Oiseau zélé hors du nid

En descendant du nid, le jour de l’Ascension, j’ai écouté mes muscles mous sortir de leur silence et me murmurer qu’ils avaient besoin de travailler. Je leur ai dit « d’accord mais c’est un jour férié » ! « Balivernes », m’ont-ils répliqué, travailler un day off, c’est nécessaire voire impérieux, si ça fait du bien au corps, même sans beurre dans les épinards. Me voilà déambulant sur le bitume, la tête en pétard, l’air détendu, loin de mes pénates, à l’heure où il ne se passe rien dans les rues. Je croise quelques voitures pas vraiment neutres en CO² loin de l’énergie verte promise, des travailleurs musculaires et des commerçants qui s’affairent. Je dors en marchant, j’écoute les oiseaux et leurs compagnes qui sans zèle font des loopings au-dessus de leur nid gris. Le spectacle m’émerveille, ça caquète à tue-tête, leur chant m’enchante. Drôle de jour de fête, où je relâche tout, hormis mes muscles mous. Un jour sans faire marcher la tête… quoique je découvre un « nouveau » monde qui marche encore un peu plus sur la tête que le monde de l’avant confinement. Peu importe si on nous ment ou on nous spolie comme nous le répétait inlassablement Arlette, je dévisse de mon propos initial, aujourd’hui, jeudi, jour de fête religieuse où Jésus est monté dans l’ailleurs, tel un pantin germanopratin je pars dans mes pensées et déroule mes pas sans autre but que de marcher et de me faire marcher, les pieds tournés vers le ciel, et reliés à ma caboche. Et comme a écrit Chamfort dans ses pensées, au 18ème siècle, « il vaut mieux être moins et être ce que l’on est » et c’est toujours vrai au 21ème en période de déconfinement…

Être deux même seul(e)

Si la parenthèse appelle un (e) alors pourquoi pas deux. M’aime qui me suis, même seul(e) peut devenir pluriel. Un(e) + un(e) …la vie du compte à rebours enfle le jour, sans bruit, et la nuit, elle se dégonfle en faisant Zzzzz ou pschitt. Ainsi le temps s’enfuit, hagard, sur la pointe des pieds. Parfois, il s’arrête net lorsque souffle la trompette d’un autre cœur. Chaussée de docks et de ma coquetterie orange, j’ouvre la porte, espérant qu’un(e) invité(e) sonne, mais non, je n’ai croisé que ma personne au bout de mon nez. Il suffit d’un zeste, pour que le marchand de sable me sorte du nid et que flottent mes rêves…vers un autre aujourd’hui.

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Sur les chemins de traverse poussent des fleurs

Les trains restent à quai, l’Antigonegone que je suis, aussi, confinée dans mon nid. J’écoute l’émission de France Musique, qui compare différentes versions d’une même œuvre et aujourd’hui cette tribune met à l’honneur Ernest Chausson, « le poème de l’amour et de la mer », un poème symphonique magnifique sur un texte de Maurice Bouchor.

« Le temps des lilas et le temps des roses
Ne reviendra plus à ce printemps-ci ;
Le temps des lilas et le temps des roses
Est passé, le temps des œillets aussi.

Le vent a changé, les cieux sont moroses,
Et nous n’irons plus courir, et  cueillir
Les lilas en fleur et les belles roses ;
Le printemps est triste et ne peut fleurir… »

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Je me souviens…the eel (Ozu)

Je me souviens d’aujourd’hui, de l’heure qui passe et de chaque seconde que je retiens. En plein vol, je plane car rien ne dure puisque tout s’en va vers le rien. Je marche immobile sur mon canapé, transportée par les images d’Ozu dans « le Crépuscule de Tokyo » en 1957. Je franchis le seuil d’un bar à anguille, m’agite et suis les personnages qui boivent du saké chaud, dégustent des mets simples (huître au vinaigre, concombre salé…) et parlent avec nostalgie de leurs bouts de vie, parsemée de points communs. Ce voyage à travers le temps et l’espace me rappelle que l’instant présent file (trop vite), renforcé par les plans du cinéaste qui filme à hauteur de visages, ses acteurs, tout en retenue, aux frontières du dit et du non-dit, en proie à l’ivresse au milieu des vapeurs d’alcool. Et, alors que mon regard se perd derrière la fenêtre, côté cour, je vois le ciel, voûte de l’éternité du monde, absolument présent, protagoniste d’une pièce de théâtre plus grande encore qui m’échappe et me fascine.

