésie, haïkus de Basho sur fond de promenade dans Kyoto, et des références à la culture japonaise, aux films d’Ozu et surtout des impressions de cette élève de roland Barthes, accompagnée de sa petite fille, pleine de vie et de fraîcheur.
– Je lis en ce moment un pavé de Richard Powers, l’un des plus grands romanciers américains « le temps où nous chantions », une histoire sur plusieurs niveaux (la grande sur fond de ségrégation et la petite au sein d’une famille dont le chant est la colonne vertébrale, le père un scientifique parle du temps, d’Einstein et c’est saisissant. Il y a un passage sur la fonction ondulatoire de Schrodinger. Pour le reste, le style est de cet acabi : « c’est nous qui faisons le processus. Nous nous rappelons le passé et nous prédisons l’avenir. Nous sentons que les choses vont de l’avant et l’après….le temps est notre manière d’empêcher que tout arrive d’un coup …ou encore…commen veux-tu que les choses se terminent ? que feras-tu s’il n’y a pas de fin ? « dans un mouchoir de poche, dit-il. Photo à l’arrivée. Sur la ligne d’arrivée. »
Sinon allez sur ebooks, Jack London « l’amour de la vie » le livre que Lénine se faisait relire lorsqu’il était sur son lit de mort (fun !), « construire un feu », les grands espaces
Et surtout, prenez soin de vous et des autres.

Confinés mais pas finis ! (Ode à la joie par le Philharmonique de Rotterdam)

Ce matin, lever aux aurores, 6h30 heure d’hiver, c’est le jour des courses, les premières depuis le 1er tour des municipales. Dans mon quartier, le Monoprix assure un service de qualité toute l’année y compris le dimanche. Je précise que je n’ai pas d’actions dans le Groupe Casino Monoprix…Situé tout près de la place Péreire, en haut de la rue de Courcelles, j’étais deuxième dans la queue à 8h56, pour l’ouverture. Mon prédécesseur d’allure sympathique et souriante, a répondu à mon bonjour, et s’est révélé un peu nerveux quand les aiguilles du téléphone ont marqué 9h sans que les portes daignent s’ouvrir. Il a regardé sa montre et il s’est retourné vers moi en me disant, ils continuent de préparer, un rictus aux lèvres, derrière sa barbe grise. A l’intérieur, peu de personnel, nobody aux caisses avec échange physique et de postillons potentiels. En ces jours de confinement, l’employeur optimiseur nous encourage, peu mollement, à recourir aux caisses du libre service ou à l’application de son smartphone pour passer les articles sans oublier de payer comme a tenté de le faire benoîtement un client. Pour les plus âgés c’est plus compliqué mais l’entraide est là, et se communique bien, entre masques et bergamasques. Les rayons côté frais sont minimalistes, plus d’oranges bio (mon côté bobo) hormis les 5 qui se battaient en duel que j’ai enlevées dans leur filet. Je me suis prise pour un pêcheur de la Turbale, avec ma tenue de mousse, mon Captain dans le cœur sous ma marinière.  Sinon, les rayons pâtes et le riz étaient dévastés, côté PQ je n’ai pas été vérifier, de toutes façons on peut faire sans, si la rupture de stock était avérée ! Je vous ferai un dessin bientôt !!!

Enfin de retour, sur le canapé en train de savourer un café avec ma dernière tranche de cake maison aux figues confites et à la cardamome. Difficile de savoir si se laver les mains suffit, certains passent les légumes et les packagings à l’eau avec de la javelle et ça leur prend 2h à chaque fois. Je ne sais pas, c’est peut-être mieux, mais franchement je n’ai pas envie de rentrer là dedans. Les processus ça finit par être lourd, ça suffit ces conneries côté boulot ! Il faudrait plus d’humain nous a dit un grand chef pour les vœux eh bien allons-y allonzon comme le dit Jean-Paul Belmondo dans Pierrot le Fou !

