Embrasse la vie à pleine bouche ! 

Aujourd’hui, samedi de janvier, les jours s’étirent, les muscles se détendent et le cœur se régénère en attendant le printemps. À peine éveillée, je me mouche, puis dans l’escalier, qui me rapproche de la terre ferme, je fais mouche, les deux pieds joints, je passe la première et sur la piste de décollage de mon…

Poésie hivernale

Je suis un buvard Qui boit, Jusqu’à l’ivresse, Sans être avare. Je te bois, Le teint rosé, Collée à un miroir, Ton baiser s’est éteint, déposé. Sans ailes, nue, le cœur à l’envers, Antigonegone n’a pas peur de l’hiver, Elle s’envole et défie les frimas Intérieurs, la frime sous le bras.      

« Après le pâté, c’est bien bon le thé » …

Ce soir, j’avais envie de dessiner, partir d’une « feuille » blanche, laisser mes doigts me guider. Carmen s’est calmée, pas de tempête sous mon crâne, seulement un écran, des couleurs et l’imaginaire pour commencer ma cure de détox. Je sens le « flow » me gagner, la vague du « je ne sais pas où et qui je suis »…

Le petit poucet sème des cailloux pour retrouver son chemin…

Réincarnée en carpe, je suis devenue muette et manchot, incapable d’écrire un mot. Des nageoires ont poussé sur mon dos, et mes mains se font fait la belle. Je cherche mon p’tit lapin et sa jolie frimousse, qui s’agite lorsqu’il est inquiet ou content. Nous aimons nous taquiner, manier l’équilibre des mots et des cailloux….

First train to Paris 

Condensé temporel, une semaine après mon cours de dessin pour lequel je me suis préparée en 7 minutes grâce à une panne de réveil, l’événement s’est reproduit ce matin. Heureusement, papa m’a réveillé à 6h25 et, dix minutes plus tard nous étions en voiture, direction la gare TGV puis Paris. Peut-être avais-je abusé de la…

Angel point, mon combat avec l’Ange

Pour avancer, physiquement ou intellectuellement, et vivre en harmonie au plus près de mes congénères, il m’importe de voir, écouter, lire, et de ressentir à fond les ballons le mystère de l’inconnu de l’existence en espérant rencontrer l’amour sur mon chemin. La question qui me porte chaque nano seconde, c’est « pourquoi », autrement dit être en…

Nue dans la neige 

Ce que l’enfance m’a donné, c’est l’amour, la poésie, et l’amour de la poésie. Depuis, je creuse dans la neige, sous le sable ou le bitume, et parfois j’aperçois des morceaux d’amour, des bribes de poésie et je sens mes ailes d’enfant repousser le réel et franchir les barrières du ciel. D’un coup d’aile, je…

Le bal s’invite le 31

Ce soir, je vais danser, et je m’y prépare depuis que j’ai répondu « oui » à l’invitation mystérieuse d’un(e) auteur inconnu(e), amateur de bal dans la capitale. Cette lettre me précisait que chacune, chacun, devait avoir l’amabilité de se mettre sur son 31, voilà qui tombe bien puisque le jour de la rencontre se tenait le…

Oser le rose

J’aime les roses, mais pas la couleur rose sauf sur les joues, les fesses ou les genoux. Et les romans à l’eau de rose à petite dose.  Je fredonne la chanson Rose de Zazie et de Dominique Dalcan, bande originale d’un merveilleux film, un conte vrai et contemporain sur la difficulté de porter l’étoile rose,…

7 minutes chrono 

Stage de dessin en perspective, j’avais mis mon réveil au cas où, sauf que je me suis trompée d’une heure, favorisant inconsciemment (ou plutot volontairement) mon temps de sommeil et de récupération.  Lorsque le réveil a sonné et que j’ai vu l’heure, j’ai compris de suite mon erreur. J’ai filé comme une fusée. Vidage de…

Asie mutée, je ris au-dedans

« Asie, Asie, Asie, vieux pays merveilleux des contes de nourrice…  » ainsi commence le poème de Tristan Klingsor qui a été écrit en 1903 et mis en musique par Ravel, ouvrant sa trilogie Shéhérazade. Souvent, je fredonne cette mélodie française, et j’entends alors une autre voix que la mienne, celle de Régine Crespin sous la…

« Oh boy » !