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« pense à tes oreilles comme à tes yeux » Keith Jarrett

J’écoute Keith Jarrett sur France Musique qui diffuse le jour de ses 75 ans l’intégralité de ses « Sun Bears » concerts donnés au Japon en novembre 1976 à Kyoto, Osaka, Nagoya, Sapporo et Tokyo. C’est merveilleux comme le livre de Malcolm Lowry que je bois des yeux…J’écoute le live comme s’il était là dans la pièce et je lis « au-dessous du volcan » comme si j’étais dans une taverne mexicaine à boire du mezcal les yeux perdus dans le soleil.

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Si la vie était réelle ça se saurait

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La vie trop proche du terrestre me rase les poils. Et lorsqu’elle flirte avec la SF elle me laisse froide.  Heureusement, l’Homme a toujours su et sait encore s’inventer d’autres formes de réalité plus « vraies », éternelles, et universelles, je pense aux contes, à la poésie et aux histoires silencieuses et musicales.

« Corona Extra » le vaccin de Professeur Aneth

Maintenant que les masques vont être distribués dans les Grandes Surfaces, je propose à tous les Français, forcément plus intelligents que les électeurs de Trump, d’ingurgiter les yeux fermés, le vaccin de Professeur Aneth, à savoir la Corona Extra ! C’est de la bière format pisse d’Anne, sans jeu de mot…et surtout, cette substance sucrée et jaunâtre qui ne ressemble pas du tout à de la bière est en vente libre dans toutes les Grandes Surfaces…L’avenir c’est maintenant, ainsi en descendant les escaliers de mon immeuble j’ai trouvé ce cadavre exquis de bouteille et je me suis dit, eurêka, le Français boit de la Corona, ainsi se sent-il immunisé, il a tout compris ! Rien de mieux que de combattre le mal par le mal ! Prochaine étape, le 11 mai, nous irons tester nos anticorps, tous dehors mais sans corps à corps !!! Quelle vie de dingue ! D’ici là, santé  à tous, amis lecteurs, et buvez avec la modération de la passion car sans passion pas de raison d’être !

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Le muguet de Villetrun

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Ce muguet est arrivé cette semaine, par la poste, depuis Villetrun, le jardin et la maison de mes parents. Je le regarde sur la cheminée et je pense à eux et à ceux que j’aime. En un clin d’œil et avec mes doigts, je leur transmets des sons de clochettes, colore leur nez de l’arôme léger de ce joli muguet fané et leur dessine des baisers aériens, flottants, impermanents mais joyeux. Je vous aime, il pleut et la vie n’est plus la même. Tout est à réinventer. Seule certitude, aimer rend vivant, et être vivant c’est aimer.

Pépites à déguster sur le site de trois couleurs.fr : cette semaine Pickpocket de Bresson, Flip la grenouille…

EF40ED3C-46F0-4CFB-926D-806FC94B123FMk2, pendant cette période de confinement, propose sur son site http://www.troiscouleurs.fr, chaque semaine, des films, des documentaires et des dessins animés. Cette semaine « picpocket » de Robert Bresson dont j’ai extrait quelques plans ci-dessous un film que je croyais austère et en fait, pas du tout et puis « le héros » marche dans Paris s’arrête dans les troquets et prend le métro alors ça permet de voyager dans l’espace et le temps et pour sourire voire rire, regardez « flip la grenouille » de Ub Iwerks un cartoon des 30s vraiment extraordinaire.

 

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Libre + air(e) = libraire

Cette photo est extraite du film « ma nuit chez Maud » d’Eric Rohmer actuellement disponible en replay sur le site d’Arte. C’est un grand grand film. La dialectique tourne autour du pari de Blaise Pascal, une histoire (encore) d’espérance et de destin structuré par des choix qui, suivant les personnalités, peuvent être déterminés par des croyances rigides ou bousculés par les mains du « divin » hasard…La question de la liberté et de l’audace de ne pas avoir peur de perdre se pose ou plus positivement celle d’avoir tout à gagner, même si la probabilité est faible. La réponse quelle qu’elle soit, sortir de ses croyances et de son déterminisme ou pas, n’aboutit pas au bonheur mais elle dessinera un autre contour du chemin de vie emprunté.

Cette photo me donne envie de retourner en librairie un lieu de 1ère nécessité à mes yeux.

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Joli mai me travaille !

