Pâquerettes loin de Paris : à la campagne la moquette fleurit !

La pâquerette, au printemps, se peigne et soigne sa coupe. La tête hors du sol, elle s’aligne avec le soleil, une collerette autour de son œil de cyclope nyctalope, l’arête au milieu. Pour écouter gazouiller les oiseaux, la petite fleur s’étire en longueur, la tige enserrée sous ses talons. Incapable de les accompagner en jouant…

Brantes, au pied du Mont Ventoux

Si demain, je renais, ce sera là-bas, à Brantes, au pied du Mont Ventoux. A 500 m d’altitude ce village a illuminé notre we. Dans ses ruelles, des maisons perchées et fermées, et au-dessus un ciel immense, avec au bout des yeux le dôme crémeux du mont Ventoux enneigé, impraticable avant fin avril. A l’entrée…

En tête à tête avec une bête à Bon Dieu

Ce matin, dimanche, une bête à Bon Dieu a eu l’audace de venir se dorer la pillule pendant la messe sur le rebord de la fenêtre de ma chambre. Elle avait déserté l’office. Les écritures de la Sainte Bible parlaient à son âme pendant que Yoyoi Kusama et son obsession des points parlaient à sa…

De l’amour des intervalles

Au collège, pendant les cours de mathématiques, nous apprenons le principe calculatoire des intervalles. Ce matin, grâce à l’heureuse initiative de la RATP, je vais le mettre en pratique. Depuis qu’il neige, c’est encore plus compliqué de voyager sereinement sur la ligne 13 en direction de St Denis. Le nombre de conducteurs de train venus…

First train to Paris 

Condensé temporel, une semaine après mon cours de dessin pour lequel je me suis préparée en 7 minutes grâce à une panne de réveil, l’événement s’est reproduit ce matin. Heureusement, papa m’a réveillé à 6h25 et, dix minutes plus tard nous étions en voiture, direction la gare TGV puis Paris. Peut-être avais-je abusé de la…

Le bal s’invite le 31

Ce soir, je vais danser, et je m’y prépare depuis que j’ai répondu « oui » à l’invitation mystérieuse d’un(e) auteur inconnu(e), amateur de bal dans la capitale. Cette lettre me précisait que chacune, chacun, devait avoir l’amabilité de se mettre sur son 31, voilà qui tombe bien puisque le jour de la rencontre se tenait le…

La pyramide humide du Louvre

Pour les promeneurs au cerveau inversé, distraits en profondeur, la pyramide de Pei semble flotter, prête à larguer les amarres. Ce n’est pas en felouque que j’y accède mais avec mon petit moteur intérieur. Les jours de canicule, le bassin à débordement appelle, la passante que je suis, à venir tremper ses doigts de pied…

Vue de mon balcon idéal

L’Everest à Paris, c’est « le » balcon, « la vue » avec « le » balcon, et si possible, une vue imprenable gorgée de beauté, un endroit qui ne peut être apprivoisé que de là. Mon balcon idéal, je l’ai saisi, ce matin, avec mon oeil, à peine défroissé de la nuit. En passant par hasard, dans cette rue, près…

A hue et a dia, à dada sur mon âne, je pars de l’Olympe

Soleil et bleu du ciel, y a pas à tortiller, l’air de la rue m’appelle. Changement de temps, ou de paysage, en fonction de ce qui me passe par la tête, je ne tourne pas longtemps en rond. Tout de suite, maintenant, je commence par photographier la vue de mon nid, puis, j’ôte mes ailes,…

Je suis devenue fleur à Giverny

ça s’est passé, aujourd’hui, samedi 27 mai 2017, nous nous étions donné rendez-vous avec Anne, en ce joli mois de mai, mues par l’envie de pousser la porte du paradis fleuri de Giverny. Je l’ai donc retrouvée, tout près de la gare d’Enghien-les-Bains, il faisait déjà très chaud à près de 11h du matin. Et hop, en route, Anne…

De la nostalgie du gris

Assez de l’être vertical ou de la marche, je m’assois dans le présent, totalement là, dans l’instant, et me raccorde à mon noyau décentré, cet électron libre et par trop agité. Que la météo soit apaisée ou en état de tempête, je diverge naturellement du sol et gamberge en direction du ciel. Ainsi va Antigonegone….