Ce soir, je me sens oiseau, le bec long je plane, mes plumes ont déserté l’oreiller. Je m’imagine que c’est déjà le printemps, le moment d’aérer mes envies, d’aller loin, tout là-haut, d’esquisser des loopings pour prendre de la vitesse, et crier « oh boy », entre les vagues ondulations des nuages. Je vole, je vibre dans…

Peu de vélo à Londres : pourquoi ? 

Londres a déployé son velib et dessiné des pistes cyclables y compris sur ses quais mais le vélo reste rare. Certains Anglais y sont hostiles, et n’y vont pas par quatre chemins. Pour leur faire la guerre, next time, je viendrai en vélo, même pas peur !  C’est vrai qu’il y a peu de pistes…

Un poppy dans une chambre jaune 

Gaston Leroux n’est pas loin, je vis dans une chambre jaune et il fait nuit, j’écoute une mazurka (opus 17 numéro 4 en la mineur) de Chopin suivie d’un mouvement du sextuor à cordes de Dvorak. L’heure n’est pas à la fantaisie, ni au meurtre enfin j’en ai l’intime conviction !  Et pourtant, tout est…

À Londres j’écoute Radio… 

À Londres, j’écoute ni Radio Londres ni Radiohead mais Radio Classique. Un jour, j’irai écouter le LSO au Barbican Center ou de la musique baroque à St Martin-in the-Fields ou encore un opéra au Royal Opera House ou peut-être de la musique de chambre à la salle Wigmore.  En fin d’après-midi, je me suis promenée…

Are you fucking kidding ? 

C’est l’heure du pub, le tea time est derrière nous. Enfin, si un Anglais m’entendait il me répondrait « are you fucking kidding ! » Donc, je bois une Pale Ale, une Crate, en pinte et je suis dehors regardant le canal et les péniches au repos. Des troupeaux d’Anglais ingurgitent des litres de bières en rigolant…

Le RA des villes

Au Royal Academy of Arts (RA) tout semble fait pour les émotions et l’intellect sans oublier les aménités réservées au corps.  Commençons par les besoins primaires, les toilettes hébergées dans une cave voûtée,  enroulée de pierres apparentes, est une splendeur. Chacun dispose de son cabinet privatif, en structure aluminium, s’arrêtant à mi-chemin sur la hauteur….

Drowning by numbers 

Depuis ce matin, j’arpente les galeries de la Royal Academy of Arts sur Piccadilly Street. Au cours de l’exposition « Matisse et son studio », j’ai saisi l’importance de l’objet, non pour son utilité mais pour son esthétique, de ce qu’il représente comme partie essentielle, préfigurant un tout, plus grand, plus englobant. L’objet en tant que détail…

Wake up in London

Ma nuit dernière fut bercée par les vibrations du « tube » londonien. J’habite en sous-sol d’un hôtel, duquel j’aperçois la rue, par un soupirail. C’est un petit peu bruyant, pas très chauffé mais bien situé, tout près de King’s Cross et de St Pancras. À Londres, depuis 24h, il fait beau, légèrement froid et le soleil…

A fleur de peau : je mets le turbot (dans l’assiette)

Le nuage s’est drapé d’une étoffe bleue soleil, la musique du ciel entonne une samba de Carlos Jobim, je reconnais les notes de Desafinado puis de Samba de uma nota sô. L’astre blond me secoue la frimousse, je me sens fripouille. Avec mon pull orange, à l’aise dans mon corps, je me balance, Ella Fitzgerald…

Pourquoi la vie est-elle mortelle ?