A l’heure où la valeur travaille a pris du covid dans l’aile, je cueille du muguet virtuel mais iodé et argileux. Tel Achille, notre talon sera fragile lorsque nous sortirons nos pieds sur le bitume, et que nous entamerons la phase 2. J’humerai l’air, avec mon masque filtrant mais fleuri, je regarderai les papillons gris de Paris quand la pollution aura repris et je ferai battre mon cœur de bonheur d’être en vie et de pouvoir revoir mes amis et mes parents en chair et en os. L’évocation nourrit et ne me suffit pas. « La chair est triste hélas et j’ai lu tous les livres. » Je suis loin d’être Mallarmé et j’ai besoin d’aimer en toute ou relative liberté de faits et de gestes. Ainsi, va Antigonegone au plus près  d’une ère nouvelle, forcément plus ouverte et respirante que ces instants étranges d’enfermement consentis. L’obéissance oui mais avec l’espérance de gagner contre ce virus protéiforme. Tel un Jedi, nous lutterons et Yoda nous dira, avance masqué, mais à aimer les tiens, tu ré-apprendras !

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De la poussière à la lumière.

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Je préfère l’énergie humaine à l’énergie en compteur mais il faut savoir transformer le nécessaire en essentiel !

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Sans verdure point de nature ni de renaissance. Le printemps et le joli mai nous donnent à croire en l’espérance.

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Nous aurons besoin de légèreté et de vacances. A la plage ou en restant sage si le déconfinement reste territorial.

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Désormais petits et grands, nous avancerons masqués et vigilants. Une autre ère a commencé !

O joli mai, montre-moi tes jolies quenottes, tes clochettes de muguet, et la fée qui saura transformer ce mauvais rêve en une réalité vraie, d’un monde profondément plus humain (qui se décompose en du hue cocotte assurément et sans les mains au début) et sensible à son environnement.

Masquée grâce à ma 2ème maman

Ça y est les masques sont arrivés jusqu’au nid, après de longues pérégrinations depuis les marées salants, et désormais je suis parée ! Pas sûr que je fasse partie de la 1ère vague alors je me contenterai de celle d’Hokusai et de mes livres. L’ivresse est on ne plus intérieure…en ces heures de confinement.

Ma 2ème maman s’appelle Cécile, c’est aussi l’élue de mon Captain un électricien marin aux cheveux frisés et un postier apprenti un peu étourdi mais très gentil (je me moque). Cécile a choisi des tissus orange et rouge, avec un fond blanc, des imprimés raffinés, délicats et tout doux. La réalisation dépasse les normes iso, c’est énorme ! Je suis toute émue. Merci à vous 2.

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Avec mes 6 yeux

Tel Janus n’ayant aucune ambition d’être la gardienne de la cité, j’observe je regarde j’essaie de voir. 2 paires de lunettes posées sur la table basse, qui s’accordent à ma vue (qui ne l’est pas moins « basse »), je suis une conservatrice aidée par le fait que ma presbytie se stabilise. Avec les écrans, je ne sais quelles réalités attirent les viseurs de mon âme, mais j’y vais, je scrute, et j’allais dire, je hume avec mes cils, balayant la poussière du temps. Parfois, j’éternue parce que c’est le printemps. En restant dans le nid, je vis comme tout confiné en m’ouvrant au monde extérieur de manière méta (physique et phorique). J’aiguise ma curiosité qui s’envole très vite sur les cimes de l’immeuble de l’hôtel Hyatt Regency et s’immerge résolument dans les fonds marins de mes WC. J’adore ça. Je ne suis jamais rassasiée. Le contact physique me manque mais j’ai une certaine capacité à obéir quand il s’agit de ne pas contaminer l’Autre et soi. Je sais que je reverrai ceux que j’aime et qui m’aiment et, en attendant, l’écran multimédia et mes 6 yeux me relient à eux « presque » physiquement. Jour et nuit, mes pensées, qui ont des oreilles, les entendent en permanence comme s’ils me murmuraient des sons apaisants et silencieux. Naturellement, cette impression, aussi irréelle qu’elle puisse paraître, enchante le ciel de Paris, comme un chant d’oiseau imaginaire, et vient faire « knock knock » sur mes carreaux.

