1er mai à Paris, c’est le moment de rentrer et de se mettre au chaud !

De retour à Paris, je concède un « adieu veau vache cochon… », le beau temps a tourné ses talons vers d’autres pays ou continents, loin des cinq coins de l’Hexagone, quelle désillusion ! 20 degrés Celsius de moins qu’à Shanghai et une atmosphère beaucoup moins moite et foggy, grâce au (thermo)mix de notre fée électricité à…

S’enraciner par le dessin

Pour tuer le temps, et oublier la fin, il y a ce miracle qu’est le dessin qui vous absorbe et vous tient tout près, et même dans ou sur le motif. J’ai utilisé les pastels, pas toujours, mais je reste un « cochon » vu le rendu et j’en ai mis plein le jeans, hormis sur le…

En voyage, le jeans ne tient pas toujours ses promesses …

L’œil qui frise, je concède que je nourris un certain goût pour l’observation et l’ironie sans oublier l’auto-dérision bien sûr, sinon, le tabouret serait bancal. Illustration du sujet de savoir se moquer de soi-même. Si mon jeans disposait à l’origine de deux jambes, d’une fermeture éclair, de quatre poches, d’ourlets et d’un tissu solide couleur…

Cérémonie du thé improvisée avec de jeunes chinois

Alors que je déambulais sur le Bund, deux couples de mariés se faisaient photographier. Nous étions quelques badauds à observer la scène et à photographier aussi. Un trio de jeunes chinois entre 24 et 36 ans, deux jeunes femmes et un jeune homme, m’ont demandé de les prendre en photo à leur tour. Et puis,…

Vue splendide et DJ proche de zéro

Heureusement, y a de la Heineken au bar, tout en haut de la tour, pour changer de la Tsingtao ! Et, en ce qui concerne l’ambiance musicale, c’est archi mauvais. J’aurais bien proposé mes services au jeune DJ pré-pubère, mais bon, je pourrais être sa mère… C’est moi qui suis hors du coup, il faut…

Barges sur et au-dessus du Huangpu

Pendant la nuit, les barges continuent de charger, de flotter et de livrer leurs cargaisons. Parfois, elles peuvent contenir jusqu’à 16 containers. C’est impressionnant vu du 30eme étage d’une tour qui donne sur le Bund et le Pudong. Il fait nuit, les centrales de production électrique donnent à plein. Toutes les tours lumineuses rivalisent d’énergie…

Les années de pèlerinage

Je voyage pour oublier d’être sage, pour oser regarder derrière les paysages, pour voir d’autres visages et usages de la vie, pour dépasser le ciel et percer les mystères du réel, de ce que je suis et que je n’avais pas imaginé… Comme le héros de Murakami j’essaie de comprendre ce qui me motive, mes…

Des petits pas avec mes yeux

Après avoir beaucoup marché du Nord au Sud et d’Est en Ouest, pour quadriller le territoire, cerner l’inconnu, je me rapproche enfin de mon espace vital, d’une forme familière, je peux en faire le tour, l’embrasser, le regarder de près ou de loin, y retourner. J’économise mes pas, soit je longe le Huangpu pour prendre…

Hôtel sur le Bund, mon bardas en deposit !

Ici on se lève tôt, et on se couche tard, l’épaisseur fine de carton pâte du shikumen dans lequel j’ai dormi me l’a rappelé. A la tombée du jour, les dîners festifs installés sur des petites tables pliantes réunissent les voisins et ça rigole dans les coursives. Quelques heures plus tard, dès l’aurore, tout le…

Thé dansant au Fixing Park cet après-midi

Bien décidée à me poser, je pars avec Murakami sous la main en direction du parc de Fuxing. Après 20 bonnes minutes de marche, j’aperçois des joueurs de go puis de cartes, des photographes du dimanche comme moi et des amateurs de danse de salon. Je m’assoie et les observe longuement. La musique est sirupeuse…