L’ombre de la nuit me questionne, l’essentiel ne s’écrit pas, ne se raconte pas, ne se dit pas et pourtant c’est stimulant que d’essayer de le regarder en face, ce bout de ciel, rempli d’essence, de carburant, d’en faire un compagnon de route, du doute, et sous son couvert, de s’essayer à la dialectique. A…

Mutation, ion ion, même pas peur !

L’homme mute, par Toutatis, chaque nano seconde, il se distingue de ce qu’il était dans l’instant d’avant et il ne sera pas davantage lui-même dans celui qui va suivre. A regarder de plus près, en approchant l’œil de la lentille d’un microscope, quand certaines de ses cellules se font la malle, d’autres se sont multipliées,…

Nuit m’aide in Japan

Qu’est-ce qui m’a séduit au Japon, je ne le sais pas totalement et ce n’est pas le motif de ma quête terrestre; savoir, oui, mais savoir pourquoi non ! Savoir tout court…sans en chercher la signification, parce que, …et c’est déjà pas mal. Savoir intrinsèquement et ne pas aller plus loin, trimballer ce savoir de…

Joker écoute

Il est plus de minuit et le Joker se raconte des jokes, des plaisanteries pour occuper les heures et se remplir les poches d’histoires à coucher ailleurs. Au détour d’une image sonore, il capte un mouvement du concerto en sol de Ravel et il est saisi par la profondeur de cette musique qui n’a pas…

Étrange maquillage

Parce qu’il pleut, le clown se maquille, pour mieux convier le soleil. Désarmé de son parapluie, il danse et il chante, et se prend les pieds dans le bitume. Ravi, il glisse et tombe, humant la réglisse sur le trottoir. Drôle de clown, sa jolie bouille lui donne un air tendre et inquiet. Métaphysique du…

Clownerie hors de sa boîte

Avertissement, avant usage, clownerie sort peu de sa boîte, hormis pour faire le pitre. Il n’a pas d’heures, il n’a pas d’âge, il se dit libre de ses faits et gestes, et du reste. Ce matin, il s’étire comme un chat, les poils rebelles sous les aisselles. C’est l’automne, le froid titille le bout de…

Feu follette en goguette

Ola, moshimoshi, je bois du petit lait, c’est l’heure du madison à la boîte à frissons. Je pratique la danse en solitaire calée sur les pas de mes comparses, animée par la mélodie et le texte génial de « ma rencontre » de Bertrand Burgalat qui, dès les premières notes part sur un rythme endiablé. J’ai chaud,…

Clown à la fraise

Un petit clown, sur le fil, en haut d’une falaise, se dit, fort aise, waouh, j’irai bien boire un diabolo à la fraise. Il vole, il plane, il virevolte et tombe dans les bras d’une Charlotte à la vanille. Il la regarde avec ses yeux de merlan frit et se prend les pieds dans le…

Avec mes oreilles, je change de regard

Tel le mannequin dans la pénombre, ou ces chats en papier, le museau collé à la vitrine, et mes complices sur cette photo, je regarde avec les oreilles, en tirant les plis entre mes yeux. Parce que c’est amusant, je me glisse, sous l’enveloppe froissée des choses et des êtres ou dans l’espace qui les…

Dans un atelier, tout près du ciel 

Les yeux de face et de côté, happé par la lumière zénithale, mon regard pénètre dans l’atelier de Brancusi, reconstitué à proximité du Centre Pompidou.  Que dire des œuvres d’art présentées dans l’écrin de leur créateur ? Le célèbre baiser, la muse et d’autres sculptures s’animent et me racontent des histoires. Je pars dans l’univers…

Pour une fois, je ne raconterai pas…vidéos amateur

J’ai capturé ces différents moments à une fête annuelle d’Osaka. C’était juste une très belle soirée, in situ, avec des Japonais. C’était un peu dingue pour un gaijin et même pour les Japonais…Un truc suranné, qui lorgnait du côté des chants et des danses traditionnels, ce dont le pays se défait, un peu, beaucoup, mais…

