Festival de saveurs : chez Nathan

81D1680D-12A2-46F3-A3D3-17811553E23BCF05B289-5ED3-4B80-8CC1-627381500A8FA4D26274-FE50-4000-A5F0-1BC3779A972E0CBB5937-1E5F-41D2-AA5F-8BA3E96B712F4C4032D2-A5C2-4BE4-AF72-EDEBC92690E7D2816624-857F-45C0-A6F5-BF831BDF6CFAA9B99292-BA6B-449A-8781-4E4817436B605942A151-3609-435A-ADF7-D14C2913A84B9D8F3B71-8E1B-4412-8023-3060E053F2E647E532DC-D881-4242-BA08-D48975F356DCUn des plaisirs essentiels de la vie, surtout quand la vieillesse vous prend le bras et vous coupe les pattes et j’en passe, c’est de se mettre à table. Aujourd’hui, j’ai choisi d’aller « chez Nathan », un macaron au Michelin.

C’est très japonais en termes de présentation et de saveurs. Les herbes, le yuzu, le poisson cru, les lentilles, la viande persillée et le mariage orange sorbet cassis, autant de délicatesse que Marguerite de Lorraine n’aurait su contenir !

Alors, heureuse ?

Oui

Et après ?

Après, je l’aurai en moi, oh là là !

 

Fleurs peintes ou sculptées : votre préférence ?

Voici des fleurs cueillies pour vous sur un mur de la maison de Rubens, jardin vertical habillé de peinture pour cette pièce et non de cuir (de Cordoue).

Bientôt la St Valentin, fête marketing chère aux fleuristes du 21ème siècle, pour les reposer je propose un festival d’irruption de béton, du « concrete » de boutons de fleurs imaginaires …en guise de bouquet.

Et surtout vive l’Art qui nous rend vivant et transgresse l’Amour et la Mort.

E7339D5D-000D-440A-A516-D2B31BB10F83
F2D2CBF3-FC77-4093-8F56-24C884F84A89

Maison musée de Rubens

8425982C-E292-4ABE-81C6-F154ADF2F5B251F85B45-F33E-465E-A675-E8F07162EC3777131B70-2752-4071-A9B8-8709FFD3405C9ADE5EED-3F09-4682-BCC5-5D0EB3702823FC1B1C8F-C067-47FD-9F8B-29C3B1D09F4C388FAEF0-EFAE-43E1-8CDD-B3FC18E5D8F7BB977044-6653-4AF1-A99D-B71EBB443B8114D8F9AA-0FAC-43A4-8033-E5A3DED1858AF13B83D1-723D-486D-A9A3-30214174105BFCF1EB19-8A6D-43D8-892A-B299DF7549C3DC915537-D160-40D9-AF9F-CC901888F1104E559A29-BBBF-415D-B5AF-D97E486A72DCD8B418D4-AFA0-4364-9AFD-8E8D43FE8CC2F23680DA-AED3-4528-AA0F-BBAFD2F0EA37Rubens était enfant et petit-fils d’apothicaires. Il a fait ses armes dans l’apprentissage de la peinture à Rome comme c’était l’usage aux 16/17eme siècle. Il était un collectionneur d’œuvres anciennes (bustes antiques) et contemporaines. Il ne pouvait s’empêcher de faire des retouches sur les œuvres acquises. Ses traits étaient longs et légers. Il a réalisé 4 autoportraits (ci-dessus l’homme à la barbe) alors que Rembrandt une quarantaine. Antoine Van Dyck a appris à ses côtés, surdoué et auteur du portrait de Marguerite de Lorraine et d’un autoportrait jeune ci-dessus. Le porte-fraise permettait de préparer l’accessoire du vêtement des riches commerçants anversois qui pouvait nécessiter jusqu’à 15 m de tissus pour une fraise !