A moto dans le quartier de Xintiandi

Changement de lieu, j’arpente les rues puis les dédales de couloirs du métro, direction plus au sud vers Fuxing Road, près du métro Xintiandi, dans le quartier de l’ancienne concession française, apparemment devenue un endroit branché. J’y ai loué un appartement pour une nuit, dans un shikumen. Arrivant en avance, j’ai attendu le propriétaire plus…

Entre chien et loup, les petites culottes flottent aux fenêtres

La tête en l’air, et aussi sur mes miches, je suis attentive aux deux roues motorisés électriques et aux vélos qui déboulent de toute part. J’aime en fin de journée suivre le sens du vent et me rapprocher de l’air marin de Hangpu. Mes cheveux se soulèvent et mon appareil photo appareille. Je retrouve mes…

De Pudong à Nanjing Road

Mercredi, il refait beau, pas trop chaud, l’air marin souffle entre mes orteils. J’ai pris le métro direction le business center de Pudong à l’Est de Huangpu. Les buildings sont multiples d’eux-mêmes, impossible de les dénombrer. Ils sont d’autant plus hauts qu’il faut amortir leurs fondations, car forer dans d’anciens marécages oblige à creuser en…

Une soupe et un dessin avant d’aller dormir

Pas tout à fait par hasard, j’ai retrouvé le restaurant que j’avais découvert dimanche midi sur Yunnan Road. J’avoue que la soupe d’herbe qui ressemble d’assez près à de la coriandre, mais pas seulement, est à tomber. Le patron fait peur, à chaque fois que j’y vais, j’ai le sentiment qu’il me gueule dessus. Il…

Courir sous la pluie à Shanghai

Dans le plus grand port du monde, quand il pleut, ça défrise sec ! Je me suis dit, tiens, sillonnons la ville sous terre, prenons le métro. La carte est bien plus simple que celle de Tokyo, chaque ligne porte un numéro et s’étire entre deux directions comme en France. A l’intérieur des wagons, l’espace…

Nanshi : récit d’une fleur de Shanghai en voie de disparition

Hier soir, nous avons échangé, dans la joie et la bonne humeur, avec les room mates de mon dortoir. Toutes chinoises soit en attente de trouver un appart soit en voyage pour la plus âgée, retraitée, soit de passage pour des soins dentaires. Elles sont drôles et nous avons parlé du célibat. Ici, aussi, se…

Le re-Bund

Première journée, suivez Abe (une blague pour les adeptes de jeux vidéos des années 2000), ou plutôt Antigone, des images et des odeurs plein la tête et des kilomètres dans les pattes. Ce matin, vers 8h30, au commencement de la journée, l’air de cette immense ville portuaire m’a paru frais et agréable, pas si pollué…

Shanghai : place du peuple

10.000 km à 10.000 mètres d’altitude à 1.000 kilomètres par heure se traduit par un vol Paris Shanghai en 10h30, décollage et atterrissage compris. Voyager avec China Eastern sur un 777 fut un long instant tranquille, peu de turbulences. J’ai eu le sentiment de flotter avec nounours, celui de Pimprenelle et Nicolas, sur un nuage….

L’efficacité naît du désordre de l’instant

Au pays de Confucius, je choisis Shanghai, l’Italie de l’Europe quand le Japon se rapprocherait de l’Allemagne. Pékin méprise Shanghai qui n’est pas la Chine car ici la créativité existe, c’est comme si leur mémoire avait oublié les piliers de la l’enseignement de Confucius : la répétition et le respect du maître. Il faut des…

Bureau de tabac en Zurichois

Fernando Pessoa aurait aimé s’égarer dans le vieux Zurich, passer un pont de la Limmat et ôter son chapeau avant d’entrer dans ce bureau de tabac. Fumer le cigare ou la pipe au Tabak – Lädeli pourrait s’apparenter à une vertu médicinale. La brosse à dents remplie de cigares voilà qui garantit une belle coloration…