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Être libre avec ou sans Covid-19, 20…

Il y a toujours des bonnes raisons de ne pas être libre. Physique ou morale, intellectuelle, sociale, …peu importe. La liberté fait peur, c’est d’abord un choc, j’existe, ok et maintenant est-ce que je veux faire quelque chose ou être quelqu’un ?Tout est possible. Oser dessiner, se lâcher, sans se censurer, c’est une 1ère étape…

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« Jolis jolis monstres » un grand grand livre

Je viens de fermer « jolis jolis monstres » de Julien Dufresne -Lamy, un grand grand roman qui raconte deux histoires entremêlées, deux véritables destins de drag-queens, l’une ayant connu les riches heures ou années « folles » des eighties à NYC entre Harlem et le Lower East Side, il s’agit de James Gilmore alias Lady Prudence et l’autre Victor alias Mia qui essaie de se frayer un chemin en 2016 dans le stand-up après un parcours qui ne le destinait pas du tout à faire ce choix de vie.
Lady Prudence a connu les compétitions de défilés dans les bals, les club kids, le voguing et décrit sa vie et sa colocation chez «sa maman » à l’heure où tout ce monde interlope se côtoyait  au studio 54 ou au Limelight et fréquentait Keith Haring, Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat et autres Björk Sonic Youth ou Madonna. Ce sont les années SIDA, du NYC pouilleux avec un fort taux de criminalité. et certains pensent alors que les drag-queens sont des monstres d’autres pensent que ce sont les plus belles choses du monde. L’origine du nom y est expliquée entre autres. C’est très fouillé et documenté ainsi Nan Goldin et la documentariste de «Paris is Burning » y apparaissent comme protagonistes, en tant que lectrice, j’y étais.

Et comme le dit Lady Prudence «nous sommes un secret enfermé dans une boîte qu’il ne faut surtout pas ouvrir. »

Pour terminer, c’est un livre sur la liberté, un hommage aux drag-queens qui ont bravé le regard de la société et qui continuent de le faire car pour elles il n’y a pas d’autre alternative que de vivre ce qu’elles sont. Ce livre décrit très bien ces déclics, ces changements de vie liés à des rencontres ou à des événements. Un bijou, une merveille qui m’a inspiré ce dessin.

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Nuit agitée (suite de l’annonce de la prolongation)

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A la recherche des œufs …

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Je suis gâtée, les œufs de Pâques sont venus par la Poste de Guérande jusqu’au nid parce que je ne ponds pas ou plus, une douce surprise de la Capitainerie ! Alors je fais semblant de les chercher, en jouant, à quatre pattes, c’est ridicule, comme d’autres choses de la vie ! Sauf que rien n’est absurde pour un enfant, c’est ce secret qui protège contre tous les virus, et rend fort et léger !

Dualité : guerre et paix en temps de Covid-19

Avec le Covid-19, sommes-nous vraiment en situation de guerre ou n’est-ce pas plutôt le moyen de faire la paix avec soi-même et d’arrêter de malmener la terre, les océans, la nature et l’homme ? Si c’est un signal pour nous amener à réfléchir de manière contrainte ou opportuniste, question de point de vue, à notre manière de vivre, et d’aller réellement vers plus l’entraide comme un choix de société, et de bienveillance à titre individuel, alors on aura véritablement gagné toutes les guerres et surtout en sérénité en choisissant le chemin de la paix avec l’environnement et nous-mêmes. 

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point » dit le Proverbe. Nous vivons un temps de réflexion suffisamment long pour ouvrir les yeux autour et au-dedans, une aubaine pour tenter de regarder les fureurs du monde et d’apprendre à les écouter avant d’agir et de foncer comme si de rien n’était. Se poser, se reposer, pour se ressourcer et choisir la vie plutôt que la course après la vie !

Avant c’était la guerre

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Maintenant, c’est la paix

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What a wonderful world …

Comme mon Papa, j’adore ce titre interprété par Louis Armstrong, « What a wonderful world ». Il a été composé en 1967 par un duo d’artistes et Louis Armstrong a reçu 250 $ pour l’enregistrement car il voulait une juste répartition de la rémunération entre ses musiciens et lui. Comme souvent, pour les œuvres avant-gardistes ou géniales, le morceau n’a pas marché aux USA alors en pleine ségrégation raciale et guerre du Vietnam et à l’inverse il a conquis les auditeurs en Europe. Depuis, le film « Good Morning Vietnam » sorti dans les années 80, le titre est ressorti en single et est devenu un hymne aux Etats-Unis.

Je vous invite à écouter cette autre version sachant qu’il en existe plein d’autres qui valent le coup.

