Si Himeji m’était conté… 

« Ceux qui m’aiment prendront le train », d’ailleurs les petites villes japonaises, les amis ou les familles éloignées des mégapoles doivent l’être « aimables » car les Japonais se concentrent dans les gares, de façon impressionnante, le samedi matin. C’est chouette de se retrouver dans un train de banlieue comme si j’étais d’ici. Je reste debout puis une place se libère. Nous empruntons la ligne de Sanyo et pendant un moment, nous longeons la mer de Seto appelée mer intérieure aussi. Quelle joie, je pense à Ozu, ses films et je trimballe mon sac comme si je rentrais chez moi, à la campagne. Je regarde par la fenêtre mais je suis du mauvais côté, alors je me lève pour prendre deux photos car j’aperçois le pont du détroit d’Akashi de Kobé. Mon voisin me demande si j’ai réussi mon cliché, et je lui souris en lui disant « oui et merci. »

Et puis, nous arrivons après plus d’1h de trajet à la gare de la ville qui héberge le château du héron blanc, premier site classé en 1993 au patrimoine mondial de l’Unesco, au Japon : Himeji. 

Il domine la ville, légèrement en retrait. Il a été construit au 14ème siècle, il a hébergé des commandants successifs et leurs armées et a été épargné pendant la seconde guerre mondiale contrairement à la ville. Il mérite d’être visité pour en admirer la charpente. Aucun meuble, seulement des structures et des poutres extraordinaires, de même que le toit et le crépis méritent le détour. Les escaliers intérieurs sont à pic lorsque l’on s’approche du faîte. Bien sûr, toute l’ascension intérieure se fait pieds nus. 

Le donjon principal comme les autres bâtiments et les murs de cette forteresse sont couverts et blanchis à la chaux mélangée avec de la cendre de coquillages de chanvre et d’algues. La toiture en tuiles revêt aussi un enduit spécial de protection contre le vent et les intempéries. Le dernier ravalement a moins de 20 ans. 

Et, le jardin, nommé Koko-En, situé en dehors de la citadelle, est d’un ravissement. Les jardiniers étaient en train d’enlever des herbes avec une pince à épiler. 

Que dire, ils sont peut-être considérés comme « fous » ou « excessifs » mais je les comprends ! Le résultat est un enchantement. 

Je tiens à préciser que le chat se tenait à l’extérieur du jardin contrairement aux poissons ! 

Aussi, je suis allée au temple à côté du château et je voulais vous montrer ces ex-voto sous forme de papillons, attachés à un portique, et ce moment incontournable qui consiste à se laver les mains juste en entrant en utilisant des grandes cuillères en bambou. 

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Moi dit :

    Le tout en japonais fluent -:)

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  2. Emilie dit :

    «Lorsqu’elle s’enfuit, la route est la seule amante qui vaille la peine d’être suivie»
    Sylvain Tesson

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