D’Edo au dodo

Ça allait bien, le jet lag, le corps, la tête et le reste. Et badaboum, mon corps s’est mis à avoir froid et le sommeil m’a assommée. J’avais le sentiment de naviguer en territoire ouaté. Pour conjurer cet espace temps hallucinogène, j’ai retrouvé mon matelas plusieurs fois au cours de cette journée et hop, depuis,…

Sourire bleu du pays du soleil levant 

Il pleut, c’est la nuit, un changement de saison se prépare et je me souviens. Je me souviens d’un sourire de femme, c’est l’heure bleue et le pays du soleil levant alourdit mes pas pour mieux alléger mon regard. L’image est surexposée, les parfums, boisé, celui de l’érable japonais, et herbacé, des lotus en fleur,…

Danse les pieds dans l’eau

Le mousse ne s’émousse pas, il est punk et sa pulpe remue les océans. Le capitaine regarde, et veille. Il connaît la vague et la lune qui divague. En bonne compagnie, le mousse et le capitaine dansent avec des bigoudens, les pieds dans l’eau, et sous le soleil, la faune et la flore caressent leurs…

Sur un nuage flottant : retour du Japon 

Sur un nuage flottant, je sens le vent gonfler mon enveloppe. Je plane en position assise, telle Bouddha. Eole déroule les pliures de mon origami corporelle qui a vu ses bouts d’aile s’allonger et se remplumer depuis trois semaines. Aussi, les angles de ma vision se sont arrondis, grâce à un régime alimentaire très oriental….

ABM : à propos du voyage au long cours 

Un voyage au long cours, je sais un peu ce que c’est, car mon existence sur la terre ronde est déjà bien entamée. Toutefois, partir seule, dans un pays de culture et de langue quasi inconnues, et par conséquent, choisir de s’extraire de son environnement proche et confortable, c’est autre chose, même avec les moyens…

Lundi, jour de pluie sur Tokyo : je choisis le chemin de Yanaka 

La Bretagne est venue se rappeler à mon bon souvenir, il a plu à Tokyo ce matin. Encore un coup du Captain ! La température est descendue de 10 degrés, ça fait du bien et les gouttes n’étaient pas minces, c’était de la drache, de la vraie ! Les Tokyoites s’arment de parapluies blancs, noirs…

Fin de semaine, à Tokyo : métro, dodo… 

Depuis quelques heures, j’apprends à vivre au rythme de Tokyo. Là, où je réside, dans une sorte de pension de famille, près du métro Kasuga, sur la Mita Line bleue, à l’ouest de Ueno, tout est calme et vieux. J’aime mon nid et vivre sur des tatamis. J’écris par terre, je dors par terre, c’est…

Poésie : un haïku des saisons 

En automne, je pose L’étai du futur, une digue Pour ohanami. PS : ohanami c’est le printemps, le temps des cerisiers en fleurs, que l’on fête ici en pique-niquant en famille ou avec les amis. 

Pluie dans le train vers Tokyo 

Il pleut dans le train en direction de Tokyo. La souris verte sent les larmes monter et se faire la malle vers le canal et la kawa. Elle est ravie, elle voyagera plus légère à Tokyo… 

Souris solaire, je souris avec mes molaires 

Souris verte, colorée par la photosynthèse, j’ai grandi dans les rizières. Ma petite queue en l’air, je pars tôt le matin, et progresse avec le cadran solaire. Sur Seto, j’aime à traîner mes guêtres, à humer l’humidité des forêts et à danser sur son pont. Parfois, je souris toute seule et j’invoque mes êtres chers…

Dans la rizière, over the window

Derrière la fenêtre, je regarde les ponts, les étendues vertes des rizières (dans lesquelles ma souris gambade avec frénésie et rit aussi) et la mer bleue de Seto (que je n’ai pas effleurée du bout des doigts de pied, seulement du coin des yeux) s’éloigner.  Je sens la nostalgie me gagner, la fin du séjour…