De quel monde voulons-nous pour nous, nos enfants, nos neveux, et les générations futures ? Ce qui est certain c’est que le confinement est un moment, une pause, propice aux questionnements, une étape nécessaire avant d’oser se remonter les manches et de stopper la machine infernale dans laquelle nous nous sommes laissés embarquer. Ecouter les oiseaux, se laisser surprendre par le printemps, l’éveil de la nature mais aussi par la chaleur de l’amitié et le renouveau de la vie incarné par les enfants, assurément, nous le voulons. What a wonderful world, oui, pas seulement pour quelques semaines ou 2 min de chanson …mais pour l’éternité, autant que nous serons conscients de la fragilité du monde et des relations humaines, et de l’engagement que cela demande de le préserver…et nous tous, avec et ensemble.

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A fish with a cat dreaming

Devant la Fish TV mon chat rêve. Il se prend pour un geek en plein délire de réalité virtuelle, et s’invente une histoire de confiné cohabitant avec un joli petit poisson inatteignable. Ainsi va le monde animal, il se réinvente sans cesse pour mieux se mouvoir et s’émouvoir.

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Idées d’évasion entre deux coups de savonnettes

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– Ballets : j’ai vu le Lac des Cygnes chorégraphie Nouréev – un classique, superbe de l’Opéra de Paris sinon
* Courez voir « decadance » de Ohad Naharin c’est FABULEUX https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/deca-dance?s
* Prenez un bol zen devant ces 7 min de Breathing d’Aurélie Dupont chorégraphié par Hiroshi Sugimoto https://www.operadeparis.fr/3e-scene/breathing
Plateforme de streaming culturebox de France Télévision : https://www.france.tv/spectacles-et-culture/
– Opéras de Paris et d’ailleurs Lyon…
– Concerts : j’ai vu celui de Lucas Debargue – un jeune pianiste français jouant Scarlatti au piano dans le théatre de la Reine Marie-Antoinette de Versailles – bel écrin et ces sonates sont merveilleuses https://www.france.tv/spectacles-et-culture/1136883-lucas-debargue-joue-scarlatti-au-chateau-de-versailles.html
Plateforme de la Philharmonie de Paris : https://live.philharmoniedeparis.fr/concert/1092721/
Plateforme de la Philharmonie de Berlin : https://www.digitalconcerthall.com/en/live
Plateforme du MET : https://www.metopera.org/
Films, documentaires en replay sur Arte
– Documentaire incontournable sur 2 féministes géniales, brillantes, et impertinentes Delphine Seyrig admirable actrice et femme, compagne de Samy Frey et Carole Rossopoulos documentariste pleine d’esprit et d’audace
– Documentaires sur les musées du monde : j’ai regardé ce matin celui sur le Prado c’est juste génial. Commentaires passionants d’un historien d’art British brillant et destroy, de la cantatrice mezzo soprano Joyce DoDinato et d’artistes avec de la réalité virtuelle
– Des concerts à la carte dont celui de Francesco Tristano qui compose, joue Bach et Stravinsky sur la scène du Châtelet
– Films : en ce moment Nanni Moretti est à l’honneur si vous voulez regard un film icônoclaste sur l’enseignement, foncez sur « Bianca », son 1er film, avec Laura Morante, c’est fabuleux de décalage, de poésie !
Théatre :
https://www.comedie-francaise.fr/ outre les pièces du répertoire en streaming, goûtez sans modération les suggestions de lecture et choix d’alexandrins via Podcasts des comédiens suivants :
– Denis Podalydès https://soundcloud.com/user-860376217-312402602 « le printemps adorable a perdu son odeur » extrait du Goût du Néant de Charles Baudelaire
– Véronique Valla https://soundcloud.com/user-860376217-312402602 « où suis-je, qu’ai-je fait, que dois-je faire encore » dernier acte d’Andromaque de Racine
Toujours sur CultureBox la plateforme de France TV
Folk/pop :
– Bob Dylan a mis en ligne un inédit « Muder Most Foul » sublime chant de 17 min sur fond de cello/piano https://youtu.be/3NbQkyvbw18
– Neil Young « confiné » en pleine nature au fin fond du Colorado, sous la neige, et ensuite devant une cheminée qui crépite, un de ses trésors archivés accessibles à tous « fireside sessions » filmé par sa femme Daryl Hannah https://neilyoungarchives.com/movie-night
Improve vos connaissances sous un angle ludique dans le domaine des Arts :
https://mooc-culturels.fondationorange.com/ Celui sur la couleur est topissime
Idées de lectures :
– Le lambeau de Philippe Lançon Gallimard – récit du journaliste rescapé de l’attentat de Charlie. Outre le fait qu’il ait reçu de nombreux prix littéraires, c’est un GRAND livre, un récit intimiste et universel, quand la souffrance n’est pas qu’un état de l’être mais un être. La manière dont il parle de son retour à la vie est forte, juste, et pleine de respect pour le corps médical. Il a eu 17 opérations de la machoire en 9 mois. Le portrait de sa chirurgienne Chloé est un hymne qui me semble on ne peut plus d’actualité.
– Sinon j’ai adoré « Kyoto Song » de Colette Fellous chez Gallimard, entre poésie, haïkus de Basho sur fond de promenade dans Kyoto, et des références à la culture japonaise, aux films d’Ozu et surtout des impressions de cette élève de roland Barthes, accompagnée de sa petite fille, pleine de vie et de fraîcheur.
– Je lis en ce moment un pavé de Richard Powers, l’un des plus grands romanciers américains « le temps où nous chantions », une histoire sur plusieurs niveaux (la grande sur fond de ségrégation et la petite au sein d’une famille dont le chant est la colonne vertébrale, le père un scientifique parle du temps, d’Einstein et c’est saisissant. Il y a un passage sur la fonction ondulatoire de Schrodinger. Pour le reste, le style est de cet acabi : « c’est nous qui faisons le processus. Nous nous rappelons le passé et nous prédisons l’avenir. Nous sentons que les choses vont de l’avant et l’après….le temps est notre manière d’empêcher que tout arrive d’un coup …ou encore…commen veux-tu que les choses se terminent ? que feras-tu s’il n’y a pas de fin ? « dans un mouchoir de poche, dit-il. Photo à l’arrivée. Sur la ligne d’arrivée. »
Sinon allez sur ebooks, Jack London « l’amour de la vie » le livre que Lénine se faisait relire lorsqu’il était sur son lit de mort (fun !), « construire un feu », les grands espaces
Et surtout, prenez soin de vous et des autres.