Une tête sans chapeau et un chapeau sans tête

Le modeste modiste est un art de vivre doublé d’un métier en voie de disparition…Le chapeau se fabrique majoritairement depuis une bonne cinquante d’années grâce à des machines et des procédés industriels, et n’est quasiment plus l’apanage d’artisans aux doigts ailés, capables de lui donner sa forme sans intervention de l’intelligence artificielle. Un joli tissu,…

Jour de grève : endiamo, la bouche en coeur et la tête en fleur…

Aujourd’hui, trois avril 2018, jour de grève perlée, il est peu probable que vous croisiez un congénère la tête en fleur et la bouche en coeur, les joues gonflées de bonheur ! Il suffit de fermer les yeux dans le métro et de s’imaginer que c’est possible. J’avoue que c’est bancal, un peu fou. Pourquoi…

De la pâte dans tous ses états

A la Fondation de l’Hermitage, à Lausanne, se tient actuellement une exposition sur les Pastels : de la Renaissance Italienne (Jacopo Bassano…) à aujourd’hui (Nicolas Party). La découverte du lieu et des œuvres furent un moment délicieux. Un des films projetés montrait comment la maison Roché, qui existe depuis plus de trois siècles, historiquement située…

Cendrillon dans le Valais

La Suisse comprend 22 cantons, et se compose de plus de 8 millions d’habitants et de milliards de richesses, au-delà de celles dont nous avons coutume de parler… Avec B., nous avons atterri à Zurich, samedi, sous le ciel bleu, dans la plus grosse ville du pays, soit un peu plus de 400 mille habitants….

Le petit oiseau dépose ses plumes dans le nid

Est venu le moment du retour, partir pour mieux revenir, plus légère, reposée, différente, à moitié azimutée. Dans le bus Air France, je ne sais pas où j’habite, je me rends d’un point à un autre. Le soleil me réchauffe les oreilles. Avec mon chapeau orange, je sens mes joues roses se gonfler. Pas de…

Ô mon beau miroir, mon ventre gargouille !

Avec mon Captain, moins Cécile, nous jouons de la tuyauterie au niveau intestinal. Je crois que nos seiches de mercredi soir n’étaient pas fraîches ou plutôt pas sèches de la veille… Le Tage doit glousser à tous les étages en regardant l’estomac fragile des petits français ! Le pompon revient à Felipe qui collectionne les…

Chapi chapeau à Lisboa

Modeste, je ne le suis point mais modiste encore moins, même et surtout à Lisboa où les chapeliers résistent à la mondialisation et l’uniformisation de la Mode et des modes ! Ici, le chapeau est roi, il revêt les plus beaux crânes, ceux des poètes, dont l’illustre Fernando Pessoa mais aussi ceux de mes fameux…

Chez Benard’ 104 rua Garrett : fraîcheur garantie, au pays des fleurs

Hasard du chemin ou digestion diagonale de la veille pesant sur mon estomac bancal, je m’éloigne du Couvent des Carmes, un site en ruines qui laisse pantois dans le quartier du Chiado et suis les pavés cabossés. Pas de plage sous mes pieds mais au bout de mon nez, la devanture de « Benard’ » m’invite à…

Voyante en voyage à Lisboa

Mon appareil photo garde pour lui l’instantané de ma mémoire dans sa chambre noire. Le soleil me prend en otage, je me surprends à sécher sur place telle une bacalhau. Puis, à la tombée du jour, quand l’air devient frais, le Tage me ramène à l’océan. Je suis une voyante en voyage dans la ville…

Aïe, c’est l’heure, l’heure de l’ailleurs…

A près de minuit, je me prépare à partir vers l’ailleurs, tout en restant là. Je me dis c’est l’heure, l’heure d’éteindre, de laisser place au sommeil, de me déposer, en entier, pour mieux voyager sans GPS, car la destination n’est pas le but. Le voyage, accompagné de mon sac à dos, c’est aussi le…

Peu de vélo à Londres : pourquoi ? 