3EB1AE95-A61B-4A9C-A079-EC16ACD56A9E

Mercure est de l’aventure…dieu du commerce entre autres…

 

 

Dernières petites pièces du puzzle de la journée

À Anvers, les laveries parsèment les rues comme aux USA. Peut-être que les appartements sont petits, peut-être qu’on se lave moins (n’importe quoi), peut-être que les tuyauteries sont fragiles et fuient, peut-être que c’est un lieu de rêverie ?

C’est fait, j’ai osé passer par les rues des diamantaires, le triangle d’or, aucun prix affiché en vitrine. D’aucuns racontent que 80% des diamants taillés dans le monde passent par Anvers donc, si vous avez des commandes, je suis sur place, ça vous fera économiser les frais de port !

Au chaud, on est bien après une longue journée de marche, j’assemble les pièces du puzzle…

E41E35D8-165F-4CED-84A3-6C3AE4866630D0BF57BF-25E7-4F86-98FF-5F696F554DAA3AFD5D3E-4CF7-4951-94F2-3238B9B8F77AB322D9DC-5B5D-4E13-A4F2-EC9FF4C2613806D5DF74-850E-4A0B-B21A-197E314CEDCD6AF0AECC-FBB5-4A77-8E8B-8B2C9B8C6D45249747E1-ABE8-4EAA-ABC7-AAB03179E6C4B4DBDE80-0983-4348-B9E1-F44CA8362CBD8FB57CAD-A1C3-429E-8B03-1F02B5110A47
L’exposition au musée de la photographie de Stephan Vanfleteren dont la reine Béatrix – extraits :

CDABA9A9-79D8-4D6A-8F3D-21FB11F7F868D28FB471-3160-4F49-AC9C-0FFC6CCBF57CEB770079-2DA6-4CB3-8EFB-6470899DB48F1294CC90-D940-4430-9C16-2C40D9360A66CEFB5F5A-CC53-43D9-AD32-15203E169C2E32298699-BEE6-4A64-97F3-1431192C66C4

C54B90F1-A5B1-44D6-83CB-30FDE19FDAEF5E0AF499-700E-479D-974E-0E1E306D05B75F788617-93B0-47CD-BF96-0775977DE222D0043077-D490-44A6-8638-E4F7E8D10B69EF6AEE47-B806-4330-B8E9-EE0BF99D0A00
La ville est en travaux, partout partout partout.
Affiche de l’artiste exposé au HKA le musée d’art contemporain de ce matin :

D1F3D535-8785-4B33-8995-75B63046460A

 

 

Le Nez Rouge

Il fait froid, j’ai le nez qui rougeoie et l’œil droit qui pleure (et poudroie). D’un polo rayé orange, j’ai couvert ma peau de petit dragon d’Anvers. Je suis saoule après 3 gorgées de bière. Que du verbe cette petite herbe enflammée, allez carotte et pantin, jouons et regardons ! Mes cheveux hirsutes crient zut sur cette longue table de ferme où je somnole. Le jazz scintille dans mes oreilles au bout de la flamme d’une bougie.

421AE6AD-5EEC-42C9-A745-3A80A3319461

Quartier du Zuid

Quatrième jour à Anvers, c’est le moment du voyage où je pars en surfant sur la force du vent, bien glacial aujourd’hui. Loin de tous commerces, je pars vers l’estuaire en traversant le quartier des ultra-orthodoxes diamantaires, principalement des Hassidim (qui font partie des Haredim) qui développent une communion joyeuse avec Dieu par le chant et la danse. Les femmes portent des fichus qu’elles arrangent en forme arrondie, comme une kippa et les hommes revêtent des chapeaux en feutre haut et tous sont emmitouflés dans des habits foncés. Ils font du vélo comme nombre d’Anversois et même DHL !

L’idée aujourd’hui est de visiter le musée d’art contemporain le M HKA et le musée de la photographie qui se situent dans le quartier du Zuid, apparemment devenu un lieu branché. Les façades arts déco et nouveau sont légion. C’est parti !