Petit moment de frayeur : à la recherche du wpa key de mon pocket wifi 

Pour circuler librement au Japon, ce serait nettement plus compliqué et donc moins confortable, sans l’équivalent d’une boîte 4G portable, qui me permet de rester connect « thé » en permanence (au GPS, à firefox, au pays sarrasin, à mes copains et à ma famille du 41 de cœur et de sang).  La fluidité et l’indépendance que…

Dans ma chambre à Osaka (2)

Réveil à 6h30, j’ai bien dormi, le bruit des ronflements des moteurs envahit mon espace vital. Les fenêtres sont bloquées, le verre cathédrale m’empêche d’avoir une vue, de regarder et d’aiguiser ma curiosité alors j’imagine… J’arrache le papier peint, je fabrique des lianes et je m’enveloppe dans les draps blancs du lit. Je sors de…

Sur mon lit dans le noir à Osaka (1)

Pour danser, j’avais envie d’horizon alors je me suis allongée sur mon lit, dans ma chambre d’hôtel de 8 mètres carrés. Les bruits de la ville d’Osaka ne sont pas virtuels ni lointains, bien au contraire, ma chambre fait écho de leurs présences. Il faut bien que les Hommes vivent et usent de leurs véhicules…

Osaka la rivale 

Virée à Osaka, sur le chemin du retour, dans un autre quartier, plus jeune et destroy,, dans lequel je croise une génération en errance ou en déshérence. Je les repère de loin avec leurs cheveux jaunes décolorés, des tatouages sur la parcelle de leur peau disponible. Ils arborent des look grunge, punk… Ils se retrouvent…

Un oval tout près du ciel ! 

Hier soir, sur Naoshima, il ne restait plus grand monde, la nuit venue, seuls les insulaires circulent, travaillent ou se reposent, et quelques touristes fous d’art choisissent d’y passer un moment nocturne. L’hôtel m’a invitée à boire un blanc pétillant d’Espagne, en cadeau de bienvenue, il n’était que 5 heures. L’hôtesse n’était pas très jeune,…

Naoshima : une toute petite île naturelle et artistique…paradisiaque 

Ma lune de miel, avec moi-même, devait faire étape à Naoshima. L’île est située à 14 km de Takamatsu soit 3/4h en ferry, sur une mer de velours.  L’île est riche en végétation, des pins, des palmiers, des arbres « girafe », tout est vert ou bleu, les oiseaux chantent, les insectes claquent des dents, les rapaces…

Cendrillon à la recherche d’un prince nippon… 

L’idée c’était de s’allonger sur le sable sans faire de châteaux en Espagne.  Et, puis le temps a tourné à l’orage et la lumière était parfaite pour capter l’indicible, ce qui ne se voit pas à l’œil nu mais autrement. Dieu que c’est beau, comme le chantait Balavoine…  Et, de manière inattendue je suis tombée…

Un jardin extraordinaire, Ritsurin, dans le centre ville de Takamatsu  

Pour garder le rythme, ce matin, j’ai pris le train jusqu’à Kitohira. Une petite ville où les pèlerins passent pour déposer un don ou un ex voto, au temple, et prier, après l’ascension de plus de 1.300 marches. J’y suis allée de bonne heure, pour profiter de l’ombre avantageuse et de la quiétude inspirée par…

Le train train ou l’entrain 

Au train train, que je laisse en gare, je préfère l’entrain qui me tire du train train. Le mouvement véhiculé par l’entrain me pousse sur des rails inexplorées voire à construire de nouvelles voies. Parfois, je connais les règles et le mode d’emploi, je les comprends et je les respecte, c’est grâce à cette dépendance…