Confinés mais pas finis ! (Ode à la joie par le Philharmonique de Rotterdam)

Ce matin, lever aux aurores, 6h30 heure d’hiver, c’est le jour des courses, les premières depuis le 1er tour des municipales. Dans mon quartier, le Monoprix assure un service de qualité toute l’année y compris le dimanche. Je précise que je n’ai pas d’actions dans le Groupe Casino Monoprix…Situé tout près de la place Péreire, en haut de la rue de Courcelles, j’étais deuxième dans la queue à 8h56, pour l’ouverture. Mon prédécesseur d’allure sympathique et souriante, a répondu à mon bonjour, et s’est révélé un peu nerveux quand les aiguilles du téléphone ont marqué 9h sans que les portes daignent s’ouvrir. Il a regardé sa montre et il s’est retourné vers moi en me disant, ils continuent de préparer, un rictus aux lèvres, derrière sa barbe grise. A l’intérieur, peu de personnel, nobody aux caisses avec échange physique et de postillons potentiels. En ces jours de confinement, l’employeur optimiseur nous encourage, peu mollement, à recourir aux caisses du libre service ou à l’application de son smartphone pour passer les articles sans oublier de payer comme a tenté de le faire benoîtement un client. Pour les plus âgés c’est plus compliqué mais l’entraide est là, et se communique bien, entre masques et bergamasques. Les rayons côté frais sont minimalistes, plus d’oranges bio (mon côté bobo) hormis les 5 qui se battaient en duel que j’ai enlevées dans leur filet. Je me suis prise pour un pêcheur de la Turbale, avec ma tenue de mousse, mon Captain dans le cœur sous ma marinière.  Sinon, les rayons pâtes et le riz étaient dévastés, côté PQ je n’ai pas été vérifier, de toutes façons on peut faire sans, si la rupture de stock était avérée ! Je vous ferai un dessin bientôt !!!

Enfin de retour, sur le canapé en train de savourer un café avec ma dernière tranche de cake maison aux figues confites et à la cardamome. Difficile de savoir si se laver les mains suffit, certains passent les légumes et les packagings à l’eau avec de la javelle et ça leur prend 2h à chaque fois. Je ne sais pas, c’est peut-être mieux, mais franchement je n’ai pas envie de rentrer là dedans. Les processus ça finit par être lourd, ça suffit ces conneries côté boulot ! Il faudrait plus d’humain nous a dit un grand chef pour les vœux eh bien allons-y allonzon comme le dit Jean-Paul Belmondo dans Pierrot le Fou !