EEE181EB-34D6-416A-AC2B-F9E08573ABDA03305D4E-2607-4AEB-9463-79C0A21CD7D6CDAED047-6778-4A92-9AC5-055FC8E006EFB2A64BA5-C148-4F5F-B978-54DA6A389E9F79CC0196-B3E6-414B-AE54-1CF40723C37C11921833-77E7-4D23-939A-D674197B94B0C9E74785-62C0-463C-A58A-460B8B8AB476A0F2AD0B-535B-493D-A64B-BDD4AF9ACEC685CAD60A-06D5-4681-B233-F391144E11CE

CFDB5404-3462-4A6F-8717-3D7A71AC24D7E4532187-7E93-4424-A43F-FEA1B9CAB478557E2A8C-5FAD-4AC7-8729-EC23B97B29CB7A76C333-384D-4911-962C-C35B0429EEBE398B99DA-771A-4988-8BB6-078179BCAB4853795CAC-13FB-4E4D-8B8C-7F138583254EB24108F5-5366-4906-8289-D8A447CB66C7

A0736FC8-E10D-4D3E-A802-6AA00DF74E1C453D5AEE-8E61-4055-8E15-EFEAF4F05F1C

Move on up …

Un billet de 200€ – faux certainement – trône au-dessus de la porte des cuisines du bar. Curtis Mayfield entonne « Move on up » on est en pleine « blaxploitaton », je suis stoïque, j’entends les basses les aigus et le Flamand. Dehors le vent ronfle et souffle fort. Faut que je rentre. « Cash only I am afraid… »

E6C61BC1-F0CA-4DEF-B251-B846BA1F8406

Tripel blond : je commence les choses sérieuses !

Estaminet à Anvers, le Bruin Café, je bois une tripel blond, une Papegaei, franchement bonne. Du houblon et de la légèreté qui doit titrer à 6 voire 8 degrés ! Forcément ça remet à l’endroit du côté de l’horizon sauf que je suis cassée en 10 min. Côté déco, c’est petit, marron au plafond, avec des moulures, de vieilles banquettes en cuir, un lieu chaleureux assorti d’un bar en demi cercle. La musique est variée, principalement du rock tranquille. Le serveur est sympa. J’aime beaucoup, un QG pour la vie. La vie qui va la vie qui tangue la vie quoi !

A499039B-DB1D-4581-AC2E-2FAB834FF540ED631CDD-A20D-4370-BED1-065078028ADCCECB013A-FCE2-4F24-9551-B7976285DBE327094D8C-72B0-4AD2-897F-282406E4BADBB19D2FF5-7ACC-4316-9D00-640E1347CC2A

Expo Bruegel au BKR

Ce matin, j’ai pris le train pour Bruxelles gare centrale, car j’avais repéré une exposition sur Bruegel qui va bientôt se terminer à la Bibliothèque Royale de Belgique. Une soixantaine de gravures de Bruegel l’Ancien ont été conservées jusqu’à aujourd’hui.Il est resté peu de ses dessins préparatoires à ses gravures. Au rayons X les chercheurs ont trouvé qu’il était assez sûr de son coup de crayon, peu de ratures. En tant que personne, il était drôle Pierre Bruegel, et admiratif de Jérôme Bosch de 75 ans son aîné. Ses compositions s’inspirent beaucoup de ce dernier.

Il fut saisi par les Alpes quand il partit en Italie en 1552 et ses premières gravures en témoignent. Il a aussi représenté la ville de Anvers ou encore illustré avec humour les 7 vertus et les 7 péchés capitaux. Il croque avec moultes détails les humains et les animaux, les Hommes s’apparentent à des monstres et les animaux ont des membres de bipèdes. Les gros poissons mangent les petits. Et que dire de ses gréements ?