Vivre dans un Paris désert sous un ciel bleu perlé de nuages en mouvement, c’est étrange, en ces premiers jours de printemps 2020. J’ai le sentiment d’être là sans l’être tout à fait, je ressens cette ambiance de fin du monde, ou plutôt de fin d’un monde, comme une oppression, une chape de plomb avec une vis sans fin. Mais, ô joie, nous sommes tous confinés sur une période indéterminée, sans être totalement finis ! Nous avons usé et abusé de la planète, le réveil est dur, violent comme le vent de cette nuit, néanmoins nous savons que ça sent l’étape initiatique du ici et maintenant, et que l’Espoir brille au loin. Car l’Homme est ainsi fait, il tombe, il se fait mal, il se relève et rebondit, et tout au fond de lui, il croit en son destin de perlimpinpin et point.

Exemples : Bob Dylan a sorti un inédit de 16 min sur fond de piano et de violoncelle, un texte d’outre-tombe, sublime « murder most foul » et Neil Young une vidéo « firesides sessions II » d’une trentaine de min filmée en plein Colorado sous les flocons de neige puis devant la cheminée de sa maison où il vit des jours paisibles enfin naturalisé américain après 50 ans de vie sur le sol américain. Ou encore cet Ode à la Joie de Beethoven filmée et enregistrée par les musiciens de l’orchestre de Rotterdam chacun chez lui, autant de morceaux de musique et de vie rassemblés et orchestrés par un magicien du montage pour faire résonner la musique de ce grand compositeur sourd dont on fête les 250 ans de la naissance. Et tellement d’autres initiatives créatrices donnent de l’espoir. Sans parler du personnel soignant sans lesquels nous nous terrions voire nous nous tairions encore davantage et pour l’éternité !

Avant de poursuivre mes activités at home, et atomiques, la morale de cette histoire ne serait-elle pas de savoir conjuguer l’art d’être con, finement, et d’apprendre à en sortir avec intelligence et humour en se recentrant sur l’essence du ciel !

Vive la vie, l’amour et l’humour !

 

 

John Donne et Caspar David Friedrich : d’autres compagnons de route

Sans ma sœur la Poésie, qui me prend la main et aiguise ma plume et sans l’œil des Peintres, qui m’ouvrent la vue vers des perspectives et des couleurs insoupçonnées, je ne ressentirai pas les nuances de notre monde multiple et indivisible auquel nous appartenons.

Caspar David Friedrich peintre du romantisme allemand du 19eme siècle a su traduire l’emprise fascinante de la nature sur les Hommes. Ses tableaux emprunts de mélancolie disent l’essentiel. Ainsi ce moine qui regarde la mer, telle une ombre, confondue avec le gris du ciel et des vagues en pleine tourmente. Et que dire de cette femme qui lit dans un jardin, entre nature et culture…Je n’y vois pas la peinture de la solitude dans son acception de mal être mais au contraire le témoignage de l’importance de savoir se ressourcer pour mieux être au monde.

Personen / Künstler / Friedrich / Werke / Meer
Friedrich, Caspar David (1774 – 1840), Deutscher Maler der Romantik; « Der Mönch am Meer »; Gemälde / Öl auf Leinwand von Caspar David Friedrich, 1809, 110 x 171,5 cm Original: Nationalgalerie, Staatliche Museen zu Berlin / NG 9/85 Standort bitte unbedingt angeben!; Foto: Jörg P. Anders;

Parce que je me sens on ne peut plus Européenne, j’ai convié John Donne un poète anglais du 16/17eme siècle, humaniste, qui me semble avoir tout dit.

“Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne.”

« Il n’y aura ni nuage ni soleil, ni obscurité ni éblouissement-mais une seule lumière. Ni bruit ni silence mais une seule musique. Ni peurs ni espoirs mais une seule possession. Ni ennemis ni amis mais une seule communion. Ni début ni fin mais une seule éternité. »

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Plutôt baroque ou haut rock ?

8DD2EAD6-1BAE-4B94-974D-994524F4147ESans musique, j’éprouve le sentiment et la sensation physique du manque, de ne pas être pleinement en vie. La musique m’a parlé avant même que les mots trouvent le chemin de ma tête et de mon ventre. Elle me prend aux tripes, me bouscule et m’invite à sortir de ma grammaire humaine. Elle me semble venir du monde du divin, ce pays indéfini, sans frontière, absent de la mappemonde, pourtant réel et libre, cet ailleurs indescriptible que je retrouve surtout chez Bach Mozart et Ravel. Tous 3 sont de savants orchestrateurs, des inventeurs du dialogue instrumental (dont la voix en particulier chez Mozart), et aussi des enfants joueurs et un peu fous, défiant les modes et les influences. En ce moment, je les sens on ne peut plus présents, de vrais compagnons de route qui me donnent à espérer car ainsi est ma raison de vivre.