Vivre dans un Paris désert sous un ciel bleu perlé de nuages en mouvement, c’est étrange, en ces premiers jours de printemps 2020. J’ai le sentiment d’être là sans l’être tout à fait, je ressens cette ambiance de fin du monde, ou plutôt de fin d’un monde, comme une oppression, une chape de plomb avec une vis sans fin. Mais, ô joie, nous sommes tous confinés sur une période indéterminée, sans être totalement finis ! Nous avons usé et abusé de la planète, le réveil est dur, violent comme le vent de cette nuit, néanmoins nous savons que ça sent l’étape initiatique du ici et maintenant, et que l’Espoir brille au loin. Car l’Homme est ainsi fait, il tombe, il se fait mal, il se relève et rebondit, et tout au fond de lui, il croit en son destin de perlimpinpin et point.

Exemples : Bob Dylan a sorti un inédit de 16 min sur fond de piano et de violoncelle, un texte d’outre-tombe, sublime « murder most foul » et Neil Young une vidéo « firesides sessions II » d’une trentaine de min filmée en plein Colorado sous les flocons de neige puis devant la cheminée de sa maison où il vit des jours paisibles enfin naturalisé américain après 50 ans de vie sur le sol américain. Ou encore cet Ode à la Joie de Beethoven filmée et enregistrée par les musiciens de l’orchestre de Rotterdam chacun chez lui, autant de morceaux de musique et de vie rassemblés et orchestrés par un magicien du montage pour faire résonner la musique de ce grand compositeur sourd dont on fête les 250 ans de la naissance. Et tellement d’autres initiatives créatrices donnent de l’espoir. Sans parler du personnel soignant sans lesquels nous nous terrions voire nous nous tairions encore davantage et pour l’éternité !

Avant de poursuivre mes activités at home, et atomiques, la morale de cette histoire ne serait-elle pas de savoir conjuguer l’art d’être con, finement, et d’apprendre à en sortir avec intelligence et humour en se recentrant sur l’essence du ciel !

Vive la vie, l’amour et l’humour !

 

 

John Donne et Caspar David Friedrich : d’autres compagnons de route

Sans ma sœur la Poésie, qui me prend la main et aiguise ma plume et sans l’œil des Peintres, qui m’ouvrent la vue vers des perspectives et des couleurs insoupçonnées, je ne ressentirai pas les nuances de notre monde multiple et indivisible auquel nous appartenons.

Caspar David Friedrich peintre du romantisme allemand du 19eme siècle a su traduire l’emprise fascinante de la nature sur les Hommes. Ses tableaux emprunts de mélancolie disent l’essentiel. Ainsi ce moine qui regarde la mer, telle une ombre, confondue avec le gris du ciel et des vagues en pleine tourmente. Et que dire de cette femme qui lit dans un jardin, entre nature et culture…Je n’y vois pas la peinture de la solitude dans son acception de mal être mais au contraire le témoignage de l’importance de savoir se ressourcer pour mieux être au monde.

Personen / Künstler / Friedrich / Werke / Meer
Friedrich, Caspar David (1774 – 1840), Deutscher Maler der Romantik; « Der Mönch am Meer »; Gemälde / Öl auf Leinwand von Caspar David Friedrich, 1809, 110 x 171,5 cm Original: Nationalgalerie, Staatliche Museen zu Berlin / NG 9/85 Standort bitte unbedingt angeben!; Foto: Jörg P. Anders;

Parce que je me sens on ne peut plus Européenne, j’ai convié John Donne un poète anglais du 16/17eme siècle, humaniste, qui me semble avoir tout dit.

“Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne.”

« Il n’y aura ni nuage ni soleil, ni obscurité ni éblouissement-mais une seule lumière. Ni bruit ni silence mais une seule musique. Ni peurs ni espoirs mais une seule possession. Ni ennemis ni amis mais une seule communion. Ni début ni fin mais une seule éternité. »

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Plutôt baroque ou haut rock ?

8DD2EAD6-1BAE-4B94-974D-994524F4147ESans musique, j’éprouve le sentiment et la sensation physique du manque, de ne pas être pleinement en vie. La musique m’a parlé avant même que les mots trouvent le chemin de ma tête et de mon ventre. Elle me prend aux tripes, me bouscule et m’invite à sortir de ma grammaire humaine. Elle me semble venir du monde du divin, ce pays indéfini, sans frontière, absent de la mappemonde, pourtant réel et libre, cet ailleurs indescriptible que je retrouve surtout chez Bach Mozart et Ravel. Tous 3 sont de savants orchestrateurs, des inventeurs du dialogue instrumental (dont la voix en particulier chez Mozart), et aussi des enfants joueurs et un peu fous, défiant les modes et les influences. En ce moment, je les sens on ne peut plus présents, de vrais compagnons de route qui me donnent à espérer car ainsi est ma raison de vivre.