467D31BB-55DA-42A6-B39C-D9A3B3DB2F52044A639C-AB4C-4AA4-B03B-8904343C6A69EC4FF21E-5010-4486-A639-52D28D82908C71617977-EBC2-446A-8B45-48E8F87663C3DD7C6AE4-22D2-4F0F-A3A4-74BD1F6002F7

DB6D435B-FCC3-462E-9718-24A4A77AAA8A9200B56D-8C72-4091-9B61-8A81FEFD2810

Pause dans la cafet de la Cathédrale

E2E75025-98DB-42CC-8271-FD4A575C4F5491720E3B-D0C1-4DBC-8F0A-F98DD6A43AA155214E5A-42E3-4824-B7A9-7DFD9D5E6E2C9214FC40-5019-4014-8E6B-90C6D504540CLe vent décoiffe à Anvers, peut-être même qu’il me remettra à l’endroit ! Dans la Cathédrale qui tient sur toute sa verticalité depuis le début le 14ème siècle et dont les fondations remontent au 11eme siècle, je me sens à l’abris, de quoi je ne sais pas. Et, puis, une pause s’impose à peine remplie d’Histoire et de poisson ! Je découvre des Pierre-Paul Rubens dont le triptyque de la Descente de La Croix, une de ses dernières œuvres. J’apprends que Christophe signifie celui qui porte le Christ…et l’aide à franchir les obstacles. Quand un miracle se produit, un vent d’air chaud vient me balayer le visage. Curieuse, je suis l’air et me retrouve dans la cafétéria de la Cathédrale à laquelle on accède par l’intérieur. Ça vaut le détour. La musique hésite entre le tea dance et Radio Nostalgie et mes compagnons sont locaux ou plutôt locales. Elles lisent ou font des mots croisés. La flemme du Flamand me gagne ! Je lis bien ancrée dans un fauteuil…

 

 

Maison musée de Christophe Plantin imprimeur

Christophe Plantin était français, il est venu s’implanter à Anvers en 1550 car ici le commerce battait son plein, l’Anversois était polyglotte, la main d’œuvre pléthorique et de qualité et les humanités côtoyaient les sciences. Ce dernier siècle de la Renaissance annonçait l’ère des lumières. Mais c’était aussi l’ère de la Réforme protestante et Plantin était un catholique fervent. Il avait développé son commerce avec l’Espagne, en leur envoyant des bréviaires et Philippe II était l’un de ses clients et protecteur. Plantin a publié la bible en 8 volumes avec sur chaque double plages une traduction entre 4 langues (hébreu, latin, grec, araméen) et la version traduite d’une langue à l’autre. Il a publié des traités de trigonométrie pour permettre aux géographes de réaliser des cartes sans erreur. Il a aussi imprimé Homère, Sénèque, et des traités d’anatomie entre autres.

Sa maison se compose de pièces à vivre, ornées de portraits de sa famille et de ses amis peints par Rubens mais aussi de nombreuses autres pièces servant à son activité professionnelle depuis son imprimerie, la pièce des correcteurs, la fonderie où on réalisait les différentes formes de lettres en passant par  la présentation de l’ordonnance qui fixait le règlement intérieur et ses cahiers de comptes en partie double. Les bibliothèques et les livres sont de toute beauté on y trouve la mappemonde de Ptolemee, des Atlas en couleurs dont des petits formats pour les voyageurs et bien sûr la bible en 8 volumes entre autre.

Sa devise : travail et constance.

 

Petit ring d’Anvers

À Vienne, le ringstrasse entoure la ville historique, et fut construit à la place des remparts suite à une décision de Francois-Joseph d’embellir la ville (Opera, musée des Beaux-arts etc…). Ici à Anvers, se dessine un petit ring incomplet situé à l’est et au sud.

Quelques photos prises hier, depuis l’intérieur du MAS, faisant plus ou moins fi des parois de verre ondulées et de la pluie.

Endiamo !