À la recherche d’un brin d’oxygène, d’un plus grand souffle

Dans le métro, ce matin, la chaleur suffocante fait ressortir un brin d’humanité à ses passagers. Certains parlent tous seuls sans qu’aucun son ne sorte de leur bouche. Une autre se coiffe les cheveux. Et puis il y a ceux qui pianotent sur leur smartphone ou qui écoutent de la musique avec un casque. La…

Dans un cimetière dormant (le club des 11)

Dans un cimetière dormant, je cherche le bois qui me rend belle, à moins que ce ne soit la belle, qui fait feu de tout bois, qui me rendra de marbre ! Tiens, elle a tiré sur ma barbe et je ne me suis pas transformée en baobab.  Barbatruc, ma belle au bois dormant a…

Villetrun un jardin gallo-romain

Jadis, presque deux millénaires en arrière, Villetrun était une ville gallo-romaine. Il y a une quarantaine d’années, des archéologues y ont retrouvé les fondations de villas. Un amateur (au sens d’ »amare », aimer en latin), papa pour ne pas le nommer, en ouvrant les yeux, par hasard et sans chercher, s’est baissé et a ramassé, sur ses…

Retour en TGV en sens inverse de la marche

Les paysages défilent au galop et je ne sais pas trop où je vais car, dans le TGV de retour, j’ai la tête aspirée par ma terre d’arrimage, tout près et déjà si loin du sol Vendômois, et je sens aussi mes fesses qui sévissent avant de dévisser du côté de la Seine et de…

Blues du Vendômois 

Aujourd’hui vendredi 31 mars 2017, le bleu du ciel a laissé sa place au gris souris. Mes yeux font une pirouette puis une roulade et passent du vertical à l’horizontal.  Sur un mur du parking de l’ancienne gendarmerie, j’aperçois un tag (La signature de l’artiste ?) et le visage peint d’un adolescent. L’artiste a su…

Et si on faisait un tour à Tours ?

Parfois, on se joue des tours, et une ville symbolise cette figure de style, elle porte le doux nom de « Joué-les-Tours ». À d’autres moments, on fait fi du figuré, mû par une soif de géographie et de rapport direct aux lieux. L’idée est simple, se laisser porter, suivre les rues en faisant  des tours et…

Retour printanier en Loir

À chaque changement de saison, j’aime nager à contre-courant, en Aneth saumonée, et naviguer les pieds nus, sur le chemin clair et obscur de la Guimanderie, au plus près des terres plates et arables de mes ancêtres, un retour aux sources à quelques centaines de kilomètres du Mont Gerbier des Joncs. Le matin, je saute…

En ville, les arbres taillent la route

L’heure du printemps éclaire le ciel et l’horizon. Le bleu perce nos yeux et les arbres s’allègent de leur duvet hivernal. Exhibant leurs protubérances, les troncs semblent agiter leurs bras nus et leurs articulations en titane. Je me réchauffe les mains rien qu’en regardant ce bois vivant qui  résiste au temps et qui illumine la…

Miroitement sous la pluie

Sortir sans son parapluie aujourd’hui, à Paris, c’est un peu osé, moins toutefois que de sortir avec son tartan ou son longi sans culotte. Donc, je prends la pluie, de pied en cap, goûtant ses perles et son jus rafraîchissant et puis, je me dis, c’est amusant d’être mouillé. L’onde de l’Inde bouge ma colonne…

Pirouette sans cacahuète

Je devrais déjà dormir, peut-être que je dors déjà et que c’est un fantôme qui écrit avec mes doigts, digérant des bouts d’existence qu’il aurait avalés, après avoir enlevé des vies. Je voulais écrire un papier gai, après avoir parlé d’un sujet qui ne l’est pas moins (gay :-), c’est raté. Bon, ce week-end, j’étais à Vendôme, et…

Ma gare de prédilection : gare à tes fesses !

Pendant que la SNCF démantèle ses gares ou les cède à des particuliers pour qu’ils les transforment en villégiatures, je retrouve la gare TGV de Villiers en forêt de Vendôme totalement modulaire, lunaire, sans véritable intérêt architectural. Elle a le mérite de me rapprocher de mes parents et de me permettre de les voir plus…

Déhanché entre Vendomois et Bretagne

Je sors de sa pochette un vinyl en acétate 180g et je pose le diamant de l’aiguille de ma platine sur « Perfidia » de Xavier Cugat, musique mexicaine des années 40-50, présente dans les films noirs avec Bogart et The Look (Bacall) mais aussi dans ceux de Wong Kar Wai, une manière de déhancher le réel…

En Touraine, j’ai pas la migraine, mieux vaut pas y penser…

Dans le TGV, les graines de pluie essuient les carreaux crasseux. La nuit ne s’est pas dissipée, elle a accueilli l’humidité en son sein (le gauche ou le droit peu importe). Entre les tunnels, les rails et ses chemins rectilignes me bercent droit car le trajet beauceron résonne, avec raison, en moi. Je repense à…