Londres a déployé son velib et dessiné des pistes cyclables y compris sur ses quais mais le vélo reste rare. Certains Anglais y sont hostiles, et n’y vont pas par quatre chemins. Pour leur faire la guerre, next time, je viendrai en vélo, même pas peur !  C’est vrai qu’il y a peu de pistes…

Un poppy dans une chambre jaune 

Gaston Leroux n’est pas loin, je vis dans une chambre jaune et il fait nuit, j’écoute une mazurka (opus 17 numéro 4 en la mineur) de Chopin suivie d’un mouvement du sextuor à cordes de Dvorak. L’heure n’est pas à la fantaisie, ni au meurtre enfin j’en ai l’intime conviction !  Et pourtant, tout est…

À Londres j’écoute Radio… 

À Londres, j’écoute ni Radio Londres ni Radiohead mais Radio Classique. Un jour, j’irai écouter le LSO au Barbican Center ou de la musique baroque à St Martin-in the-Fields ou encore un opéra au Royal Opera House ou peut-être de la musique de chambre à la salle Wigmore.  En fin d’après-midi, je me suis promenée…

Are you fucking kidding ? 

C’est l’heure du pub, le tea time est derrière nous. Enfin, si un Anglais m’entendait il me répondrait « are you fucking kidding ! » Donc, je bois une Pale Ale, une Crate, en pinte et je suis dehors regardant le canal et les péniches au repos. Des troupeaux d’Anglais ingurgitent des litres de bières en rigolant…

Le RA des villes

Au Royal Academy of Arts (RA) tout semble fait pour les émotions et l’intellect sans oublier les aménités réservées au corps.  Commençons par les besoins primaires, les toilettes hébergées dans une cave voûtée,  enroulée de pierres apparentes, est une splendeur. Chacun dispose de son cabinet privatif, en structure aluminium, s’arrêtant à mi-chemin sur la hauteur….

Drowning by numbers 

Depuis ce matin, j’arpente les galeries de la Royal Academy of Arts sur Piccadilly Street. Au cours de l’exposition « Matisse et son studio », j’ai saisi l’importance de l’objet, non pour son utilité mais pour son esthétique, de ce qu’il représente comme partie essentielle, préfigurant un tout, plus grand, plus englobant. L’objet en tant que détail…

Wake up in London

Ma nuit dernière fut bercée par les vibrations du « tube » londonien. J’habite en sous-sol d’un hôtel, duquel j’aperçois la rue, par un soupirail. C’est un petit peu bruyant, pas très chauffé mais bien situé, tout près de King’s Cross et de St Pancras. À Londres, depuis 24h, il fait beau, légèrement froid et le soleil…

Sur un nuage flottant : retour du Japon 

Sur un nuage flottant, je sens le vent gonfler mon enveloppe. Je plane en position assise, telle Bouddha. Eole déroule les pliures de mon origami corporelle qui a vu ses bouts d’aile s’allonger et se remplumer depuis trois semaines. Aussi, les angles de ma vision se sont arrondis, grâce à un régime alimentaire très oriental….

ABM : à propos du voyage au long cours 

Un voyage au long cours, je sais un peu ce que c’est, car mon existence sur la terre ronde est déjà bien entamée. Toutefois, partir seule, dans un pays de culture et de langue quasi inconnues, et par conséquent, choisir de s’extraire de son environnement proche et confortable, c’est autre chose, même avec les moyens…

Lundi, jour de pluie sur Tokyo : je choisis le chemin de Yanaka 

La Bretagne est venue se rappeler à mon bon souvenir, il a plu à Tokyo ce matin. Encore un coup du Captain ! La température est descendue de 10 degrés, ça fait du bien et les gouttes n’étaient pas minces, c’était de la drache, de la vraie ! Les Tokyoites s’arment de parapluies blancs, noirs…