En ouvrant le dictionnaire, je lis et découvre que l’adjectif « baroque » signifie en 1er lieu « irrégularité bizarre », puis suite au moment artistique du même nom qui s’est développé du 16 au 18ème siècle, il s’enrichit d’un autre sens « la liberté des formes et la profusion des ornements ». J’aime particulièrement la musique baroque, mais aussi l’architecture baroque mais à moindre dose car le côté crème chantilly finit par m’écœurer. Mais surtout je me réjouis aussi que les mots de notre belle langue lui donne un relief que je ne lui connaissais pas. 

Aujourd’hui et depuis hier, je me nourris de Scarlatti (j’ai l’objectif d’écouter l’intégralité des 555 sonates pour clavecin par Scott Ross, un génie fou lui aussi, mort jeune du sida) mais surtout de JS Bach inclassable. J’ai re-écouté les 6 concertos Brandebourgeois, composé alors qu’il était à Cöthen vers 1717 dans la même période que les 2 concertos pour violon BWV 1041 et 1042 et que le double BWV 1043 qui comporte cet air sublime de la Sicilienne (2ème mvt). Je crois qu’un concert avec Hilary Hahn est disponible en replay sur Arte interprétant ces 2 concertos pour violon.

Sur ma chaîne HiFi j’écoute maintenant Jean Rondeau, le jeune claveciniste dans son interprétation de Rameau enregistrée au théâtre des Bouffes du Nord. Le disque s’appelle «Vertigo », il me retient le souffle alors que nous sommes suspendus à ce virus qui nous confine tous dans nos chambres, et une fois la dernière note envolée, je me murmure comment vivre sans musique ?

 

 

 

 

 

 

Relire Pascal

En cette période pré-printanière qui invite à butiner le museau en extérieurs, il est difficile mais vital de relire Pascal ou tout du moins cet extrait, de l’observer, et de le respecter à la lettre « tout le malheur des hommes vient de ce qu’ils ne savent pas rester au repos dans une chambre. »

Le dessin invite au voyage, notre dessein à tous est de rester sage, et bienveillant.

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Quarantaine illimitée en compagnie de Baudelaire

Avancer, vivre, marcher, respirer, en petit animal docile, respectueux des consignes et des règles et surtout rêver, en embrassant ce secret espoir de retrouver le sens des choses élémentaires, l’apprivoisement de la Terre et de sa fragilité grâce la poésie par exemple. Baudelaire n’est-il pas une ressource nécessaire en ce moment de quarantaine illimitée ?

 

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Le jardin et le musée Rodin

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Barbara Hepworth au musée Rodin : la claque

Il faisait beau hier, à Paris. Avec Mr T, nous avons déjeuné, marché, et pris les formes – sculptures et mots – de Barbara Hepworth, temporairement exposée au musée Rodin, en plein corps. La forme touche, creuse, interroge, rebondit, élargit, modifie le regard et mon rapport à la nature, aux êtres, à la vie, et à l’essence du ciel. Mon oeil en a conservé une mémoire numérique, que je me réjouis de vous mettre en partage.

Barbara H. a rencontré Brancusi, Giacometti, Arp, Mondrian, Kandinsky, Picasso et Braque au début des années trente, à Paris; elle était anglaise, a étudié à l’école des Beaux-Arts à Londres puis au Royal College en même temps qu’Henry Moore, a vécu avec Ben Nicholson une vingtaine d’années, et ses dix dernières années à St Ives en Cornouailles avant de s’éteindre à plus de soixante dix-ans. On connaît Henry Moore, et Ben Nicholson, on connaît moins Barbara Hepworth, …C’est le moment de parler de cette femme immense artiste.

Il a suffit de quelques photos et j’ai été saisie par la force de son regard, ses mains.

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C’est une dessinatrice pour commencer, comme tous les sculpteurs.

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C’est aussi une peintre.

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Et, maintenant, allons du côté de son atelier.