Cabinet de curiosités

« Au Cyrano », fameux café classé de la rue Biot, tout à côté de la Place de Clichy, le graffiti a droit de cité. La salle « art déco » mérite le détour mais ses toilettes aussi, car son cabinet de curiosités a su redonner ses lettres de noblesse à notre alphabet et au sens des mots. A…

La banane et le pied en avant 

Paris se met à nu, tout en m’invitant à garder secrets, ses plus beaux passages et jardins, quand j’adopte un regard « piéton ». Avec le pied dans l’œil et la banane dans ma poche, j’avance aux aguets, consciente de pouvoir accéder à l’indicible, l’intériorité d’une Ville et quelle Ville ! Depuis trente ans, elle m’accueille et…

Me réincarner en singe sur ton épaule

Quand une herbe folle rencontre une brindille, forcément ça photosynthèse. Depuis le printemps dernier, soudain seule et agile comme les blés qui épousent le vent, et dodelinent de leurs têtes ébouriffées, je rêve éveillée dans un bus qui carbure au diesel pas tout à fait vert. Je me sens verte pourtant et printanière malgré mes…

Le coq chante le nouvel an lunaire

En ce jour de nouvel an vietnamien (et chinois), j’appuie sur la touche « be kind rewind » (sois sympa, rembobine), et je ne me débine pas. Avec mes petits bras musclés, je remonte le fil de ma pensée et transite par le mot « philein » (aimer). C’était début février 2016, un dimanche soir, j’allais retrouver pour la…

Croquer la vie

Entre inondation d’informations pas vraiment dignes d’intérêt et inondations dont on ne parle pas alors que la vie est en danger, je choisis la voie B, celle de la sécheresse en mots et en parole pour mieux servir la richesse de la pensée et des idées. Que faire ? Qu’est-ce que je peux faire ?…

Hello « soyons Cosi et remuons notre Q » …

Il fait beau, c’est l’instant idoine, pour voir ce qui se passe dehors, ailleurs, et prendre le temps par dessus la jambe, mû(e) par la seule envie de ne rien faire que d’errer, musarder, aérer tout ce qui le peut. Enthousiasme, et audace mes ami(e)s, car pour sortir de soi et de son chez soi, il faut oser…

École buissonnière (folle journée)

Demain y a école mais je taillerai bien la route. Pour aller où ? Peu importe, l’idée est de s’aventurer dans l’instant, de tendre le cou, de fendre le vent, et de se sentir vivant. Je veux bien voyager nulle part l’important étant l’impression qu’on voyage même sans bouger. Je veux bien aimer, même si…

Dans mon étagère 

Ce soir, mes yeux errent sur une chaîne de TV, j’observe aussi avec mes oreilles des politiques et des journalistes qui s’invectivent à propos de la position de la France et de l’Occident vis-à-vis de la guerre en Syrie, qui ne font pas la même analyse sur les forces en présence, et les solutions à…

Quand la lune décroche …

Allo, ici la terre, on raconte que la lune veut décrocher. Elle a décidé de ne plus sortir aussi souvent, la nuit. Elle aimerait changer de rythme. Elle pense aux 35h, cela lui donnerait du temps, pour le crochet et jouer au clair de… Comment décrocher cette idée saugrenue de la tête (blonde) de la…

Vol orange d’un simple regard

Sur les recommandations de mon ami spiritueux et breton Philippe, the magic mushroom et plumitif guy à certaines heures pâles de la nuit, j’avais confectionné une robe en peau de faisan pour prendre mon envol et m’éloigner de mon nid trop douillé. Pour sortir de ma torpeur, rien de tel que de s’imaginer au volant…

Purée de ciel : au royaume des particules fines

Drapé de bleu azur, le ciel ressemble à ce qu’il est. Mais depuis le milieu de l’après-midi, c’est la confusion. Là-haut, la purée de pois s’est répandue à tous les étages du paysage puis s’est déversée sur les rideaux de nos paupières et notre vision semble raccourcie, heurtée par trop de gris. Quelques conseils avant de…

Boule de neige

Il fait froid, le soleil nous donne Rdv avec le ciel, un ciel sans neige. Pour se rapprocher de l’état d’esprit de Noël, l’heure est aux petites trouvailles qui nous ramènent du côté de l’enfance et de la boule de neige, l’autre, celle qui ne fait pas froid dans le cou ou sur la joue,…

TagS # du pays qui verdoie : ô Mon doux Vendômois 

Le street Art c’est la possibilité d’intégrer l’Art dans le réel, de transformer le réel en Art, de confondre les deux et ce, sans discrimination, sans prix à payer pour celui qui regarde. L’Art de la rue n’est pas l’apanage de quelques-uns mais de tous. Seulement, il faut avoir la chance d’avoir des yeux ouverts,…

Une rose en novembre

A Villetrun les bains, station balnéaire de l’ère quaternaire, une rose a décidé de pousser sur un rosier en hibernation. En novembre : arrose (ton gosier d’un Pic St Loup, c’est autorisé), ose (sortir en T-shirt) et offre une rose à ceux que tu aimes.