Fin de semaine, à Tokyo : métro, dodo… 

Depuis quelques heures, j’apprends à vivre au rythme de Tokyo. Là, où je réside, dans une sorte de pension de famille, près du métro Kasuga, sur la Mita Line bleue, à l’ouest de Ueno, tout est calme et vieux. J’aime mon nid et vivre sur des tatamis. J’écris par terre, je dors par terre, c’est…

Poésie : un haïku des saisons 

En automne, je pose L’étai du futur, une digue Pour ohanami. PS : ohanami c’est le printemps, le temps des cerisiers en fleurs, que l’on fête ici en pique-niquant en famille ou avec les amis. 

Pluie dans le train vers Tokyo 

Il pleut dans le train en direction de Tokyo. La souris verte sent les larmes monter et se faire la malle vers le canal et la kawa. Elle est ravie, elle voyagera plus légère à Tokyo… 

Souris solaire, je souris avec mes molaires 

Souris verte, colorée par la photosynthèse, j’ai grandi dans les rizières. Ma petite queue en l’air, je pars tôt le matin, et progresse avec le cadran solaire. Sur Seto, j’aime à traîner mes guêtres, à humer l’humidité des forêts et à danser sur son pont. Parfois, je souris toute seule et j’invoque mes êtres chers…

Dans la rizière, over the window

Derrière la fenêtre, je regarde les ponts, les étendues vertes des rizières (dans lesquelles ma souris gambade avec frénésie et rit aussi) et la mer bleue de Seto (que je n’ai pas effleurée du bout des doigts de pied, seulement du coin des yeux) s’éloigner.  Je sens la nostalgie me gagner, la fin du séjour…

Petit moment de frayeur : à la recherche du wpa key de mon pocket wifi 

Pour circuler librement au Japon, ce serait nettement plus compliqué et donc moins confortable, sans l’équivalent d’une boîte 4G portable, qui me permet de rester connect « thé » en permanence (au GPS, à firefox, au pays sarrasin, à mes copains et à ma famille du 41 de cœur et de sang).  La fluidité et l’indépendance que…

Dans ma chambre à Osaka (2)

Réveil à 6h30, j’ai bien dormi, le bruit des ronflements des moteurs envahit mon espace vital. Les fenêtres sont bloquées, le verre cathédrale m’empêche d’avoir une vue, de regarder et d’aiguiser ma curiosité alors j’imagine… J’arrache le papier peint, je fabrique des lianes et je m’enveloppe dans les draps blancs du lit. Je sors de…

Sur mon lit dans le noir à Osaka (1)

Pour danser, j’avais envie d’horizon alors je me suis allongée sur mon lit, dans ma chambre d’hôtel de 8 mètres carrés. Les bruits de la ville d’Osaka ne sont pas virtuels ni lointains, bien au contraire, ma chambre fait écho de leurs présences. Il faut bien que les Hommes vivent et usent de leurs véhicules…

Osaka la rivale 

Virée à Osaka, sur le chemin du retour, dans un autre quartier, plus jeune et destroy,, dans lequel je croise une génération en errance ou en déshérence. Je les repère de loin avec leurs cheveux jaunes décolorés, des tatouages sur la parcelle de leur peau disponible. Ils arborent des look grunge, punk… Ils se retrouvent…

Un oval tout près du ciel ! 