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Et lisez ses mots

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Sa correspondance (plus bas, notamment avec Calder).

Enfin, observez, regardez, voyez ses sculptures vivantes…

 

 

 

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Merci Mr T.

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Le badge pour W.

CFB6DBFC-121F-4C8D-961D-684F8BB72FE71ACEEB77-346A-4053-9368-8E8EBF9343D5Pour pouvoir être résidente régulière du siège, je suis allée au bureau des badges, le créneau était serré, 13h30 – 13h45, un quart d’heure le temps de se faire tirer le portrait ! C’était épique époque.

« Non, mais là ça ne va pas vous souriez à pleines dents ! » « Souriez mais montrez moins les dents ! » « Ah, ça ne va pas non plus car on voit toujours un peu les dents, on ne doit pas du tout voir les dents et puis pour un badge de travail on ne sourit pas trop ».  J’ai fermé la bouche en esquissant un sourire coincé. Ça a plu au bureau des badges. « C’est mieux, vous souriez discrètement… »

 

Retour sur l’expo géniale Wouters & Hendrix

Le musée permanent sur le diamant DIVA vaut le coup d’œil. Quelques atomes de carbone, un bon tri et de la taille et le tour est joué enfin le raccourci est aisé et l’Art autrement plus difficile. Le calice en forme de chouette repose sur une noix de coco…

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Ce qui m’a le plus emballée c’est l’exposition temporaire Wouters et Hendrix deux designeuses de talent.

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Dernière journée à Anvers

CEB5E97A-BBFE-412F-8FCE-856542612DFFPluie comme vaches qui pissent en troupeau, j’étais pourtant déterminée à sortir et à visiter le musée du diamant DIVA au nord de la ville et au bord de l’estuaire. C’est très beau mais c’est l’expo temporaire que j’ai adorée. Précisions dans un autre article.

Déjeuner dans un café « de pottenbrug » qui me semble digne de se poser, j’ai réservé en passant hier car c’était plein.
Anguille fumée maison au raifort puis riz de veau. Une bière Duvel pour accompagner le tout. Le chef se déplace et m’a détaillé les propositions. Top !

Mon parapluie orange en provenance de la Tate Modern m’a fait penser à un animal effrayant, un insecte aquatique géant !

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J’attends le premier plat…

 

(La suite) au bar de l’hôtel espagnol et vive l’Europe !

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Oui la suite…Imaginez, dans le bar de l’hôtel, à ma droite, une vieille bigote, carré blond, pull bleu nuit en cachemire, col roulé, une jupe en flanelle grise, des collants opaques sombres, chaussée de ballerines, elle ne ressemble pas à une renarde rusée, mais à une vieille souris, ouf, j’ai eu un moment de frayeur (cf article précédent) ! Je respire, elle remet ses jambes droites, je me concentre sur mon blog. Elle boit une bière légère et mange du fromage une pâte cuite (le mien du bleu affiné). Elle est Flamande, elle n’aime pas les chips, enfin, elle passe son temps sur son portable. Le sujet de tous les passagers single de la soirée. Ici, on parle Anglais, sauf elle. Elle vient de se faire servir une 2ème bière, je suis à la moitié de la mienne. Le Français parle le Belge boit !

Nota : Le renard ne parle pas Anglais, il suffit de regarder Trump ou Johnson, ils sont roux mais pas rusés, faut voir, pas si simple…

Au bar de l’hôtel NH Collection

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Ce soir, je reste au chaud, trop frisquet dehors, et je bois une bière en provenance du nord de la Belgique, de Malines, la Gouden Carolus, un brassage préparé à l’origine pour l’empereur Charles avant ses parties de chasse, lorsqu’il s’apprêtait à tuer le renard ! C’est net, je sais ce qu’il me reste à faire !

J’ai la tenue complète…photographiée cet après-midi dans un magasin de renommée internationale, nord européen, connu par ses 2 initiales et un & qui les séparent.

Enfin, après le festin de ce midi, il me faut être raisonnable, le renard semble une proie trop rusée pour l’Aneth pas vraiment Superwoman…

 

Festival de saveurs : chez Nathan

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C’est très japonais en termes de présentation et de saveurs. Les herbes, le yuzu, le poisson cru, les lentilles, la viande persillée et le mariage orange sorbet cassis, autant de délicatesse que Marguerite de Lorraine n’aurait su contenir !