0727E335-E76C-415F-B3D9-BA2E3B59BBF11041F8C5-9EEE-4136-A4CA-DC09BAF1C8CC063AA43A-203C-46EE-83FD-707F14B502A2EC11CA9D-0F65-457A-B09D-27F2017FF746

Antwerp 1er jour

A Anvers, l’endroit mérite le détour même un jour de pluie comme aujourd’hui. La météo s’annonce peu clémente mais peu importe, j’y suis j’y reste. Je dors dans un hôtel près de la gare centrale l’une des plus belles au monde avec celle de New York. Elle date de la fin du 19eme, ses escaliers et son dôme débordent, il faut aimer le stuc version rococo dégoulinant… La place de l’hôtel de ville dont la façade est cachée pour cause de travaux est magnifique. Les maisons à toits crénelés ont résisté aux 2 guerres mondiales du 20eme siècle. Ce quartier, celui de la Cathédrale aussi en rénovation et bâchée, date du 15eme siècle. Toujours sur la place, je suis saisie par le moment de la statue du sauveur de la ville Silvius Brabo qui brandit la main du géant Druon Antigone (il n’est pas de la famille !!!). J’ai beaucoup marché et visité le musée du MAS qui signifie Musée du Fleuve. Car Anvers 2ème plus gros port d’Europe après Rotterdam est construit sur un estuaire et c’est l’Escaut un fleuve qui se source dans l’Aisne qui passe par là avant d’aller se perdre en Mer du Nord au Pays-Bas. Au MAS, j’ai vu une expo « Cool Japon » sur les mangas leurs auteurs et les sources (les estampes de Hokusai et même d’avant dont une à tomber datant du 12ème une caricature de la nature) et surtout une autre expo sur la civilisation pré-colombienne réalisée à partir d’œuvres d’un couple de collectionneurs Paul et Rosa Janssen (il a inventé de nombreux médicaments). C’était de toute beauté. J’y retournerai d’autant que le musée royal des Beaux-arts est fermé jusqu’en 2021… Il reste la maison de Rubens, le musée de l’imprimerie de Plantin et la Cathédrale et…

Ce midi j’ai mangé dans un fish and chips délicieux Bia Mara, les pommes de terres fines frites étaient hum et le lieu noir très frais. Ce soir, je suis chez Barbarella, …un restaurant italien. Je me régale.

PS : j’ai noté des façades Art Nouveau top, photos à venir…

917FEC54-F330-4DD1-B4A9-BB4029AC4308A79F20B1-23D5-45E9-80E1-BA6C2B35093E077A3852-ED35-472F-B0E8-651C1D28E3ED64AD5899-CF04-44FE-83A9-4F25962D29D592632776-546B-4B59-89F2-6E3877ED0C868BE202AD-1803-4D69-8B32-A9D89D1BBEEC39D9D7DF-1B62-42DA-83B3-806339FEBCD7077135CC-AEED-4D7D-8383-20536FC9AEFFFA3E9728-40CE-41C3-A870-C35079A0A79296C9D483-F02D-40D2-86A4-9DFFA19094301EFB05D2-7DDF-4EB4-87B6-25597BD3C1D337B3C489-B6E9-402D-B9A3-17EF25DE4E8F1FD8AF5F-5C93-4326-AF61-64EF459F32105F4AC10E-B92F-4038-B61D-6C8B6C2DD3001D766B6A-4538-4585-AB95-25C0CF0051AC014F30CF-92D8-4150-A70B-8E7DB45639903AC49FF0-3E31-4083-9C6C-640F6EC9E03C2CBEA6D3-5AE2-4AB6-ABEC-EF69349DED7399E4B649-8D8F-4253-8020-D11C76BED3687B6E2176-1F1B-467E-9C93-156D057A2BF3A866FFAE-3F17-410B-9564-D23D875E83886506FC1A-639B-47D0-9FAC-D814472B2CB4