A Takamatsu, avec Emmanuelle Riva et Chris Marker  

Takamatsu, c’est le port principal de l’île de Shikoku, l’île la moins densément peuplée du pays, qui en compte quasi 7.000 (>100 m2), mais dont 430 seulement sont habitées. C’est un endroit qui me plaît parce que.  Il y fait plus frais que là où je suis allée jusqu’ici, la mer de Seto influe certainement…

Une barque sur l’océan, aux côtés d’Emmanuelle Riva

Des frissons sur la peau, tel un héron blanc à peine sorti d’un onsen (bains chauds publics japonais), j’écoute Ravel, pour rejoindre encore plus ce territoire mystérieux qu’est le Japon. Maurice Ravel était passionné par le Japon tout comme Monnet, leurs maisons et leurs œuvres en ont imprimé le souvenir. Allez visiter la maison de…

D’île en île avec ou sans ailes 

Mon couchage fut d’un confort remarquable. D’ailleurs, je revois encore comment l’une des femmes de chambre a opéré pour plier le drap du dessous aux angles du quatrième petit matelas, ce fut une démonstration d’origami appliqué à la literie, procédant d’un geste sûr qui claquait dans l’air. Toutefois, mon sommeil s’est installé dans une relative…

Festival de dégustation sous le clair de lune de Miyajima : kanpai ! 

10 plats, avec une puissance de démultiplication du plaisir, croissante, au fur et à mesure de l’initiation, oui, ce fut un sacré festival de saveurs, et je ne suis pas sûre de savoir restituer la montée progressive de cette expérience de dégustation rare, unique.  Tout d’abord, une hôtesse, entre avec son plateau, après avoir fait…

Amplitude des emplettes 

Pour vous rendre compte de la situation, je suis limitée aux entournures car je suis venue avec un sac à dos, petit et rempli. Comme dirait Ania, laisse de côté le superflu et tu te sentiras plus légère. Quel bon sens de la part de ma chère coach préférée et surtout d’une vieille inactive vénale…

Les toits et les toilettes 

Imaginez un toilette à la japonaise (voir la photo mise en avant, il s’agit de la version femme) installé sur un toit pentu et suspendu. Tout serait fait pour que les lunes se rencontrent et se racontent des histoires de mer, de tranquillité et de mystérieux trous noirs…  En attendant, je monte aux arbres…  Je…

Hiroshima, un autre jour d’août, un petit héron blanc bipède… 

Après avoir fait deux stops dans les gares d’Okayama et de Fukuyama, j’arrive à Hiroshima grâce au train super speed, le shinkansen que je n’arrive pas à capturer comme je voudrais.  En s’arrêtant à la gare de Fukuyama, j’ai pu observer, du côté droit du train, un autre château que celui d’Himeji, que j’ai pris…

« Ohayo » rien à voir avec « how are you » ! 

Hier soir, à Himeji, dans mon hôtel froid, de type business, le « Dormy Inn » (très propre, bien situé, proche de la gare et à une demi-heure du château à pied), qui me changeait radicalement de l’ambiance chaleureuse des auberges de jeunesse de Kyoto et d’Osaka, je me suis dit « allons-y allons-zon » boire un sake à…

Si Himeji m’était conté… 

« Ceux qui m’aiment prendront le train », d’ailleurs les petites villes japonaises, les amis ou les familles éloignées des mégapoles doivent l’être « aimables » car les Japonais se concentrent dans les gares, de façon impressionnante, le samedi matin. C’est chouette de se retrouver dans un train de banlieue comme si j’étais d’ici. Je reste debout puis une…

De la bouche d’égout au (bon) goût en bouche 

Quitter une ville pour en retrouver une autre, c’est toujours un arrachement aux tripes et au cœur, comme avec les êtres que j’aime (fort). Depuis toute enfant, j’ai l’impression première qu’on se dit « adieu » et que c’est fini, qu’on ne se reverra plus, jamais, et puis heureusement, à chaque fois, mon impression première se dissipe…