Alors, heureuse ?

Oui

Et après ?

Après, je l’aurai en moi, oh là là !

 

Fleurs peintes ou sculptées : votre préférence ?

Voici des fleurs cueillies pour vous sur un mur de la maison de Rubens, jardin vertical habillé de peinture pour cette pièce et non de cuir (de Cordoue).

Bientôt la St Valentin, fête marketing chère aux fleuristes du 21ème siècle, pour les reposer je propose un festival d’irruption de béton, du « concrete » de boutons de fleurs imaginaires …en guise de bouquet.

Et surtout vive l’Art qui nous rend vivant et transgresse l’Amour et la Mort.

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Maison musée de Rubens

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Mercure est de l’aventure…dieu du commerce entre autres…

 

 

Dernières petites pièces du puzzle de la journée

À Anvers, les laveries parsèment les rues comme aux USA. Peut-être que les appartements sont petits, peut-être qu’on se lave moins (n’importe quoi), peut-être que les tuyauteries sont fragiles et fuient, peut-être que c’est un lieu de rêverie ?

C’est fait, j’ai osé passer par les rues des diamantaires, le triangle d’or, aucun prix affiché en vitrine. D’aucuns racontent que 80% des diamants taillés dans le monde passent par Anvers donc, si vous avez des commandes, je suis sur place, ça vous fera économiser les frais de port !

Au chaud, on est bien après une longue journée de marche, j’assemble les pièces du puzzle…

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L’exposition au musée de la photographie de Stephan Vanfleteren dont la reine Béatrix – extraits :

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La ville est en travaux, partout partout partout.
Affiche de l’artiste exposé au HKA le musée d’art contemporain de ce matin :

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Le Nez Rouge

Il fait froid, j’ai le nez qui rougeoie et l’œil droit qui pleure (et poudroie). D’un polo rayé orange, j’ai couvert ma peau de petit dragon d’Anvers. Je suis saoule après 3 gorgées de bière. Que du verbe cette petite herbe enflammée, allez carotte et pantin, jouons et regardons ! Mes cheveux hirsutes crient zut sur cette longue table de ferme où je somnole. Le jazz scintille dans mes oreilles au bout de la flamme d’une bougie.

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Quartier du Zuid

Quatrième jour à Anvers, c’est le moment du voyage où je pars en surfant sur la force du vent, bien glacial aujourd’hui. Loin de tous commerces, je pars vers l’estuaire en traversant le quartier des ultra-orthodoxes diamantaires, principalement des Hassidim (qui font partie des Haredim) qui développent une communion joyeuse avec Dieu par le chant et la danse. Les femmes portent des fichus qu’elles arrangent en forme arrondie, comme une kippa et les hommes revêtent des chapeaux en feutre haut et tous sont emmitouflés dans des habits foncés. Ils font du vélo comme nombre d’Anversois et même DHL !

L’idée aujourd’hui est de visiter le musée d’art contemporain le M HKA et le musée de la photographie qui se situent dans le quartier du Zuid, apparemment devenu un lieu branché. Les façades arts déco et nouveau sont légion. C’est parti !

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Move on up …

Un billet de 200€ – faux certainement – trône au-dessus de la porte des cuisines du bar. Curtis Mayfield entonne « Move on up » on est en pleine « blaxploitaton », je suis stoïque, j’entends les basses les aigus et le Flamand. Dehors le vent ronfle et souffle fort. Faut que je rentre. « Cash only I am afraid… »

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Tripel blond : je commence les choses sérieuses !

Estaminet à Anvers, le Bruin Café, je bois une tripel blond, une Papegaei, franchement bonne. Du houblon et de la légèreté qui doit titrer à 6 voire 8 degrés ! Forcément ça remet à l’endroit du côté de l’horizon sauf que je suis cassée en 10 min. Côté déco, c’est petit, marron au plafond, avec des moulures, de vieilles banquettes en cuir, un lieu chaleureux assorti d’un bar en demi cercle. La musique est variée, principalement du rock tranquille. Le serveur est sympa. J’aime beaucoup, un QG pour la vie. La vie qui va la vie qui tangue la vie quoi !

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