198ECB69-7B91-4FB4-81DD-45467BD5884305CFD695-6E63-44EF-8B8D-F4C532D076F0821F1A31-B08F-4F55-A3D8-D211501BCE7F8EA68703-081E-43DD-9342-CE4F5446D93C803CFD2C-1661-4BCE-8D18-828E6B80F299D5FD36B2-ECB3-4D67-9B49-9CD593FCF81F

Recto Anvers so…

« Je suis là » dit-elle. Lui rasé, une houppette sur le faîte se lève sans mot dire. Brouhahas sur un fond de l’air violet, les fauteuils en velours amortissent les sons, la direction du Thalys affiche Amsterdam avec arrêts à Bruxelles Anvers et Rotterdam. Le tgv suit les rails, la Gare du Nord reste à quai. Les immeubles en béton attirent la grisaille du ciel, les couples enfants mono parent ou hommes femmes occupent l’essentiel des places. Le solitaire est rare sauf à Anvers du côté des diamantaires…2h de voyage avant de m’immerger dans la cité flamande, ma tête fleurit, l’aventure s’écrit et les pylônes relaient les messages d’inconnus entre leurs différents mondes.

Sous les couettes, la tempête (Beethoven, Camus, Lehman…)

Un dimanche Gris rime avec canapé, lecture et musique.

France Mu, un bon roman et la tempête remuent mon canapé. J’ai les couettes qui sortent de la couette, et je me délecte.

57157BCB-99A7-42CF-8835-1732292083BE.jpeg

Je regarde aussi des documentaires :

  • « la fureur de peindre » sur Hans Hartung de Romain Goupil sur Arte mérite le détour. C’ est un moment rare car il saisit l’essence du geste de ce peintre abstrait à l’honneur au musée d’Art Moderne – belle expo surtout le début de son œuvre à la craie ou à l’aquarelle. Dans ce film chronologique, on voit le peintre en pleine action de peindre à Minorque et à Antibes. La peinture ou un geste de fureur pour résister à la mort et vivre Vivre VIVRE.

  •  celui sur LCP (La Chaîne Parlementaire) consacré à Albert Camus mort il y a 60 ans. Ce film trace de manière chronologique l’itinéraire depuis ses origines de l’homme révolté né en Algérie d’une mère espagnole qui ne savait pas lire, et d’un père alsacien, ouvrier dans les fermes, mort sur le front de la Marne la 1ère année de la Grande Guerre.  La littérature a été une révélation grâce à son instituteur qui a vu en lui un Homme d’exception. Il lui a dédié son prix Nobel en 1957. Il y est question aussi de sa relation d’amitié qui a dégénéré en brouille définitive avec Sartre suite à la publication de son livre « l’homme révolté ». La sincérité, ou l’art de la nuance, de la singularité, de la pensée libre, non conformiste ! Et Si Camus était là que dirait-il des gilets jaunes et de la révolte sociale lui qui a eu honte d’avoir eu honte de ses origines au début de sa scolarité et qui ensuite en était fier, et forcément différent des intellectuels parisiens.

« Trois jours après la mort de son meilleur ennemi, décédé accidentellement le 4 janvier 1960, Sartre écrivait dans France Observateur : « Nous étions brouillés lui et moi : une brouille, ce n’est rien – dut-on ne jamais se revoir – tout juste une autre manière de vivre ensemble et sans se perdre de vue dans le petit monde étroit qui nous est donné. Cela ne m’empêchait pas de penser à lui, de sentir son regard sur la page du livre, sur le journal qu’il lisait et de me dire : « Qu’en dit-il ? Qu’en dit-il EN CE MOMENT ? »

F0F9823B-0A59-4280-85D9-EB21661DA050

El Greco zi expo

Au Grand Palais, allez, courez découvrir la grande exposition sur El Gréco, de son vrai nom  Domenikos Theotokopoulos (1541-1614) né en Crète à Candie (l’actuelle Heraklion) et mort à Tolède en Espagne. Il a voyagé et appris différentes techniques. A ses débuts, il peignait des icônes, imprégné de ses origines puis il s’est formé à Venise dans les ateliers du Titien et du Tintoret avant d’aller à Rome s’inspirer de Michel-Ange et de Raphaël. Pourquoi restait-il peu de temps dans ces lieux, personne ne sait. De là, il s’est rendu en Espagne où il a évolué brièvement dans la cour de Philippe II puis à Tolède où il est devenu El Greco, avec son style personnel et reconnaissable, celui que nombre de peintres comme Picasso ont considéré comme un moderne, un avant-gardiste et qui les ont inspirés.