Journée (ef)fusion sans acquisition 

Chaleur extérieure étouffante, et pourtant, je sors et déambule hors de ma bulle du Gojo Guest House. Mon cœur est en fusion, pas de récupération possible ! Mon réacteur n’a pas été conçu pour, alors, je déborde, je déverse mon trop plein d’énergie en marchant dans d’autres quartiers, sous plus de 40 degrés au soleil…

Pierre qui roule n’amasse pas mousse 

Les lumières nocturnes et diaphanes des lucioles et le bouquet de lanternes japonaises disposées dans un vase en céramique de Bizen, je les imagine, là maintenant, posées sur les tatamis ou sur une poche d’air, en apesanteur, comme les perles de beauté sur la planète Mul, dans Valérian le dernier film de Besson. Pour percer…

Le Murin-an : un autre jardin ou quand la nature apprivoise l’Homme 

Émerveillée, comme Alice aux pays des merveilles, j’ai frétillé et je bouge encore, bancale sur mes doigts de pieds jusqu’au sommet du crâne. Les yeux renversés et le bout de mon nez aux aguets, j’ai longuement arpenté ce lieu, hors du commun, le Murin-an, tout près du zoo de Kyoto. Je ne savais pas ce…

Kawai Kanjiro’s House 

Les jeunes employés du Gojo Guest House m’ont invitée à visiter la maison de Kawai Kanjiro qui fut un céramiste exceptionnel, penseur et philosophe. Dans ce lieu, nous sommes invités à nous déchausser et à revêtir des chaussures spéciales. Il s’agit d’une maison traditionnelle de toute beauté. Je n’ai pas croisé un touriste, pas sûr…

Au hasard des rues de Kyoto 

Marcher, marcher, sans autre but que de voir, de rencontrer, et d’avancer. Être mobile pour ne pas se déformer, en se pausant trop longtemps, mais pour épouser d’autres formes entaperçues ou inconnues. Se mouvoir pour s’émouvoir. Se fondre, et absorber en retour. Ne jamais être le même qu’à la seconde précédente, vivre tranquillement sa transformation…

Portraits du dimanche 

Aujourd’hui, c’était et c’est encore, pour à peine deux heures, dimanche. A Kyoto, les familles, réduites parfois à un être humain, vont au temple. Et comme il paraît qu’au pays du soleil levant, on nait shintoiste et qu’on meurt bouddhiste, eh bien je suis allée à la rencontre de femmes d’hommes et d’enfants japonais, sur…

Dans ma chambre 

Naviguer à Tokyo avec son pocket Wi-Fi, commandé en France mais livré à l’aéroport ou au desk de son 1er hôtel, est aisé. Préalablement à son utilisation, vient le moment redoutable de l’installer, et de comprendre comment ça fonctionne ou l’inverse. En clair, c’est un émetteur décodeur que l’on embarque avec soi et qui nous…

Partout ça sent le riz

Même dans le quartier de Ginza, l’avenue Montaigne puissance 10 en termes de superficie, ça sent le riz. Il est nécessaire de préciser que ce quartier accueille le plus gros marché de poissons au monde. Le samedi matin, le japonais y vient goûter du poisson cru ou du poulpe grillé. Pour ma part, je me…

Être sage pendant l’orage 

Il est l’heure de dormir, et, dessiner m’éloigne de l’alignement des astres. Pas de vaisseau spatial, et encore moins d’orage, tout est silencieux ici bas. Je pars dans le sommeil, au pays du sage, loin de l’être tout à fait. J’esquisse quelques traits, et, en dessinant je me surprends à rêver que je le deviens….