Hier soir, sur Naoshima, il ne restait plus grand monde, la nuit venue, seuls les insulaires circulent, travaillent ou se reposent, et quelques touristes fous d’art choisissent d’y passer un moment nocturne. L’hôtel m’a invitée à boire un blanc pétillant d’Espagne, en cadeau de bienvenue, il n’était que 5 heures. L’hôtesse n’était pas très jeune,…

Naoshima : une toute petite île naturelle et artistique…paradisiaque 

Ma lune de miel, avec moi-même, devait faire étape à Naoshima. L’île est située à 14 km de Takamatsu soit 3/4h en ferry, sur une mer de velours.  L’île est riche en végétation, des pins, des palmiers, des arbres « girafe », tout est vert ou bleu, les oiseaux chantent, les insectes claquent des dents, les rapaces…

Cendrillon à la recherche d’un prince nippon… 

L’idée c’était de s’allonger sur le sable sans faire de châteaux en Espagne.  Et, puis le temps a tourné à l’orage et la lumière était parfaite pour capter l’indicible, ce qui ne se voit pas à l’œil nu mais autrement. Dieu que c’est beau, comme le chantait Balavoine…  Et, de manière inattendue je suis tombée…

Un jardin extraordinaire, Ritsurin, dans le centre ville de Takamatsu  

Pour garder le rythme, ce matin, j’ai pris le train jusqu’à Kitohira. Une petite ville où les pèlerins passent pour déposer un don ou un ex voto, au temple, et prier, après l’ascension de plus de 1.300 marches. J’y suis allée de bonne heure, pour profiter de l’ombre avantageuse et de la quiétude inspirée par…

A Takamatsu, avec Emmanuelle Riva et Chris Marker  

Takamatsu, c’est le port principal de l’île de Shikoku, l’île la moins densément peuplée du pays, qui en compte quasi 7.000 (>100 m2), mais dont 430 seulement sont habitées. C’est un endroit qui me plaît parce que.  Il y fait plus frais que là où je suis allée jusqu’ici, la mer de Seto influe certainement…

Une barque sur l’océan, aux côtés d’Emmanuelle Riva

Des frissons sur la peau, tel un héron blanc à peine sorti d’un onsen (bains chauds publics japonais), j’écoute Ravel, pour rejoindre encore plus ce territoire mystérieux qu’est le Japon. Maurice Ravel était passionné par le Japon tout comme Monnet, leurs maisons et leurs œuvres en ont imprimé le souvenir. Allez visiter la maison de…

D’île en île avec ou sans ailes 

Mon couchage fut d’un confort remarquable. D’ailleurs, je revois encore comment l’une des femmes de chambre a opéré pour plier le drap du dessous aux angles du quatrième petit matelas, ce fut une démonstration d’origami appliqué à la literie, procédant d’un geste sûr qui claquait dans l’air. Toutefois, mon sommeil s’est installé dans une relative…

Festival de dégustation sous le clair de lune de Miyajima : kanpai ! 

10 plats, avec une puissance de démultiplication du plaisir, croissante, au fur et à mesure de l’initiation, oui, ce fut un sacré festival de saveurs, et je ne suis pas sûre de savoir restituer la montée progressive de cette expérience de dégustation rare, unique.  Tout d’abord, une hôtesse, entre avec son plateau, après avoir fait…

Amplitude des emplettes 

Pour vous rendre compte de la situation, je suis limitée aux entournures car je suis venue avec un sac à dos, petit et rempli. Comme dirait Ania, laisse de côté le superflu et tu te sentiras plus légère. Quel bon sens de la part de ma chère coach préférée et surtout d’une vieille inactive vénale…

Les toits et les toilettes 

Imaginez un toilette à la japonaise (voir la photo mise en avant, il s’agit de la version femme) installé sur un toit pentu et suspendu. Tout serait fait pour que les lunes se rencontrent et se racontent des histoires de mer, de tranquillité et de mystérieux trous noirs…  En attendant, je monte aux arbres…  Je…

Hiroshima, un autre jour d’août, un petit héron blanc bipède… 

Après avoir fait deux stops dans les gares d’Okayama et de Fukuyama, j’arrive à Hiroshima grâce au train super speed, le shinkansen que je n’arrive pas à capturer comme je voudrais.  En s’arrêtant à la gare de Fukuyama, j’ai pu observer, du côté droit du train, un autre château que celui d’Himeji, que j’ai pris…

« Ohayo » rien à voir avec « how are you » ! 

