Marcher à Tokyo aux confins du tout et du rien

Mon tracker de pas était à moitié éteint, aujourd’hui, je ne dirai pas combien de km j’ai marché mais plutôt pas mal…et ce fut d’autant plus naturel qu’il faisait un soleil radieux, c’était encore l’été indien. En suivant le mouvement des Tokyoïtes, jamais le même suivant les lieux et l’heure, j’ai fini par oublier mes compagnons de route, mon troisième œil (mon appareil photo), et mon gps (mon smartphone et mon pocket wifi).

J’ai aimé la banlieue où je suis allée pour rien ce matin car le restaurant était fermé mais ça n’était pas rien cette expédition. J’ai goûté un très bon sashimi dans la rue et une tarte aux pommes…délicieuse et surtout l’air du large, décentré de l’effervescence du centre ville. L’univers familial et reposant du quartier de Seijo m’a emmené. J’y étais, je vivais là, comme si j’y étais résidente, c’était immanent. Je disais deux mots et les gens répondaient souriaient détendus. Les maisons m’ont fait envie.

Je me suis rappelé « est-ce ainsi que les Hommes vivent » et je me suis murmuré qu’il est doux ce moment, ce fragment de vie. Comme d’autres, il va s’incruster dans un bijou invisible que je porte, une pierre philosophale…en toute modestie !

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Emilie dit :

    Qui vit pleinement, ressent
    Qui vit petitement, descent

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