L’exposition présente moins de 100 toiles, et de manière didactique la transformation de ce génial peintre. Elle explose à Tolède, à travers ses portraits d’Hommes laïques (l’architecte anonyme est remarquable) et l’argument de son génie est irréfutable lorsque la présentation  devient thématique et que l’on assiste à une mise en regard de ses sujets de prédilection à différents moments de sa vie, St François d’Assise, St Pierre et St Paul, l’agonie du Christ dans le jardin des Oliviers ou encore le Christ chassant les marchands du temple.. Ces variations sur un même thème disent ce qu’il y a à voir dans l’œil d’un Homme créateur, libre et différent. Pour parler de ses déformations certains parlent d’astigmatie. Peut-être, mais quel sens des couleurs (ses roses violines, ses orangers, ses jaunes, ses verts et surtout des blancs !…), que dire de ses clairs obscurs (de La Tour n’est pas loin), est-ce qu’un photographe aujourd’hui ferait mieux ? Quant à son traitement de la mise en scène, des décors, et son sens des détails, il est difficile de ne pas s’extasier ? Qui plus est, il était un remarquable dessinateur même si peu de ses dessins ont été conservés car ils étaient un prétexte, seule la peinture qui en résulterait comptait. Il a sculpté et étudié l’architecture, et le mieux est d’y aller avant le 10 février pour voir avec ses yeux et son cœur. D’autant que les toiles viennent du monde entier.
093CA612-E97E-4A5B-833A-23FC764BB7CDFB0D8716-3201-4ABD-94BB-D786E6CC9E83DF6DBB6F-9338-4E8B-956A-BDA0A9AF4952A0BC6DE7-D3CF-4464-8802-9EB722922D2B37B83DE1-5FFE-474A-8327-8FAE504699EF52115665-9DAD-4513-9D78-6C4C37AC27106C81E40C-A5C8-4B52-8B5D-D57C2015DA70C0280851-8405-4A7E-B6E4-012FE23EDB7CFA774C0F-09DB-476D-8DB5-9BE07EBC52BA2C3B0033-BBA2-41D7-9F3E-44C3F0C0267184F9EB31-BB94-4ADF-8EE4-19B6AFF9AA0148F4FA95-5648-481C-A0B0-811F5B9A3C04DD4CCE4E-3D90-4CFC-926D-0C4B07252A42
9AF6077C-C182-4769-9F41-D7BC62E79536C4BD9360-8979-46F6-88A1-D4C7999F980BDEC99698-03A3-4C00-B718-6AFF6CEDDDA0C37ADE52-D35D-40FB-9057-684DD6DD0A977F2125AB-28F6-4228-96FC-2F046E9B1E6C

Neptune après la fonte des océans

Il reste toujours un peu de jus même après avoir bu jusqu’à la lie, difficile de ne pas être tenté et encore plus difficile de résister. Sur les flots, Neptune déguste quelques planctons de saison, et avoue son penchant pour les petits  organismes unicellulaires « pourpres ». Ça lui rappelle les moments où il dégustait les confitures aux quatre fruits rouges du jardin quand il n’était pas en mer.

Quand le Japon vient à nous…Ghosn is gone

« Ogata » c’est un concept japonais qui allie et réunit dans un hôtel particulier 17eme de la rue de Belleyme l’artisanat, l’art du thé, des pâtisseries, un restaurant et un bar à cocktails. C’est très beau et très haut de gamme.