Hier soir, à Himeji, dans mon hôtel froid, de type business, le « Dormy Inn » (très propre, bien situé, proche de la gare et à une demi-heure du château à pied), qui me changeait radicalement de l’ambiance chaleureuse des auberges de jeunesse de Kyoto et d’Osaka, je me suis dit « allons-y allons-zon » boire un sake à…

Si Himeji m’était conté… 

« Ceux qui m’aiment prendront le train », d’ailleurs les petites villes japonaises, les amis ou les familles éloignées des mégapoles doivent l’être « aimables » car les Japonais se concentrent dans les gares, de façon impressionnante, le samedi matin. C’est chouette de se retrouver dans un train de banlieue comme si j’étais d’ici. Je reste debout puis une…

De la bouche d’égout au (bon) goût en bouche 

Quitter une ville pour en retrouver une autre, c’est toujours un arrachement aux tripes et au cœur, comme avec les êtres que j’aime (fort). Depuis toute enfant, j’ai l’impression première qu’on se dit « adieu » et que c’est fini, qu’on ne se reverra plus, jamais, et puis heureusement, à chaque fois, mon impression première se dissipe…

Journée (ef)fusion sans acquisition 

Chaleur extérieure étouffante, et pourtant, je sors et déambule hors de ma bulle du Gojo Guest House. Mon cœur est en fusion, pas de récupération possible ! Mon réacteur n’a pas été conçu pour, alors, je déborde, je déverse mon trop plein d’énergie en marchant dans d’autres quartiers, sous plus de 40 degrés au soleil…

Pierre qui roule n’amasse pas mousse 

Les lumières nocturnes et diaphanes des lucioles et le bouquet de lanternes japonaises disposées dans un vase en céramique de Bizen, je les imagine, là maintenant, posées sur les tatamis ou sur une poche d’air, en apesanteur, comme les perles de beauté sur la planète Mul, dans Valérian le dernier film de Besson. Pour percer…

Le Murin-an : un autre jardin ou quand la nature apprivoise l’Homme 

Émerveillée, comme Alice aux pays des merveilles, j’ai frétillé et je bouge encore, bancale sur mes doigts de pieds jusqu’au sommet du crâne. Les yeux renversés et le bout de mon nez aux aguets, j’ai longuement arpenté ce lieu, hors du commun, le Murin-an, tout près du zoo de Kyoto. Je ne savais pas ce…

Kawai Kanjiro’s House 

Les jeunes employés du Gojo Guest House m’ont invitée à visiter la maison de Kawai Kanjiro qui fut un céramiste exceptionnel, penseur et philosophe. Dans ce lieu, nous sommes invités à nous déchausser et à revêtir des chaussures spéciales. Il s’agit d’une maison traditionnelle de toute beauté. Je n’ai pas croisé un touriste, pas sûr…

Au hasard des rues de Kyoto 

Marcher, marcher, sans autre but que de voir, de rencontrer, et d’avancer. Être mobile pour ne pas se déformer, en se pausant trop longtemps, mais pour épouser d’autres formes entaperçues ou inconnues. Se mouvoir pour s’émouvoir. Se fondre, et absorber en retour. Ne jamais être le même qu’à la seconde précédente, vivre tranquillement sa transformation…

Portraits du dimanche 

Aujourd’hui, c’était et c’est encore, pour à peine deux heures, dimanche. A Kyoto, les familles, réduites parfois à un être humain, vont au temple. Et comme il paraît qu’au pays du soleil levant, on nait shintoiste et qu’on meurt bouddhiste, eh bien je suis allée à la rencontre de femmes d’hommes et d’enfants japonais, sur…

Dans ma chambre 

Naviguer à Tokyo avec son pocket Wi-Fi, commandé en France mais livré à l’aéroport ou au desk de son 1er hôtel, est aisé. Préalablement à son utilisation, vient le moment redoutable de l’installer, et de comprendre comment ça fonctionne ou l’inverse. En clair, c’est un émetteur décodeur que l’on embarque avec soi et qui nous…