En ouvrant le dictionnaire, je lis et découvre que l’adjectif « baroque » signifie en 1er lieu « irrégularité bizarre », puis suite au moment artistique du même nom qui s’est développé du 16 au 18ème siècle, il s’enrichit d’un autre sens « la liberté des formes et la profusion des ornements ». J’aime particulièrement la musique baroque, mais aussi l’architecture baroque mais à moindre dose car le côté crème chantilly finit par m’écœurer. Mais surtout je me réjouis aussi que les mots de notre belle langue lui donne un relief que je ne lui connaissais pas. 

Aujourd’hui et depuis hier, je me nourris de Scarlatti (j’ai l’objectif d’écouter l’intégralité des 555 sonates pour clavecin par Scott Ross, un génie fou lui aussi, mort jeune du sida) mais surtout de JS Bach inclassable. J’ai re-écouté les 6 concertos Brandebourgeois, composé alors qu’il était à Cöthen vers 1717 dans la même période que les 2 concertos pour violon BWV 1041 et 1042 et que le double BWV 1043 qui comporte cet air sublime de la Sicilienne (2ème mvt). Je crois qu’un concert avec Hilary Hahn est disponible en replay sur Arte interprétant ces 2 concertos pour violon.

Sur ma chaîne HiFi j’écoute maintenant Jean Rondeau, le jeune claveciniste dans son interprétation de Rameau enregistrée au théâtre des Bouffes du Nord. Le disque s’appelle «Vertigo », il me retient le souffle alors que nous sommes suspendus à ce virus qui nous confine tous dans nos chambres, et une fois la dernière note envolée, je me murmure comment vivre sans musique ?

 

 

 

 

 

 

Relire Pascal

En cette période pré-printanière qui invite à butiner le museau en extérieurs, il est difficile mais vital de relire Pascal ou tout du moins cet extrait, de l’observer, et de le respecter à la lettre « tout le malheur des hommes vient de ce qu’ils ne savent pas rester au repos dans une chambre. »

Le dessin invite au voyage, notre dessein à tous est de rester sage, et bienveillant.

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Quarantaine illimitée en compagnie de Baudelaire

Avancer, vivre, marcher, respirer, en petit animal docile, respectueux des consignes et des règles et surtout rêver, en embrassant ce secret espoir de retrouver le sens des choses élémentaires, l’apprivoisement de la Terre et de sa fragilité grâce la poésie par exemple. Baudelaire n’est-il pas une ressource nécessaire en ce moment de quarantaine illimitée ?

 

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Le jardin et le musée Rodin

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Barbara Hepworth au musée Rodin : la claque

Il faisait beau hier, à Paris. Avec Mr T, nous avons déjeuné, marché, et pris les formes – sculptures et mots – de Barbara Hepworth, temporairement exposée au musée Rodin, en plein corps. La forme touche, creuse, interroge, rebondit, élargit, modifie le regard et mon rapport à la nature, aux êtres, à la vie, et à l’essence du ciel. Mon oeil en a conservé une mémoire numérique, que je me réjouis de vous mettre en partage.

Barbara H. a rencontré Brancusi, Giacometti, Arp, Mondrian, Kandinsky, Picasso et Braque au début des années trente, à Paris; elle était anglaise, a étudié à l’école des Beaux-Arts à Londres puis au Royal College en même temps qu’Henry Moore, a vécu avec Ben Nicholson une vingtaine d’années, et ses dix dernières années à St Ives en Cornouailles avant de s’éteindre à plus de soixante dix-ans. On connaît Henry Moore, et Ben Nicholson, on connaît moins Barbara Hepworth, …C’est le moment de parler de cette femme immense artiste.

Il a suffit de quelques photos et j’ai été saisie par la force de son regard, ses mains.

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C’est une dessinatrice pour commencer, comme tous les sculpteurs.

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C’est aussi une peintre.

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Et, maintenant, allons du côté de son atelier.

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Et lisez ses mots

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Sa correspondance (plus bas, notamment avec Calder).

Enfin, observez, regardez, voyez ses sculptures vivantes…