Rien que la manière d’emballer les pâtisseries m’emballe !

Les pâtisseries sont « spéciales », à base de haricots rouges ou de soja et de pâte de riz. C’est peu sucré. Mais le top ce sont les bonbons de riz soufflé au gingembre dans une jolie boîte.

A4B337FB-4EEA-4CC0-948A-7ABD34EF5AE4.jpeg

Jour de brouille art

Depuis ce matin, mon estomac  joue à bâbord tribord, et au bout de la lunette qui dépasse de mon bastingage, en ce 1/1/2020, jour de brouille art, l’hôtel a disparu de ma vue, aspiré par un horizon infini et profondément blanc.

2020 un chiffre rond et pourtant pas sûr que ça tourne si rond…retournons respirer l’air frais et bleuté du canard wc du ponton ! Inspiration expiration tout est là, la vie tant qu’elle nous porte, même si c’est l’embrouille, ça donne des ailes.

72CD3CA5-B0A2-4A2A-8CF2-3DE420C6B0FBBDDFF8CD-5CF4-4418-A5F8-C39F2F29F1CEEE70C20B-311F-4600-A981-F27F088DC9EC7D05ACA7-983B-479B-984A-96D09F36D7BE906BAF3C-1565-4D79-862B-2798B5F506B6

 

Abstraction du 41

Voyager dans la plaine de la Beauce pourrait s’apparenter à  une expérience épique. Assise à l’arrière de la voiture, je me perds au loin tout en étant ceinturée sur la banquette. Mon réflexe capte la réalité d’un paysage désolé, celui d’un hiver humide et gris. La photo floue flirte avec l’abstraction du 41 dans mes pensées d’enfant.

5683D2B2-A40C-43DD-8F33-7555A51FA074537D9EA1-6EAF-481A-984C-5BB6467C42605831255F-40C1-4848-8CAD-12B13FED8569

8B5232A5-E585-41AD-882C-84B1F9318936714F9A7B-FF7D-4745-9AA7-74BBA8E8E421

Hiver hyper gris mais cosy

Quand il pleut, le mieux est de s’installer entre quatre murs, assis ou allongé, pour s’évader. Ce dimanche, jour particulièrement gris, j’ai joué au chat et à la souris, avec la toile, le web. La chasse n’a pas donné grand chose, à moins que…Parfois le trésor est là, au bout de nos doigts et le chat ne le sait pas, mais la souris si !

6C35EC48-7628-4831-B63C-5F80E2315439.jpeg

Je n’aime pas le café au lait viennois ou plutôt il remue trop mon estomac. Alors, je n’en bois plus. Heureusement il reste le thé vert japonais et le café du Yémen. Ah, mais non, c’est désormais impossible d’en boire du café des hauts plateaux d’Aden. Alors, je vais boire de l’eau de pluie ? Sauf que l’eau du ciel est déminéralisée ce qui me provoquera des carences. Je ne vois plus que le whisky !!! Certes, la vie liquide n’est pas toujours simple, mais n’est pas batracien qui veut …

Pour clôturer mes errements absurdes, ce soir, veille d’un lundi noir dans les transports parisiens et de grèves pas du tout sporadiques en France, je revendique la création d’un mouvement social décalé. Le gilet jaune serait troqué contre un teeshirt couvert de bisous, les moins frileux défileraient torse nu comme cet enfant japonais, et peut-être que la température sociale se réchaufferait et que l’Humanité finirait par briller grâce à ses élans d’amour jusqu’à éclairer la lune et tous les astres.

638A033F-312F-4323-8098-80F348408EA5

Cimetière viennois

À plus de 8 km du Ring à Vienne, le cimetière central invite le vivant, à rendre hommage aux plus illustres Johann Strauss, LV Beethoven, F Schubert, J Brahms et WA Mozart aux anonymes.

384B5E28-4E34-4845-90C4-B623EB30E30617DDEB7B-79E4-42DB-BA94-B149A58EB701