Partout ça sent le riz

Même dans le quartier de Ginza, l’avenue Montaigne puissance 10 en termes de superficie, ça sent le riz. Il est nécessaire de préciser que ce quartier accueille le plus gros marché de poissons au monde. Le samedi matin, le japonais y vient goûter du poisson cru ou du poulpe grillé. Pour ma part, je me…

Envies sculpturales : souvenirs de Rome

Spéciale dédicace à T&P (avec l’accord de T) ! St Pierre domine la place de la Basilique, il tient la clé, mais n’aime pas être pris pour un pigeon… Dans les jardins, entre la Villa Médicis et la Villa Borghese, la Grèce Antique n’est jamais loin. Dans la Villa Borghese, Le Bernin rend les corps…

Le Pari(s) du Japon

A quoi sert de courir après le temps ? Telle Alice, je vis ici et ailleurs, et le temps n’a pas d’importance, il est comme suspendu, hors champ. Sans montre ni démonstration, je cristallise une forme et un fond de vie à Paris tout en visualisant une autre vie au Japon. Le point de départ…

Carnet de bord romain

Pour sortir du cadre qui définit et fige le temps, j’écris sur un carnet de bord, sans bord, afin de parler librement. Il s’agit d’une petite histoire, inventée, qui prend naissance et se termine, ce mercredi, en fin de journée, au moment de survoler la mer, au large de Rome. A bord d’un A320, l’avion…

Cyprès si loin 

Si le rhum était distillé à Rome, alors je deviendrais ouistiti en Italie. De toi en toit, l’histoire me traverse, un tourbillon d’images me fait trébucher, le nez planté dans un parterre de fleurs. Des impatiences ornent les terrasses et colorent les pergola. Je bois le jus des orangers et des citronniers et je me…

La nation du sourire et du mouvement

Les plus beaux sourires, je les ai croisés en Inde, dans le Kerala. Le sourire n’est pas donné sur commande, au contraire, car lorsque la photo est posée, et s’apparente à un exercice imposé, officiel, les Indiens ne sourient pas, ils semblent pétrifiés. Peut-être que ça ne se fait pas de sourire devant l’objectif (et…

Raoul, le petit poussin

Je ne me souviens pas du prénom de ce petit garçon, au caractère trempé, qui aimait jouer, dans une agitation continue, hormis à quelques instants comme celui-ci. C’est un des deux fils d’un membre de l’équipe qui travaille au BBI. Je l’appelle « Raoul, le petit poussin » pour l’histoire, car le prénom est laid et ne chante…

L’automne indien c’est mieux que l’été

Pas de feuilles sans arbres, pas d’écritures sans feuilles. Il paraît qu’un arbre produirait 8 000 feuilles de papier. Petit exercice du dimanche soir : combien économisez-vous de feuilles de papier et d’arbres si vous écrivez sur un blog, un article, par jour, pendant une vie d’adulte, dont l’espérance de vie est calée sur la moyenne…

Evasion : ceci n’est pas Antilope Canyon !

Un matin, au petit déjeuner du BBI retreat, le soleil me chauffait les fesses et le dessous des cuisses. Je portais un pantalon en toile de coton, de couleur jaune, et mon oeil partait en vrille tout seul, lorsqu’il s’est égaré sur cette ouverture, vue d’en haut, qui n’était autre que mon assise et son écartement….

De l’huile de sésame plein les cheveux

Jamais je n’ai eu les cheveux aussi gras de mon existence. Des litres d’huile ont massé mon cuir chevelu et recouvert mes cheveux pour le bienfait de mes racines et calmer l’effervescence souterraine. Pour les rincer, tous les jours, pas moins de deux émulsions avec une crème de pois chiche et du vrai shampooing et malgré…