La chouette du musée de la chasse : un ersatz de Big Brother

Hier soir, en allant retrouver des amis, je me suis arrêtée nette, saisie par une présence obscure. Je me suis approchée de cette fenêtre, sise rue des Archives, nez à nez avec la chouette de Big Brother. J’ai d’abord eu peur et je lui ai dit, tiens, « t’as pas l’air bien courageuse », tu restes enfermée,…

De Rodin au Grand-Palais en passant par le Petit

La matinée s’apparentait à une étape préparatoire à quelque évènement à venir. Une casquette, des chaussures, des jouets en bois, l’essentiel avait été collecté aux bons endroits pour l’objectif assigné. La pause méridienne s’était invitée, permettant au corps de se déposer et à la tête de rester tranquille, un « entre-deux », le temps de regarder, d’observer,…

Sur ma bouche : la beauté du grain 

Sur ma bouche, ou plutôt juste au-dessus, un petit grain de beauté s’est dessiné, jusqu’à prendre pied puis racine. Peut-être est-ce le doigt d’un ange, qui passait par là, qui l’a semé, puis a transformé la surface de ma peau en un terreau fertile. Les grains de beauté se sont donnés le mot, ils se…

J’avais 7 ans

D’aucuns disent qu’on ne change pas, fondamentalement. D’autres, parfois les mêmes, pensent qu’il faut un certain temps pour apprendre à comprendre le monde et à travers les autres, se découvrir et apprendre à se connaître, pour mieux devenir soi. Aujourd’hui, je me dis que j’aime toujours les pois (cf photo d’école), que je continue d’apprendre…

La reine des pommes 

Ce midi, j’ai déjeuné en tête à tête avec la reine des pommes. Elle était un peu cuite et habitée, aisément reconnaissable à sa peau plissée par le soleil. Nous nous sommes observées, étudiées, mangées, des yeux jusqu’au trognon, c’était savoureux, j’en ai encore plein la bouche ! Son jus n’a pas son pareil, je…

Fée et riz, le soir du 14 juillet 

Comment se réveiller après avoir connu l’extase, clouée sur mon canapé, par le spectacle féerique du feu d’artifice de Paris ? Je suis sonnée, depuis mon roof top Villetrunois, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu autant d’inventivité dans les traits, les formes et les couleurs. Les spirales coupées en deux devant la Tour Eiffel…

Le terrain de jeu d’un insaisissable papillon orange 

J’avais oublié qu’il pouvait exister des papillons oranges. Depuis ce matin, à chaque fois que je mets le nez dehors, l’un d’entre eux, on ne peut plus vivant et ailé, virevolte et enchaîne des galipettes ou des loopings dans les airs. Il m’accompagne et me frôle dans la descente de la cave ou vient me…

En passant, ma chouette n’aime pas trop Cendrillon

En passant je regarde autour, avec une approche globale du mouvement, mon déhanché ne dénote pas sur le portrait du monde. Etrange spirale, soudain le tout synchrone et homogène s’efface pour laisser place à la singularité d’une rencontre, qui me saisit en retour, une forme de sortie de route, ou quand un électron tire un…

Dans la proximité de mes secrets : l’atelier de Giacometti

Une berline bleue vient me chercher pour faire route vers l’océan. Un ordinateur de bord me dit que je n’aurai pas à conduire, l’intelligence artificielle m’amènera à bon port. Aucune carte ne m’indique le parcours, la voix de son maître est en sourdine, car l’inconnu m’a donné rendez-vous. Après un temps que je ne saurai…

Ma chouette : une drôle de fée clochette

Dans la mythologie grecque, Athena, symbolisée par une chouette, porte un casque guerrier, prête au rapport belliqueux pour protéger la ville d’Athènes. Depuis dimanche dernier, ma chouette protectrice, en carton bouilli, n’a pas changé de peau mais de chapeau, elle revêt désormais une petite cloche pour sonner le tocsin lorsque c’est l’heure. « Oui, mais de…

Grisée de musiques rock et baroque, je danse de tout mon soûl

Je suis saoule, je suis grise, je vacille tel un être persillé d’alcool, et pourtant je ne bois rien d’autre que des notes et des silences. Cette sensation d’ivresse permanente émane de mon être musical, bercée par des flots de mélodies, autant de signaux qui circulent dans les espaces de mon cerveau, jusqu’aux terminaisons nerveuses de mes…