La pyramide humide du Louvre

Pour les promeneurs au cerveau inversé, distraits en profondeur, la pyramide de Pei semble flotter, prête à larguer les amarres. Ce n’est pas en felouque que j’y accède mais avec mon petit moteur intérieur. Les jours de canicule, le bassin à débordement appelle, la passante que je suis, à venir tremper ses doigts de pied…

Vue de mon balcon idéal

L’Everest à Paris, c’est « le » balcon, « la vue » avec « le » balcon, et si possible, une vue imprenable gorgée de beauté, un endroit qui ne peut être apprivoisé que de là. Mon balcon idéal, je l’ai saisi, ce matin, avec mon oeil, à peine défroissé de la nuit. En passant par hasard, dans cette rue, près…

A hue et a dia, à dada sur mon âne, je pars de l’Olympe

Soleil et bleu du ciel, y a pas à tortiller, l’air de la rue m’appelle. Changement de temps, ou de paysage, en fonction de ce qui me passe par la tête, je ne tourne pas longtemps en rond. Tout de suite, maintenant, je commence par photographier la vue de mon nid, puis, j’ôte mes ailes,…

Je suis devenue fleur à Giverny

ça s’est passé, aujourd’hui, samedi 27 mai 2017, nous nous étions donné rendez-vous avec Anne, en ce joli mois de mai, mues par l’envie de pousser la porte du paradis fleuri de Giverny. Je l’ai donc retrouvée, tout près de la gare d’Enghien-les-Bains, il faisait déjà très chaud à près de 11h du matin. Et hop, en route, Anne…

De la nostalgie du gris

Assez de l’être vertical ou de la marche, je m’assois dans le présent, totalement là, dans l’instant, et me raccorde à mon noyau décentré, cet électron libre et par trop agité. Que la météo soit apaisée ou en état de tempête, je diverge naturellement du sol et gamberge en direction du ciel. Ainsi va Antigonegone….

À la recherche d’un brin d’oxygène, d’un plus grand souffle

Dans le métro, ce matin, la chaleur suffocante fait ressortir un brin d’humanité à ses passagers. Certains parlent tous seuls sans qu’aucun son ne sorte de leur bouche. Une autre se coiffe les cheveux. Et puis il y a ceux qui pianotent sur leur smartphone ou qui écoutent de la musique avec un casque. La…

Dans un cimetière dormant (le club des 11)

Dans un cimetière dormant, je cherche le bois qui me rend belle, à moins que ce ne soit la belle, qui fait feu de tout bois, qui me rendra de marbre ! Tiens, elle a tiré sur ma barbe et je ne me suis pas transformée en baobab.  Barbatruc, ma belle au bois dormant a…

Villetrun un jardin gallo-romain

Jadis, presque deux millénaires en arrière, Villetrun était une ville gallo-romaine. Il y a une quarantaine d’années, des archéologues y ont retrouvé les fondations de villas. Un amateur (au sens d’ »amare », aimer en latin), papa pour ne pas le nommer, en ouvrant les yeux, par hasard et sans chercher, s’est baissé et a ramassé, sur ses…

Retour en TGV en sens inverse de la marche

Les paysages défilent au galop et je ne sais pas trop où je vais car, dans le TGV de retour, j’ai la tête aspirée par ma terre d’arrimage, tout près et déjà si loin du sol Vendômois, et je sens aussi mes fesses qui sévissent avant de dévisser du côté de la Seine et de…

Blues du Vendômois 

Aujourd’hui vendredi 31 mars 2017, le bleu du ciel a laissé sa place au gris souris. Mes yeux font une pirouette puis une roulade et passent du vertical à l’horizontal.  Sur un mur du parking de l’ancienne gendarmerie, j’aperçois un tag (La signature de l’artiste ?) et le visage peint d’un adolescent. L’artiste a su…

Et si on faisait un tour à Tours ?

Parfois, on se joue des tours, et une ville symbolise cette figure de style, elle porte le doux nom de « Joué-les-Tours ». À d’autres moments, on fait fi du figuré, mû par une soif de géographie et de rapport direct aux lieux. L’idée est simple, se laisser porter, suivre les rues en faisant  des tours et…

Retour printanier en Loir

À chaque changement de saison, j’aime nager à contre-courant, en Aneth saumonée, et naviguer les pieds nus, sur le chemin clair et obscur de la Guimanderie, au plus près des terres plates et arables de mes ancêtres, un retour aux sources à quelques centaines de kilomètres du Mont Gerbier des Joncs. Le matin, je saute…