A plein tube (sans vrombir juste pour dire)

Vivre dans un tube, ce n’est pas un sentiment si rare que ca. Dans toutes les mégalopoles du monde, il est de coutume d’utiliser assidument le métro et ses couloirs. A Londres, le métro porte le doux nom prophétique plus que poétique de  « Tube ». Depuis septembre, je voyage sur la ligne 13 de « Place sans…

Une tête qui sent passer les courants d’air

Cette statue peut être observée au Pergamon Museum de Berlin sur l’île aux Musées. Finalement, même sans ses yeux ni le haut de son crâne, cette statue nous raconte un truc. En se rapprochant de ses lèvres, ce soir, elle m’a dit qu’elle s’aprêtait à lancer une mode. Ainsi, la nuit, on pourrait décrocher son…

Ô chère ligne 13 …. si loin de nos vertes vallées

« Treize » exactement la ligne du métro parisien qui porte le numéro porte bonheur c’est la M…. Habituellement je me sens sardine sur la ligne 13. Mais ce soir c’était le pompon. Départ du boulot vers 20h, et me voici ou plutôt voilou (pour ne pas dire hum hum) nez à nez devant un magma de gens…

L’âme du « faune » (sans 4G)

Du jardin du Luxembourg au Finistère en passant par Debussy et Picasso L’heure est au « phone », à sa petite musique de mots, à peine écrits qu’ils s’effacent, mais aussi, à son ouverture sur un univers du possible, inter-planétaire, ultra-connecté qui dépasse les mots. La constellation du « phone » nous satellise, nous fait voyager, et parfois, nous…

Rêve de glisse…je glisse dans le rêve 

Surf, skate, roller, trottinette, le sport ou l’activité de glisse est tendance. Les sensations sur l’eau ou sur terre ne sont pas comparables. Une vague ça envoie du lourd, le bitume ça remue moins. Dans un cas, c’est la mer qui t’emmène, et dans l’autre, c’est ta propulsion qui emmène le bitume avec toi. Ce…

« Nuit » dans les limbes bleu océan

Ce soir le marchand de sable s’est endormi avec ses chaussettes, il n’assure plus un cachou. Il a pris la direction de la plage, puis le large où il navigue dans les limbes bleu océan. Je l’entends siffler tout en rêvant.      

BBB : Bach, Bill et la Bretagne (et la mouette)

Ce soir, la composition « peace piece » de Bill Evans enveloppe l’air, libère les notes et invite à faire des petits pas, comme Basho sur sa sente étroite du bout du monde. Son phrasé couvre, sans faire de bruit, celui des moteurs ronronnant du périph. De Bill à la Bretagne, le chemin est escarpé, il passe par le…

Promenade photographique

Kusama, Nancy et mon amie C. Yayoi Kusama est une artiste japonaise octogénaire, obsédée par les pois, et créatrice d’une « infinity room » qui se referme sur son visiteur tout en lui ouvrant des perspectives illimitées. Je me suis engouffrée à l’intérieur des quatre murs, après avoir passé le seuil de la porte, attirée par les…

Perspectives et photographie (suite)

L’autre, la BNF D’une grande bibliothèque à l’autre, je me téléporte rue Vivienne et rencontre un maneki neko, en vitrine de l’autre côté de l’agence France Presse. Je pense à Chris Marker, à son amour pour l’Asie, les femmes, la photographie, et le mystère de ses identités, des cercles reliés à son adresse de poste…

Perspectives et photographie

Une des grandes bibliothèques Les ombres des passants auraient pu donner lieu à une représentation de marionnettes indonésiennes. Après deux heures, mon œil a dévissé de ses objectifs, je me sentais vidée par le niveau de concentration demandé. Heureusement, nous avons fait un break, le temps de boire un verre, et d’échanger nos regards avec…

Horta en Alentejo

« Obrigado » à Catarina et Luis (et Katia) et aux adeptes de l’Azur défragmenté