Sur ma bouche : la beauté du grain 

Sur ma bouche, ou plutôt juste au-dessus, un petit grain de beauté s’est dessiné, jusqu’à prendre pied puis racine. Peut-être est-ce le doigt d’un ange, qui passait par là, qui l’a semé, puis a transformé la surface de ma peau en un terreau fertile. Les grains de beauté se sont donnés le mot, ils se…

J’avais 7 ans

D’aucuns disent qu’on ne change pas, fondamentalement. D’autres, parfois les mêmes, pensent qu’il faut un certain temps pour apprendre à comprendre le monde et à travers les autres, se découvrir et apprendre à se connaître, pour mieux devenir soi. Aujourd’hui, je me dis que j’aime toujours les pois (cf photo d’école), que je continue d’apprendre…

En passant, ma chouette n’aime pas trop Cendrillon

En passant je regarde autour, avec une approche globale du mouvement, mon déhanché ne dénote pas sur le portrait du monde. Etrange spirale, soudain le tout synchrone et homogène s’efface pour laisser place à la singularité d’une rencontre, qui me saisit en retour, une forme de sortie de route, ou quand un électron tire un…

Ma chouette : une drôle de fée clochette

Dans la mythologie grecque, Athena, symbolisée par une chouette, porte un casque guerrier, prête au rapport belliqueux pour protéger la ville d’Athènes. Depuis dimanche dernier, ma chouette protectrice, en carton bouilli, n’a pas changé de peau mais de chapeau, elle revêt désormais une petite cloche pour sonner le tocsin lorsque c’est l’heure. « Oui, mais de…

Quand ma chouette me joue des tours

Ce matin, ma chouette voulait voir les choses de plus près, elle ne supportait plus de voler dans le flou. Pourtant, je lui ai dit que sa vision de myope présentait des avantages mais elle s’en fout, ma chouette, elle pense savoir que c’est mieux ainsi. J’ai sorti ma trousse de chirurgien et je lui…

Bas la patte, « touche pas à ma moustache » !

L’épopée pop de ma vie vient de mon panache et de mon héritage capillaire. Il semblerait que ma coupe de cheveux de playmobil m’aide à voir les choses du côté rose de la face pour ne pas dire de la fxsse ! A la recherche du look le plus ringard, je convoque la princesse Leila,…

J’ai rêvé de la lune

Je ne confonds pas, je suis à fond dans la recherche de sens et de clarté. Et pourtant, cette nuit j’ai rêvé de la lune et j’avais les pieds sur terre ou plutôt j’étais allongée sur un lit. Le rêve fait vivre mais vivre n’est pas un rêve, c’est une réalité où le rêve est…

Herbe ravélienne 

Je bois de l’orge grillée, un breuvage tout droit sorti du pays au soleil levant. Je m’hydrate, je me rafraîchis, allongée sur le parquet, telle une herbe presque sage, au milieu d’un courant d’air. Il fait plus de 30 degrés celsius dans le nid, je cuis, et je m’évapore. Tiens je fume du bulbe… J’agite…

Et si on ne passait pas sa vie à passer à côté de la vie ?

Ce soir, j’écoute mes idées bouger, s’éveiller, me bousculer, elles iraient bien de l’autre côté du mur crânien, faire des choses, transformer en réalité leur vision du monde, mais en même temps, elles sont très bien au chaud, à oser des circonvolutions sans queue ni tête, à faire des loopings qui ne servent à rien…

Un drôle de cycliste

Le tour de force de ce cycliste, pas comme les autres, c’est de cloper tranquillement, en mode arrêt, à contre-sens, rue de Turenne, à l’entrée de la place des Vosges, un dimanche après-midi. Il se laisse regarder, photographier, il sait ce qu’il fait. Même sans toucher à son gouvernail, il tient son cap, et rit…

De la légèreté de l’oeuvre sculptée

Parfois, on veut du lourd, du consistant, du roboratif, et puis, à d’autres moments, on sent l’envie du léger nous gagner, celui du vide qui remplit, de l’éphémère qui s’insinue sans peser. En avançant la tête, je scrute, et je déroule les fils de mon cerveau. Je tisse un projet sans dé ni hasard, une histoire…

Incognito hi hi ou oh oh

Parce que la nuit tous les chats sont gris, je deviens souris, et je miaule, en silence, en remuant mes moustaches. Croisant le regard d’une inconnue en kimono, je lisse mes poils, et les enroule autour de ses bigoudis, avant de fermer les yeux, les joues fardées par l’agitation de mon sang vendômois. Je l’entends fouler…