Des vitamines tombées du ciel

Novembre, ce n’est pas le meilleur des mois pour aller capter la lumière. A la tombée du jour, je restreins ma quête sur la perception d’une étincelle de lumière intérieure, celle d’une actrice, Isabelle Carré, qui, sur la scène du théâtre de l’Oeuvre, fait parler les ombres, et convoque le sourire d’Audrey Hepburn et ses souvenirs. En plein jour, c’est du côté de la Muette et du musée Marmottan que la lumière me convie. Les peintres de l’impossible Hodler, Monet et Munch, me font entrer dans leur rapport au rayonnement du soleil, et à ses reflets sur les paysages, et sur eux-mêmes. Et, entre ces moments suspendus, je regarde les êtres dans le métro et je perçois des envies de vitamines tombées du ciel. Je ferme alors les yeux, je ne dors pas, j’écoute les électrons me raconter tout bas, « la fée électricité pédale à fond, comment vivre sans lumière » ?